2011 avril — Rwandinfo_FR
Tribune d'Information sur le Rwanda

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Rwanda: Les vrais négationnistes

LETTRE Ouverte AUX « VRAIS NEGATIONNISTES »

En Belgique, comme au Rwanda,  on fourbit les armes idéologiques propagées par les mots et des lois  contre les décrétés accusés « négationnistes ».  Au nom du mot “négationnisme”, de son utilisation,  et de la loi de 1995 mise au point suite à l’apparition de Faurisson qui niait l’existence des chambres à gaz,  voici ou revoici  notre « lettre ouverte aux vrais négationnistes ».

Nous rappelons qu’il ne s’agit pas de parler de la Shoah qu’ont subi les juifs mais bien de l’amalgame que certains veulent imprimer dans les esprits en Belgique et ailleurs au sujet du Rwanda,

Cela afin de cacher les vrais enjeux sur toute l’Afrique et la majorité des crimes dont ils sont complices, depuis 1990, au moins.

  • Ceux qui empêchent les autres de pleurer leurs morts.
  • Ceux qui nient la mort des autres en ne parlant que de la leur ou de celles de leur clan,
  • Ceux qui empêchent les autres d’en parler en les effrayant, en effrayant les chercheurs, diseurs devérités.
  • Ceux qui sans vergogne nient, étouffent la parole et les deuils, le chagrin de ceux qui savent.
  • Ceux qui les relayent et empêchent, interdisent, nient leur existence ou la salissent.
  • Ceux qui veulent répandre à tous cris le mensonge dans les nouvelles générations ignorantes par le biais de l’enseignement et de l’éducation permanente,  de la culture et de la politique et ce avec les deniers publics, les nôtres.
  • Ceux qui traînent les autres devant des tribunaux qu’ils n’ont nullement mérités.
  • Ceux qui soutiennent le bien fondé d’une justice inique et improvisée,  transformant les lieux publics en tribunaux expéditifs.
  • Ceux qui corrompent, qui payent de faux témoins, qui avilissent l’intégrité et toute parole humaine, toute conscience restante.
  • Ceux, de nos élus, de nos élites, universitaires ou pas, qui osent les soutenir et se présentent souriant(e)s, faussement innocent(e)s sur des écrans et à la tête de parterres de conférences.
  • Abuseurs(se)s patentés, indignes d’éducation populaire ou pas.
  • Ceux qui cherchent à travestir l’histoire.
  • Ceux qui utilisent la victimisation au bénéfice matériel de leur propre descendance ou communauté, afin peut-être, de rendre plus exceptionnelle leur histoire.
  • Ceux qui par tous les biais s’ingénient à empêcher la libre expression,  quand il s’agit de celle des autres,  détournant notamment les canaux médiatiques à leur avantage ;  cela, au nom, à présent, d’une prétendue « résilience » personnelle, clanique ou communautaire revendiquée.
  • Ils ne sont pas conscients, sans doute…. qu’à long terme, ils auront tort….
  • A ceux-là, négationnistes de la vérité, nous disons : Nous soutenons ceux qui en ont besoin et qui veulent qu’on sache ce qui s’est passé et ce qui se passe.

© A. Ferauge – Avril 2010, repris en 2011

[African SurViVors International (ASI)]

avril 15, 2011   No Comments

Le Lt-Général Rwandais Charles Muhire libéré

Le Lt-Général Charles Muhire libéré

L’armée rwandaise a annoncé jeudi la remise en liberté de l’ancien chef d’état-major des forces aériennes, le général Charles Muhire qui était incarcéré depuis avril 2010.

“Le lieutenant-général Charles Muhire a été relâché après une sanction disciplinaire. Il a demandé pardon à la direction des FRD (Forces rwandaises de défense) et sa demande a été acceptée”, indique un bref communiqué du porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jill Rutaremara.

“Il est retourné à son domicile”, précise le communiqué.

Ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Muhire avait été nommé le 10 avril 2010 d’état-major de la Force de réserve de l’armée, peu de jours avant son arrestation pour “crime grave de corruption et abus de pouvoir”.

Tutsi anglophone issu de la diaspora ougandaise comme le président Paul Kagame, il faisait partie du cercle très restreint des chefs militaires de haut rang du Front patriotique rwandais (FPR), ancienne rébellion majoritairement tutsi, qui a mis fin au génocide de 1994 au Rwanda et dirige le pays depuis lors.

Sa remise en liberté intervient après celle, en novembre 2010, d’un autre frère d’armes de Kagame, le général Emmanuel Karenzi Karake, dit “KK”, l’ancien numéro deux de la mission de paix ONU-Union africaine (Minuad), déployée au Darfour dans l’ouest du Soudan et qui compte un important contingent rwandais.

[Le Point]

avril 14, 2011   No Comments