Tribune d'Information sur le Rwanda

Posts from — July 2012

TPIR: Un Avocat Britannique en renfort pour l’appel de Sagahutu

Arusha, 24 juillet 2012 (FH) – La chambre d’appel du tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a autorisé le conseiller juridique britannique Wayne Jordash à venir renforcer la défense de l’ancien officier de l’armée rwandaise Innocent Sagahutu, qui prépare son appel après avoir été condamné à vingt ans de prison en 2011.

« La participation de Jordash à l’audience d’appel sera bénéfique pour Sagahutu et aidera la chambre d’appel à comprendre l’étendue et les mérites de ses arguments d’appel », ont fait remarquer les juges dans leur décision.
Wayne Jordash travaillera sur ce dossier pro bono, sans aucunes implications financières pour le tribunal.
Les autres membres de l’équipe de défense sont Fabien Segatwa (défenseur principal) et Scott Martin (co-conseil).
Dans son appel, Sagahutu conteste un jugement rendu en première instance le 17 mai 2011 dans le procès « militaires II », où il comparaissait au côté de trois autres prévenus, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana, et le major Francois-Xavier Nzuwonemeye.
Les quatre hommes avaient été condamnés pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, respectivement à trente ans (Bizimungu), vingt ans (Nzuwonemeye et Sagahutu) et au temps passé en détention après son arrestation en janvier 2000 (Ndindiliyimana).
Aucune date n’a encore été fixée pour le procès en appel.
Wayne Jordash est un spécialiste de droit humanitaire et de droit pénal international, ainsi que des questions de justice transitionnelle. Au TPIR, il a été membre des équipes de défense d’Ignace Bagilishema (acquitté), et de Michel Bagaragaza, qui a purgé une peine de huit ans.

Source: Hirondelle.com

 

July 30, 2012   No Comments

L’UE doit exiger du Rwanda de mettre fin à son implication dans le conflit à l’Est de la RDC

EurAc demande à l’Union Européenne d’exiger du Rwanda  de mettre fin immédiatement à son implication  dans le conflit à l’Est de la RDC

Le Réseau Européen pour l’Afrique Centrale (EurAc) et ses ONG membres ont à plusieurs reprises fustigé l’implication du Rwanda dans l’alimentation et le maintien  de l’insécurité à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), en appuyant des groupes armés. Ces dénonciations viennent encore une fois d’être corroborées par le rapport annuel du Comité des sanctions de l’ONU sur la RDC. Le groupe d’experts de l’ONU affirme que le gouvernement rwandais fournit « assistance directe à la création du M23 en facilitant le transport des armes et des troupes à travers le territoire rwandais », soutient et protège le général Bosco Ntaganda, actuellement recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

Non seulement le Rwanda recrute des éléments démobilisés des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) rapatriés au Rwanda, mais son soutien au M23 donne plus de temps à ces rebelles rwandais de se réorganiser alors qu’ils étaient fragilisés par les opérations de l’armée régulière (FARDC) et la mission onusienne (MONUSCO). Ces actes du Rwanda s’opposent au droit international et sont à la base de plusieurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité  sur le territoire congolais et contribuent à la déstabilisation de  la région des Grands Lacs.

Jusque là, la communauté internationale en général et l’Union européenne en particulier ont toujours basé leurs stratégies relatives à la stabilisation de l’Est de la RDC sur un postulat volontariste selon lequel la RDC et le Rwanda veulent la paix et, en conséquence, devraient travailler ensemble pour cette fin. Le problème n’est pas  un manque de dialogue entre la RDC et le Rwanda, mais plutôt l’absence d’une volonté politique. Le groupe d’experts de l’ONU montre  l’existence d’un agenda caché de Kigali qui fait toujours retomber l’Est de la RDC dans la guerre après la signature des accords. Un tel comportement du Rwanda devrait remettre en question sa crédibilité dans ses relations avec l’UE dont, jusque là, la réaction au rapport du groupe d’experts de l’ONU reste faible.

EurAc estime que tout dialogue ou toute nouvelle action militaire conjointe entre le Rwanda et la RDC resteront improductifs du moment qu’il n’y a pas de réelle volonté politique du Rwanda qui ne peut être obtenue que par un positionnement ferme de la part de la communauté internationale en général et de l’UE en particulier.

Pour ces raisons, EurAc demande à l’Union Européenne et à ses Etats membres de :
1.      Prendre une position forte en dénonçant l’appui du Rwanda aux rebelles du M23 et sa protection au général Bosco Ntaganda ;

2.      Exiger du gouvernement  rwandais de mettre fin immédiatement et sans condition à cet appui au M23 et à d’autres groupes armés à l’Est de la RDC ;

3.      Revoir sa stratégie sécuritaire sur l’Est de la RDC dans laquelle le Rwanda ne devrait plus être considéré comme un acteur pacifique voulant promouvoir la paix à l’Est de la RDC et user de la pression et des sanctions pour le contraindre au respect du droit international ;

4.      Prendre des sanctions contre les officiels rwandais cités dans le rapport de l’ONU dont : le ministre de la Défense, le général James Kabarebe ;  le chef d’état-major, le général Charles Kayonga ; et les généraux Jack Nziza, Emmanuel Ruvusha et Alexis Kagame ;

5.      Mettre en place des mécanismes afin de s’assurer que l’aide budgétaire et militaire octroyée au gouvernement rwandais ne soit pas utilisée pour le soutien aux groupes rebelles et à la déstabilisation de la région des Grands Lacs ;

6.      Soutenir efficacement la RDC dans la restauration de l’autorité de l’Etat à travers tout son territoire et en particulier à l’Est du pays, notamment dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité (armée, police, justice) ;

7.      S’opposer à la candidature du Rwanda pour un siège non permanent au Conseil de sécurité, siège qui risquerait d’accroitre son influence qui jusque là n’a pas été positive dans les efforts de pacification de l’Est de la RDC.

Pour plus d’informations contacter :

Donatella Rostagno

Secrétaire Exécutif a.i. d’EurAc

Tél :  +32 2 213 04 00

e-mail : donatella.rostagno@eurac-network.org

www.eurac-network.org

 

July 28, 2012   No Comments

Le Parti Social Imberakuri réclame justice

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 014/P.S.IMB/012

Se référant aux persécutions et violations des droits humains à savoir la surpopulation carcérale, le refus de nourrir les prisonniers, le manque de soins, l’insalubrité, le refus de libérer les prisonniers qui arrivent à la fin de leurs peines et autres, lesquelles sont perpétuellement infligées aux prisonniers dans les différentes prisons éparpillées à travers le Rwanda ;

Revenant plus particulièrement à l’ingérence de l’exécutif dans le système judiciaire, le parti social IMBERAKURI informe le public, les amis du Rwanda et les IMBERAKURI en particulier que Mr Donatien MUKESHIMANA, conseiller du parti en matière de protocole et de la sécurité s’est vu refusé la libération alors qu’il vient de purger ce 21 juillet 2012 la condamnation lui infligée indûment par la Haute Cour de Nyamirambo.

En effet, les informations qui nous parviennent font état d’un certain Mr CHUKURU, agent de liaison entre les prisonniers remplissant les conditions de libération et la direction de la prison de Kigali (1930), qui aurait annoncé à la direction que le dossier de Mr Donatien MUKESHIMANA serait incomplet. On se demandera alors comment une personne pourrait avoir été condamnée à deux ans de prison alors que son dossier est incomplet et que cela soit connu seulement au moment où elle devait être libérée. C’est tout simplement ces pratiques habituelles du pouvoir de Kigali mises en place dans le seul but de maintenir le peuple rwandais dans la psychose générale de la peur. Nous n’avons que nous n’avons cessé de les dénoncer.

Le parti social IMBERAKURI rappelle que Mr Donatien MUKESHIMANA a été arrêté le 21 juillet 2010. En effet, après l’arrestation et l’emprisonnement le 24 juin 2010 de Me Bernard NTAGANDA, président fondateur du parti, notre bureau du parti a été fermé par la police de Nyamirambo. Après les contacts entre nos responsables et ceux du Ministère de l’Administration Locale, ces derniers ont autorisé la réouverture du bureau. Alors qu’ils étaient entrain de le remettre en ordre, dans l’après midi du 21 juillet 2010, plusieurs responsables et membres de notre parti ont été arrêtés par la police. Beaucoup ont été libérés dans les heures et jours suivants sans aucun motif, mais, Mr Donatien MUKESHIMANA et Mr Sylvain MWIZERWA, secrétaire permanent ont été trainés en justice et condamnés respectivement à deux et trois ans de prison.

Le fait que les prisonniers terminent leurs peines mais restent incarcérés est monnaie courante dans le fief du pouvoir de Kigali. A ce titre, et sans être exhaustif, on note actuellement que dans cette même prison de Kigali (1930), les personnes suivantes restent également emprisonnés depuis des jours alors qu’elles ont déjà purgé leurs peines, Eric NKERAGUTABARA, Donatien MUKESHIMANA, Vincent HABIMANA, Joseph NZAYISENGA, Jean – Claude NZABAHIMANA, Martin BIRINDA, Musa MURENZI, François RURINDA, Joseph HAKIZIMANA, TWAHIRWA, SHIRUBUTE.

C’est dans ce cadre que le parti social IMBERAKURI lance encore une fois son appel pour venir en aide à tous ceux-ci qui croupissent dans cette injustice qui prévaut dans les prisons rwandaises.

Fait à Kigali le 23 Juillet 2012

BAKUNZIBAKE Alexis (sé)
Premier Vice Président du Parti PS IMBERAKURI

July 24, 2012   No Comments

Conflit Rwanda-RDC: Le Rwanda proteste contre la suspension de l’aide militaire américaine

US-Rwanda military Cooperation

Les Etats-Unis, alliés récents du Rwanda, ont suspendu leur aide militaire à cet ex-protectorat belge en raison du soutien de Kigali, qui s’en défend, à la rébellion dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine. “A la lumière d’informations selon lesquelles le Rwanda soutient des groupes armés en RDC, le département d’Etat a décidé qu’il ne pourrait plus fournir au Rwanda de financement militaire étranger pour l’exercice budgétaire en cours”, selon un communiqué reçu dimanche.

Un porte-parole de la diplomatie américaine, Darby Holladay, a précisé à l’AFP que ces fonds de 200 000 dollars (164 000 euros) pour 2012 étaient destinés à une école militaire rwandaise. Washington “continuera” toutefois de contribuer à la formation de troupes rwandaises participant à des forces de maintien de la paix.

“Le gouvernement américain est profondément préoccupé par des preuves montrant que le Rwanda est impliqué dans le soutien aux rebelles congolais, dont ceux du M23”, le Mouvement du 23 mars, a ajouté le département d’Etat. Les Etats-Unis ont de nouveau enjoint à leur allié de “cesser de soutenir” la rébellion en RDC qui “menace de déstabiliser la région” des Grands Lacs.

Les mutins du M23 s’opposent depuis mai à l’armée congolaise dans l’est du Nord-Kivu, ce secteur frontalier du Rwanda et de l’Ouganda où ils ont leurs bases. Ils viennent de prendre plusieurs localités de la province. D’après un rapport d’experts de l’ONU rendu public à la fin de juin, le M23 a reçu une aide directe de hauts responsables rwandais, sous forme d’armes, de munitions et de recrues. L’ONU accuse nommément le ministre de la défense, le général James Kabarebe, et le chef d’état-major des armées, le général Charles Kayonga.

LE RÔLE TROUBLE DU M23

Le Rwanda et son président Paul Kagame ont toujours démenti tout soutien aux mutins. Interrogée par l’AFP, la ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a déploré une décision de “nos amis américains” fondée sur de”mauvaises informations” et “factuellement fausse”. “Comme nous l’avons dit depuis le début, le Rwanda n’est ni la cause ni le complice de l’instabilité dans l’est de la RDC”, a-t-elle insisté. Elle a annoncé une rencontre avec des experts de l’ONU la semaine prochaine, au cours de laquelle Kigali “réfutera ligne par ligne” le rapport accusatoire de l’ONU.

Le M23 est issu d’une ancienne rébellion tutsi en RDC, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Ces ex-insurgés ont en principe été intégrés à l’armée congolaise dans le cadre d’un accord de paix scellé avec Kinshasa le 23 mars 2009. Mais le M23 reproche au président congolais, Joseph Kabila, d’être revenu sur ce règlement et réclame son application complète.

Ce CNDP était déjà réputé soutenu par le Rwanda pour combattre, sur le sol congolais, des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Les FLDR sont en effet accusées par Kigali d’avoir participé au génocide des Tutsi par des extrémistes hutu au Rwanda en 1994 – 800 000 morts, selon l’ONU – et de représenter toujours une menace militaire contre le régime du président Kagame.

Le Rwanda est une ancienne colonie allemande et un ex-protectorat belge, indépendant depuis tout juste cinquante ans. Depuis le génocide, les relations avec la France ont été tendues et même rompues entre 2006 et la fin de 2009, avant une détente fragile depuis le début de 2010, même si de graves accusations subsistent des deux côtés.

Source: Le Monde.fr

July 23, 2012   No Comments

Les Etats-Unis suspendent leur aide militaire au Rwanda pour ingérence au Congo

Les Etats-Unis ont décidé de suspendre leur aide militaire au Rwanda en raison du soutien de ce pays africain à un soulèvement armé dans la République Démocratique du Congo RDC) voisine, a-t-on appris dimanche de source officielle américaine.
Une porte-parole du Département d’Etat, Darby Holladay, a déclaré dans un communiqué envoyé par mail à l’AFP que son ministère “avait décidé qu’il ne pouvait plus continuer à fournir le financement approprié pour l’aide militaire (au Rwanda) durant l’année fiscale actuelle”.

Ces fonds, d’un montant de 200.000 dollars (164.000 euros) étaient destinés à financer une académie militaire rwandaise pour des officiers non gradés, a précisé la porte-parole. Ils vont désormais être réaffectés sur un autre pays qu’elle n’a pas nommé.

“Le gouvernement des Etats-Unis est gravement préoccupé par les preuves selon lesquelles le Rwanda est impliqué dans la fourniture d’un soutien aux rebelles congolais, dont le M23″, a ajouté Mme Holladay.

La porte-parole du Département d’Etat a par ailleurs indiqué que les Etats-Unis ont agi activement aux plus hauts niveaux pour demander au Rwanda de cesser son soutien au M23″, qui, selon elle, “menace de déstabiliser la région”.

Des rapports de l’ONG Human Rights Watch (HRW) puis d’experts de l’ONU ont ensuite confirmé que le M23 avait reçu une “aide directe” (armes, munitions, recrues…) de la part de hauts responsables rwandais, dont le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, et le chef d’état-major des armées, le général Charles Kayonga.

Kigali a toujours démenti tout soutien aux mutins.

Le M23 est formé principalement d’ex-combattants de la rébellion tutsi congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés dans l’armée congolaise dans le cadre d’un accord de paix avec Kinshasa le 23 mars 2009, dont ils réclament la pleine application. Le CNDP était soutenu par le Rwanda.

Les mutins s’opposent depuis mai à l’armée congolaise dans l’est du Nord-Kivu où ils ont leurs bases dans le parc national des Virunga, frontalier avec le Rwanda et l’Ouganda. Ils ont récemment pris plusieurs villes de la province près de ces bases.

Le Rwanda a contesté dimanche la décision des Etats-Unis, affirmant qu’elle reposait sur de “mauvaises informations “.

“Bien que nous respections les droits des partenaires qui participent à notre développement, nous disons clairement à nos amis de Washington et d’ailleurs que cette décision repose sur de mauvaises informations et est factuellement fausse”, a affirmé à l’AFP la ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.

Source: AFP.

July 23, 2012   No Comments

Les Congolais en sécurité au Rwanda

Juillet 20, 2012 – (Syfia Grands Lacs/Rwanda) – Les Rwandais de Rubavu, ville frontalière de Goma, hésitent ces jours-ci à traverser la frontière craignant d’être pris à parti par des Congolais qui estiment le Rwanda responsable de la guerre. Les ressortissants de RD Congo, en revanche, vivent jusqu’à présent sans aucune inquiétude au pays des 1000 collines.
Depuis la violente manifestation des motards de Goma qui s’en sont pris aux Rwandais le 9 juillet, ceux-ci inquiets sont moins nombreux que d’habitude à traverser régulièrement la frontière pour se rendre en RD Congo. Ce n’est pas le cas des Congolais qui naviguent sans problème entre les deux pays.
E. Kalimba. livreur de viande à Goma a été pourchassé par jeunes Congolais lors de la manifestation : “En me frappant ils me disaient que ce sont des Rwandais qui causent l’insécurité au Congo. Ils ont pris mes 20 000 frw, mon téléphone portable, ma marchandise et je suis rentré les mains vides”. Marguaritte, une Rwandaise vivant à Rubavu (ex-Gisenyi), a elle renoncé à aller à Goma : “Je ne vends plus mes légumes à Goma, alors que là je gagnais doublement. On accuse les Rwandais de vouloir prendre une partie de la RDC.”
Les fréquents troubles dans la capitale du Nord Kivu sont un autre problème. “On y arrive avec notre argent, mais parfois on rentre sans avoir acheté quoi que ce soit, témoigne un commerçant de Ruvabu. Ces derniers temps les magasins ferment à cause des manifestations.” Mais comme les commerçants vendent leurs marchandises deux fois plus cher qu’au Rwanda, beaucoup continuent à passer la frontière.

Cohabiter malgré tout

En revanche, le petit commerce des Congolais au Rwanda n’est pas affecté. Tabu y est fournisseur d’oeufs : “Chaque matin je quitte Goma pour vendre mes oeufs à Rubavu, j’y passe la journée et le soir je rentre. Je n’ai pas connu d’agressions de qui que ce soit‘‘. Pour certains Rwandais cependant, le Rwanda devrait prendre des mesures. Selon Uwera M. “le Rwanda devrait empêcher les Congolais de venir ici aussi longtemps que les Rwandais sont menacés à Goma‘‘.
Un avis qui n’est pas partagé par Nsengiyumva Buntu Ezechiel, vice-maire chargé des affaires économiques dans le district de Rubavu : “nous encourageons les habitants à être accueillants envers les Congolais qui viennent ici. Nous leur disons que si jamais un Rwandais agresse un Congolais il aura affaire à la loi. Jusque-là les Congolais sont en paix ici, ils peuvent en témoigner eux-mêmes”.
Christophe Massoumbuko, vice-président de l’association des Congolais vivant au Rwanda, condamne les violences de ses compatriotes : “Je suis à Kigali depuis plus de 10 ans, personne ne m’a agressé. Pourquoi s’attaquer aux civils rwandais de Goma ?” Pour lui, toutes les parties qui s’opposent devraient trouver une solution pacifique “les armes emportent des milliers de gens et d’autres quittent leurs biens pour se réfugier ailleurs, le dialogue est la meilleure solution”.
Quant à l’implication du Rwanda dans cette guerre, cause de la colère de certains Congolais, le gouvernement rwandais la dénie, mais les avis des Rwandais sont partagés. Pour cet habitant de Kigali, ’’on ne peut pas accuser notre pays sans faits, si l’ONU le dit c’est qu’il y a quelque chose”. Mais pour un autre, habitant du Sud, la communauté internationale veut toujours montrer qu’au Rwanda rien ne va. Selon lui, c’est la raison de ces accusations non fondées alors que c’est un conflit entre Congolais.
Solange Ayanone

Source: Syfia Grands Lacs.

July 22, 2012   No Comments

Rwanda : brûler les morts plutôt que les enterrer pour gagner des terres

Juillet 20, 2012 – (Syfia Grands Lacs /Rwanda) – Pour réduire les coûts des funérailles et gagner des terres arables, le gouvernement rwandais préconise la crémation des morts, jusque-là étrangère à la culture locale. Une loi est en préparation.
Les prix des tombes dans les cimetières rwandais sont exorbitants pour les pauvres qui veulent enterrer leurs morts. “À Kigali comme dans d’autres villes, certains préfèrent abandonner les moribonds de peur de ne pas trouver les moyens pour les funérailles”, témoigne un villageois de Gasabo. Ainsi à Rusororo, faubourg situé à 20 km de Kigali, les prix varient de 25 $ à 1500 s selon la taille de la sépulture et les matériaux employés.
En outre, les cimetières représentent des superficies de terres arables qui ne sont pas cultivées. Pourtant le pays à plus de 390 hab/km2 et jusqu’à 800 par endroits et les exploitations agricoles sont de plus en plus étroites (0,2 ha en moyenne dans le nord du pays, région la plus peuplée). Mais les agriculteurs doivent attendre au moins 20 ans pour cultiver les cimetières une fois qu’ils ne sont plus utilisés. “Certaines familles s’obligent même de garder sacrées et inexploitées les terres qui hébergent les leurs”, explique un villageois de l’Est.

Des urnes plutôt que des tombes

Pour pallier ces problèmes, le parlement rwandais examine un projet de loi portant organisation et fonctionnement des cimetières et surtout de la crémation des défunts. La crémation se déroule à une température de 850°C dans un appareil soumis à un fort apport d’air frais permettant une combustion très rapide. Le bois du cercueil, les vêtements, les chairs, tout est transformé en gaz ou en poussières évacués avec les fumées. Seules restent les cendres de la partie calcaire des os qu’on recueille alors dans une urne.
“L’État aménagera un lieu dans lequel on mettra des urnes où seront conservées des cendres des corps brûlés. La crémation présente des avantages : elle est moins chère et moins encombrante”, essaie de convaincre un cadre au Secrétariat général de la Chambre des députés. “Même si, d’habitude les Rwandais enterrent les leurs dans les tombes creusées, à l’avenir ils seront obligés, qu’ils le veuillent ou pas, de faire incinérer leurs proches”, estime un parlementaire. Après l’entrée en vigueur de la loi sur les cimetières, un arrêté ministériel précisera des détails sur la crémation : son coût et sa mise en application.

Des réticences à incinérer ses proches

Mais beaucoup de gens ne dont pas prêts à assister à l’incinération des corps de leurs proches. “La violence et la brutalité de la crémation sont insupportables. Quand l’homme meurt, il faut l’enterrer. On respecte ainsi le corps humain qui est l’œuvre de Dieu”, estime Anaclet Kayitare, un chrétien catholique de Kigali. Avis qu’il partage avec cette femme, ressortissante de la province du sud pour qui “incinérer un mort est une façon de le mutiler”. La résistance à la crémation, qui fut institutionnalisée en Asie par le bouddhisme et l’hindouisme et largement pratiquée aujourd’hui en Europe, est due au fait qu’elle est absente de la culture rwandaise et que la population n’a pas été concertée sur une technique aussi nouvelle.
Les législateurs souhaitent aussi que les tombes soient construites avec des matériaux légers. Pour les parlementaires, ceux utilisés – ciment, pierres et fers à béton – non seulement font grimper les coûts mais ils sont polluants et mettent beaucoup de temps à se décomposer. “On reconnait facilement les riches et les pauvres même au cimetière”, commente un villageois de Gasabo. Les tombes des aisés sont construites en dur, avec des murs en carreaux, des textes pour les identifier.
En milieu rural, l’ancienne loi en cours de révision n’était pas stricte sur certaines conditions à remplir pour inhumer un mort. Ainsi, jusqu’ il y a peu, il était possible d’enterrer un proche à domicile ou sur un terrain privé. Avec ce projet de loi en discussion, “Il est interdit d’inhumer dans un endroit autre que le cimetière”, excepté dans les maisons de culte. Également, “sur demande motivée d’une personne physique ou morale légalement constituée, le maire de district peut, pour des raisons valables, octroyer une autorisation spéciale d’inhumer dans un autre endroit non prévu par la loi”.

Venant Nshimyumurwa

Source: Syfia Grands Lacs.

July 22, 2012   No Comments

Les Etats-Unis coupent leur aide militaire au Rwanda à cause de son soutien aux rebelles en RDC

Les Etats-Unis ont coupé leur aide militaire au Rwanda, invoquant des préoccupations que le gouvernement de Kigali sont en train de soutenir les rebelles dans la République démocratique du Congo.
Le Département d’Etat américain a déclaré samedi qu’il avait des preuves que le Rwanda est en train d’aider les groupes rebelles congolais, y compris les M23. Il a dit qu’il retiendra 200.000 dollars d’aide promise pour un centre de formation militaire. Le gouvernement rwandais a nié à plusieurs reprises d’aider les rebelles.
L’annonce par Washington intervient une semaine après que les présidents du Rwanda et de la RDC ont accepté le déploiement d’une force internationale pour lutter contre la rébellion dans l’Est du Congo et patrouiller leur frontière.
Les troupes congolaises ont essayé pendant des années, avec peu de succès, de soumettre les groupes rebelles dans les provinces instables et riches en minéraux de l’Est.
Le M23 est composé d’anciens soldats dits être fidèles à Bosco Ntaganda, un chef de guerre recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés.

Source: CongoPlanete.com

July 22, 2012   Comments Off on Les Etats-Unis coupent leur aide militaire au Rwanda à cause de son soutien aux rebelles en RDC

Les non-dits de la tragédie rwandaise

Espérance Sheja est une maman qui pleure son enfant de 8 ans depuis 18 ans et a pris le courage d’en parler à Ijwi lya Rubanda “La voix du peuple”.

Mais ceux qui souffrent encore en silence sont les plus nombreux.

Ces enfants qui ont vu leurs parents torturés à mort sous leurs yeux;

ces femmes violées devant leurs maris ligotés et saignés à blanc;

ces hommes qui devaient assister au viol de leurs épouses avant d’être énuclées et égorgés devant leurs enfants. Autant de souffrances qui n’ont jamais pu s’exprimer et sont en train de s’éteindre dans les ténèbres de cette histoire impitoyable.

On se rend compte que la justice est impuissante devant l’ampleur de cette tragédie qui culmine le conflit hutu-tutsi du Rwanda. à notre avis, seule une commission Vérité-Réconciliation entre ces 2 ethnies peut guérir les maux de ce Rwanda profondément blessé et divisé depuis des sicles.

Bien sûr soyons lucide, une réconciliation ne peut être un marché de dupes et elle impossible par la volonté des uns et le refus permanents des autres. Mais sera ingénieux celui qui pourra amener les rwandais à la table du dialogue pour la vérité, seule condition d’une réconciliation vraie.

Nous ne pouvons souhaiter qu’un regard de témoin neutre de tous ceux, de l’extérieur, qui ont pris part ou continuent à l’alimenter et l’encourager.

Ce témoignage poignant est en Kinyarwanda. Les traducteurs ont du travail et nous vous en rendrons compte dès qu’il sera disponible.

Droit de vérité, Devoir de Justice, DVDJ.

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Bishe umumalayika : ubuhamya ku bwicanyi bw’i Gakurazo bwo kw’italiki ya 5/6/1994

Yitwaga Richard Sheja. Yali umwana w’imyaka umunani (8).

Kw’italiki ya 5/6/1994 nimugoroba, abasilikare b’inkotanyi bo muli 157th battalion bivuganye Richard Sheja, mu gihe bicaga abasenyeri I Gakurazo. Bamwishe babiteguye, nta mbabazi, nta bumuntu bagaragaje. Nyina wa Sheja, Madame Espérance, interahamwe zali zimaze kwicira umugabo, ababyeyi n’abavandimwe, yiboneye kandi amenya abasilikari b’abatutsi bamuhekuye kandi bitwa ko baje kubohoza abatutsi nkawe. Ni ubwambere atanze ubuhamya kuli Radiyo Ijwi rya rubanda. Aragira ati “Bishe umumalayika”. Arongera ati “Abicanyi ntibagira ubwoko. Ikibahuza ni ubwicanyi. Si abahutu, si abatutsi, si abatwa. Bafite ubwoko bihariye : ni ubw’abicanyi.”

Kanda hano hasi kugira ngo wumve ubuhamya bwa Maman wa Sheja, umubyeyi uvugisha umutima, nta mujinya, nta rwango, ahubwo akimakaza ukuri, imbabazi, n’ubwiyunge.

1. Ijambo ry’ibanze rya Radio Ijwi rya rubanda

2. Igice cya mbere cy’ubuhamya bwa Maman wa Richard Sheja

3. Igice cya kabili cy’ubuhamya bwa Maman wa Richard Sheja

Source: Rwanda-France info

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July 20, 2012   No Comments

RDC-Rwanda – La guerre dans l’Est du Congo est-elle un sujet tabou pour les institutions de Kabila?

La guerre dans l’Est du pays est-elle une réalité ou un leurre ? La question vaut son pesant d’or au regard du peu d’intérêt accordé à ce sujet au niveau des institutions de la République. Le gouvernement ne s’est pas montré assez offensif sur le plan diplomatique et communicationnel. Dénotant une réserve assimilable à une frousse. Même attitude du côté de deux Chambres du Parlement qui ont évité d’aborder la question de manière publique jusqu’à leur départ en vacances. Ce qui, en définitive, fait supputer que les institutions font de la guerre dans l’Est du pays un sujet tabou.

Réserve. Courtoisie. Refus de nommer l’ennemi. Tout dans l’attitude des animateurs des institutions de la République démontre que la guerre déclenchée dans l’Est du pays par le M23 serait couverte par un épais nuage de non dits. C’est comme si ces derniers ploieraient sous le poids d’un lourd secret ou, à la limite, d’une frousse qui ne dirait pas son nom.

L’on en veut pour preuve, la langue de bois dont a fait montre le porte-parole de la rencontre qui a réuni les bureaux de deux bureaux du Parlement. Juste au moment où ils doivent aller en vacances.

En son temps, l’Assemblée nationale avait imposé un huis clos pour traiter du sujet. A l’époque, le bureau de la Chambre basse du Parlement avait invoqué le caractère très sensible du dossier qui empêchait un débat public. Raison : le dossier procédait du secret-défense.

Le ton semblait être donné. Car, le mardi 17 juillet 2012, le Sénat a clos sa session extraordinaire et est parti en vacances. A l’issue de la séance de clôture, aucune déclaration n’a été faite relativement à la situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est de la RD Congo.

Le jeudi 19 juillet 2012, c’est au tour de l’Assemblée nationale d’aller également en vacances. Il n’est pas évident que les députés nationaux se prononcent sur le sujet, par le biais d’une déclaration ou d’un communiqué. Ils auront étalé les mêmes réserves comme pour préserver le tabou.

Actionner la diplomatie parlementaire

Les deux bureaux du Parlement conduits par leurs présidents respectifs, à savoir Léon Kengo wa Dondo pour le Sénat et Aubin Minaku pour l’Assemblée nationale, se sont réunis, le mardi 17 juillet, au Palais du peuple, en vue d’évaluer les travaux parlementaires de la session qui tire à sa fin.

Dans le compte rendu fait à la presse à l’issue de cette rencontre par le rapporteur du Sénat, Modeste Mutinga Mutuishayi, il ressort que les deux Chambres ont décidé de déclencher la diplomatie parlementaire, afin d’assurer le suivi de l’action du gouvernement pour résoudre la crise issue de l’insurrection du M23 soutenu par le Rwanda.

Il a aussi noté la satisfaction du Parlement pour la relance dynamique de la diplomatie par le gouvernement pour arracher quelques succès lors des travaux de la session de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba. «Cela réconforte le peuple congolais et, le Parlement entend assurer le suivi des décisions prises à Addis-Abeba», a dit Modeste Mutinga. Il a rappelé que les deux bureaux qui se sont aussi retrouvés à l’ouverture de la session ont, dans leur évaluation, marqué un point d’arrêt sur la situation de l’insécurité dans l’Est du pays.

A tout prendre, le Parlement donne l’impression de ne pas voler la vedette au gouvernement en lui laissant l’initiative de toute action à entreprendre au plan politique, diplomatique et militaire. Pourvu que cela marche ; que la neutralisation du M23 (et autres groupes armés qui écument la région des Grands Lacs) endossée par l’Union africaine arrive ramener une paix durable ; allusion est faite ici à la promesse de l’envoi d’une force internationale aux frontières communes RDC-Rwanda. Pourvu que le spectre de la balkanisation disparaisse de l’Est de la RDC et que les populations qui y vivent retrouvent la quiétude, regagnent leurs domiciles et leurs terres et se remettent au travail.

LP

Source: LeCongolais.cd

July 19, 2012   1 Comment