Tribune d'Information sur le Rwanda

Posts from — mai 2010

Tapis Rouge pour Paul Kagame en France? Quelle Honte!

DECLARATION CONTRE LA VENUE DE PAUL KAGAME EN FRANCE A L’OCCASION DU SOMMET FRANCE-AFRIQUE DE NICE

Nicolas Sarkozy encadré par Kagame et ses Officiers, tous recherchés par la Justice Française  pour crimes contre l'humanité (fév. 2010)

Nicolas Sarkozy encadré par Kagame et ses Officiers, tous recherchés par la Justice Française pour crimes contre l'humanité (fév. 2010)

Il y a seize ans, un soir du 06 avril 1994, Paul KAGAME, alors Chef de l’Armée patriotique rwandaise, une milice rebelle dominée par les réfugiés tutsi d’Ouganda, abattait l’avion présidentiel rwandais, tuant du coup le Président du Rwanda, celui du Burundi, leur entourage ainsi que son équipage français.

Par cet attentat terroriste, il déclencha le crime des crimes, le génocide de 1994, replongea le Rwanda dans la guerre, précipita le Burundi voisin dans la crise en voulant mettre un terme au partage du pouvoir et à la transition politique organisée par l’Accord de paix d’Arusha, qui devait se terminer par des élections démocratiques, dont il était convaincu que son mouvement sortirait perdant. Le bilan de cette stratégie militariste : un million de morts, un demi million de déplacés internes et deux millions et demi de réfugiés.

Prétextant user du droit de poursuite, il envahit la RDC en 1996 où, de son propre aveu, il extermina 300.000 réfugiés, contraignant le reste à un retour forcé. Après avoir tenté sans succès d’imposer un pouvoir à sa solde à Kinshasa, où son ministre actuel de la défense et ancien aide de camp, le Général James Kabarebe, occupa les fonctions de Chef d’Etat-major des Forces armées congolaises, à partir du 02 août 1998, il recourut tour à tour à un coup d’Etat foireux, à une guerre-éclair à partir d’une opération aéroportée également foireuse, à une invasion militaire couplée à la création de supplétifs armés dirigés par des Tutsis congolais, RCD-Goma d’Azarias Ruberwa puis le CNDP du Général Laurent Nkundabatware. Le bilan de cette seconde stratégie militariste : six millions de morts en RDC.

Contraint de mettre un terme à sa longue transition politique, neuf ans au lieu des vingt-deux mois prévus par l’Accord de paix d’Arusha, Paul Kagame organisa une épuration de la magistrature, du gouvernement et du parlement de transition de tout élément contestataire à commencer par son Premier ministre Faustin Twagiramungu limogé en 1995, le Président du FPR, Alexis Kanyarengwe limogé en 1998, le Président du parlement de transition, Joseph Sebarenzi et le Chef de l’Etat Pasteur Bizimungu, tous deux limogés en 2000.

Il se fit proclamer Chef de l’Etat, fit arrêter et jeter son prédécesseur en prison et le fit condamner à quinze années de prison, pour avoir tenté de créer un parti politique, le PDR-Ubuyanja, soupçonné de vouloir le défier lors des élections générales projetées en 2003. Il récupéra la direction du PSD, après avoir jeté en prison et condamné à douze ans fermes son Président Charles Ntakirutinka. Il orchestra la dissolution du MDR, principal parti d’opposition sous l’ancien régime, dont une aile avait vaille que vaille participé aux institutions de transition, refusa d’agréer l’ADEP-Amizero, le parti que ses dirigeants tentèrent de faire enregistrer afin de participer aux élections et jeta en prison le Dr Théoneste Niyitegeka, ex-candidat aux élections présidentielles de 2003.

Sept années après, Paul Kagame a remis le couvert. Il a organisé l’enlèvement de l’opposant et rescapé Déo Mushayidi au Burundi et l’a jeté en prison. Il refuse l’existence de tout parti politique d’opposition et ne tolère que des satellites de son mouvement, le FPR-Inkotanyi. Il a orchestré un putsch contre le seul parti indépendant agréé, le Parti Social-Imberakuri et demandé des poursuites judiciaires contre son Président Bernard Ntaganda. Il a refusé à huit reprises la tenue du Congrès constitutif du Parti Démocratique des Verts du Rwanda et a tenté sans succès de renverser son Président Intérimaire, Frank Habineza. Il a refusé à cinq reprises la tenue du congrès constitutif du principal parti d’opposition, les FDU-Inkingi et engagé des poursuites judiciaires contre leur Présidente Victoire Ingabire Umuhoza et son avocat Peter Erlinder.

Arrêtée le 21 avril 2010 puis remise en liberté provisoire le lendemain, la Présidente des FDU-Inkingi ne peut pas quitter le Rwanda, ni la capitale, Kigali. Le pouvoir va jusqu’à lui interdire de parler à la presse ou de s’exprimer de quelque manière que ce soit.
Dans une interview au journal ougandais « The Monitor », Paul Kagame vient de révéler à l’opinion qu’il a eu les éléments de son dossier judiciaire et a annoncé ce que sa justice aux ordres compte faire : la jeter en prison « pour un moment ».
Son procureur général Martin Ngoga avait précédemment également annoncé au journal progouvernemental « The New Times » l’intention du pouvoir de bannir les FDU-Inkingi. Quant à son avocat Peter Erlinder, il a été arrêté ce vendredi 28 mai 2010 pour « négation du génocide ».

Procédant à une accusation en miroir, au lieu de s’expliquer devant la justice internationale pour son implication dans l’attentat qui a emporté la vie de citoyens français et déclenché le génocide et au lieu de faciliter la comparution devant la justice française ou la justice espagnole de ses collaborateurs mis en cause dans l’attentat et dans les crimes contre l’humanité commis en RDC, Paul Kagame a préféré rompre les relations diplomatiques avec la France en 2006 et commander des rapports l’absolvant de toute responsabilité à une commission « chargée de réunir les preuves de l’implication de la France dans le génocide » et à un « Comité d’Experts Indépendants » pour enquêter sur l’attentat du 6 avril 1994 dont tous les membres ont été nommés par son gouvernement.

Jouant au jeu puéril du chantage pour punir la France de son soutien à l’ancien régime, Paul Kagame tourna le dos à l’Organisation de la Francophonie, décréta l’anglais, jusque-là parlé uniquement par l’infime minorité d’anciens réfugiés d’Afrique de l’Est qui domine le pays, langue unique d’enseignement dans un pays dont l’élite utilise le français depuis près d’un siècle, courtisa et finit par mettre le Rwanda dans le lit du « Commonwealth » en 2009.

Paul Kagame vient à Paris, alors même que son armée, jadis tant vantée par ses mentors pour sa prétendue unité et sa discipline, est fracturée et secouée par des tensions qui ont mené la quasi-totalité de ses commandants historiques, soit au cimetière, soit en exil, soit en prison, soit à la retraite forcée pour les plus chanceux.

Tel est l’homme pour qui la République française s’apprête à dérouler le tapis rouge, à déployer la garde républicaine et à présenter les honneurs dus à un Chef d’Etat.

La manifestation organisée à Paris en ce jour a pour but de dénoncer cette mauvaise farce. La place de Paul Kagame n’est pas à la tribune du Sommet des Chefs d’Etats d’Afrique et de France, sommet auquel il vient participer à Nice. Sa place est dans un tribunal international puisque les juridictions nationales, ne peuvent le poursuivre pour ses crimes tant qu’il est Chef d’Etat en exercice.

Nous demandons au Peuple français et à la République française de soutenir

  • la libération de tous les prisonniers politiques rwandais et de l’avocat Peter Erlinder,
  • le report des élections présidentielles prévues le 9 août 2010,
  • l’autorisation de la tenue des congrès constitutifs du Parti démocratique des Verts et des Forces démocratiques unifiées,
  • la fin de l’ingérence dans la gestion du Parti social,
  • la fin du harcèlement des opposants et de la presse indépendante,
  • la fin de l’instrumentalisation des médias d’Etat
  • et la mise en place d’une commission électorale indépendante.

Fait à Paris, le 29 mai 2010.

Pour le Comité de Soutien aux FDU-Inkingi
Eugène NDAHAYO.
Président.

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mai 31, 2010   1 Comment

Déclaration du Rwanda à propos de l’arrestation de l’avocat américain Peter Erlinder

Correction!
Le Professor Peter Erlinder est entré au Rwanda le Dimanche 23 Mai 2010 et non le 27 Mai comme indiqué dans cette déclaration!

Kigali – Un avocat américain, C. Peter Erlinder, affirmant participer à la défense de Victoire Ingabire, est entré au Rwanda le 27 mai 2010, et le jour suivant, le 28 mai, a été arrêté par les autorités en application des lois du pays sur l’idéologie génocidaire.
Mme Ingabire est accusée d’avoir des liens avec le FDLR, groupe placé par les Nations Unies sur la liste officielle des groupes terroristes et qui milite pour le recommencement du génocide rwandais auquel il a été mis un terme en 1994.

Selon Martin Ngoga, le procureur général du Rwanda : « La violation impudente de ces lois s’impose comme une évidence.
Il s’est continuellement engagé dans des théories du complot et dans la négation de la réalité entourant les circonstances du génocide.
Il répand depuis de nombreuses années cette fiction dangereuse et faussée.
Le fait d’entrer au Rwanda a été un acte ehonté de provocation, étant donné que M. Erlinder doit clairement comprendre qu’il se trouve en violation des lois de notre pays.
»

« M. Erlinder et Mme Ingabire affirment que leur intention est de soutenir la candidature d’opposition de cette dernière aux élections présidentielles », a déclaré Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères et porte-parole du gouvernement.
« Toutefois, la candidature de Mme Ingabire n’est pas enregistrée. Qui plus est, les actions et déclarations provocatrices venant de sa personne et de celle de M. Erlinder ressemblent davantage à un stratagème de relations publiques au grand jour qu’à un sérieux effort de s’engager dans une élection ou dans un débat sur la démocratie.
En soi, cette action serait déjà affligeante, mais elle est particulièrement perturbante parce qu’elle est susceptible de mettre en cause la légitimité du processus électoral du Rwanda. »

Le Rwanda a vécu un génocide sanguinaire dans les années 1990.
Le redressement du pays, qui a été une réussite énorme, s’est en partie fondé sur l’assurance que les types de propagande et de sous-entendus inconscients qui ont contribué à provoquer le génocide ne pourront jamais être répétés.
À l’instar de ses homologues européens, qui ont adopté des principes juridiques visant à s’assurer qu’il n’y aura jamais de répétition de l’holocauste, le Rwanda a adopté des lois similaires.

« Malheureusement, ceux qui recherchent la publicité de façon intempestive, ainsi que les négationnistes du génocide, sont en train d’utiliser le processus électoral prochain pour avancer leurs objectifs, en faisant peu de cas du mal énorme qu’ils peuvent causer », a poursuivi Mme Mushikiwabo.

« Notre but n’est pas d’étouffer les points de vue opposés et la liberté de parole. Il est de protéger la sécurité, la sûreté et l’intégrité du processus électoral démocratique du Rwanda.
Ceux qui sont à la recherche de publicité et les négationnistes du génocide qui se livrent à des opérations publicitaires ne font rien pour promouvoir la stabilité du Rwanda.
Au lieu de cela, ils déstabilisent le pays pour leur profit personnel.
Nous sommes convaincus que les actions de M. Erlinder pourraient avoir précisément cet effet.
Plutôt que de laisser les gens témoigner des progrès réalisés au Rwanda, on leur présente au lieu de cela un écran de fumée qui n’est en rien ancré dans la réalité du Rwanda et de la vie quotidienne de ses citoyens. »

« Les affirmations de M. Erlinder selon lesquelles il est ici pour participer à la défense de Victoire Ingabire ne résistent pas à un examen minutieux », a déclaré Mme Mushikiwabo.
« Il n’est pas inscrit pour exercer la profession d’avocat au Rwanda, et il n’a fait aucune démarche en ce sens.
Il est clair pour tout observateur qu’il n’est pas du tout ici pour exercer sa profession d’avocat, mais pour faire sa propre promotion et celle de ses causes dangereuses.
Nous sommes d’avis que M. Erlinder est un théoricien du complot qui cherche sciemment à promouvoir ses vues extrémistes sur le sol rwandais — et nous ne le permettrons pas.
Nous comprenons que les activistes des droits de l’homme formés à l’école de la Déclaration des droits des États-Unis puissent trouver ceci contestable. Cependant, pour les Rwandais — formés à l’école de la tragédie du génocide de 1994 et qui aspirent très fortement à la paix, l’arrestation de M. Erlinder est un acte de justice. »

Contact:
République du Rwanda
Louise Mushikiwabo, +250 78830 5218
Bureau de la porte-parole du gouvernement
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www.minaffet.gov.rw

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mai 31, 2010   1 Comment

Rwanda: arrestation du Professeur Peter Erlinder, avocat américain de l’opposante Victoire Ingabire

Peter ErlinderPeter Erlinder: “How I am treated will tell us a lot about the nature of the Rwandan government…”

Kigali — La police rwandaise a annoncé vendredi avoir arrêté l’un des défenseurs de l’opposante Victoire Ingabire, l’avocat et professeur de droit américain Peter Erlinder, accusé de nier la réalité du génocide des Tutsi de 1994.

“Il a été arrêté ce (vendredi) matin. Il se trouve actuellement entre les mains du département de la police chargée des investigations criminelles”, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, Eric Kayiranga.

“Il sera présenté devant un juge dans les délais prévus par la loi (72 heures)”, a-t-il poursuivi, soulignant que le juriste américain est accusé de “nier le génocide” des Tutsi.

C’est quelqu’un qui nie le génocide, dans ses écrits et ses discours. Pire que ça, il est devenu un organisateur de négationnistes“, a pour sa part accusé le procureur général du Rwanda Martin Ngoga.

“Si le négationnisme (du génocide des Tutsi) n’est pas puni dans son pays, il l’est chez nous au Rwanda. Et en venant ici, il le savait bien”, a-t-il ajouté, interrogé au téléphone par l’AFP.

Président de l’Association des avocats de la défense auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), l’avocat américain était arrivé au Rwanda dimanche pour participer à la défense de Mme Ingabire, accusée elle-même de nier le génocide.

Arrêtée et remise en liberté conditionnelle courant avril, Mme Ingabire, candidate déclarée à la présidentielle d’août, est présidente des Forces Démocratiques Unifiées (FDU), un parti non encore reconnu par Kigali.

Elle est également accusée de collaboration avec une organisation terroriste, d’idéologie génocidaire et de propos “divisionnistes”.

Le gouvernement américain a reproché jeudi aux autorités rwandaises de “prendre des actions inquiétantes” et de restreindre les libertés à l’approche de l’élection présidentielle du 9 août à laquelle se représentera le chef de l’Etat sortant Paul Kagame.

“L’environnement politique à l’approche de l’élection a été entaché d’une série d’actions inquiétantes prises par le gouvernement du Rwanda, qui constituent des tentatives de restreindre la liberté d’expression”, a affirmé le secrétaire d’état adjoint aux Affaires africaines, Johnnie Carson, sur le site internet du département d’Etat.

“En quelques mois, le gouvernement a suspendu deux journaux, annulé le permis de travail et refusé le visa à une chercheuse de Human Rights Watch, et arrêté (puis libéré conditionnellement) la dirigeante de l’opposition Victoire Ingabire”, selon les propos du diplomate tenus mardi devant une commission parlementaire à Washington et reproduits par le site internet.

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mai 28, 2010   No Comments

Rwanda: Dr Eugène Rwamucyo arrêté en France pour génocide

Dr Eugène Rwamucyo

Dr Eugène Rwamucyo

Dr Eugène Rwamucyo, ancien médecin de Maubeuge, suspecté d’avoir participé au génocide rwandais en 1994, a été arrêté ce mercredi à Sannois, dans le Val d’Oise.

Il doit être présenté jeudi au parquet général de Versailles, qui décidera de son placement éventuel sous écrou dans l’attente de sa comparution devant la chambre de l’instruction. Cette dernière devra émettre un avis sur la demande d’extradition de Kigali.

Ancien médecin Rwandais travaillant à l’hôpital de Maubeuge, Eugène Rwamucyo pourrait être impliqué dans le génocide Rwandais en 1994. Il est notamment accusé par Kigali d’avoir participé à des réunions à Butare, en 1994, dont l’une sous l’égide du Premier Ministre de l’époque, Jean Kambanda, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR).

En plus du mandat d’arrêt international émis par Kigali, Eugène Rwamucyo est visé par une information judiciaire ouverte à Paris le 5 février 2008 pour génocide, crimes contre l’humanité et complicités après une plainte du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR).

Eugène Rwamucyo a toujours nié avoir participé à l’organisation de ces massacres.

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mai 26, 2010   3 Comments

Rwanda: Le candidat de PSD aux présidentielles d’août, Ntawukuriryayo, nie être un candidat “comparse” de Kagame

Kigali – Le vice-président de l’Assemblée nationale du Rwanda, Jean-Damascène Ntawukuriryayo, deuxième candidat désigné par un parti agréé à la présidentielle du 9 août, a rejeté mercredi les critiques de l’opposition le qualifiant de “comparse” du président sortant, Paul Kagame.

Dans une interview accordée au Monitor, le Président Kagame a déclaré la semaine passée qu’il y aura d’autres candidats pour les présidentielles d’août, et il a precisé qu’ils émaneront de partis alliés:
There are people going to stand. There are other candidates [from] parties that are allied to us that have decided to front their candidates. And I respect that. It is healthy. It will make it more lively and competitive...”
Ntawukuriryayo du PSD est un de ces candidats.

Dans une déclaration commune publiée mardi, trois partis de l’opposition, dont les Forces démocratiques unifiées (FDU) non encore enregistrées, ont qualifié de “comparse” de M. Kagame le candidat Ntawukuriryayo du Parti Social Démocrate (PSD).

“Je ne comprends pas de quoi ils parlent. S’ils sont des politiciens, ils devraient plutôt s’atteler à construire leur idéologie au lieu de s’attaquer à des personnes pour la seule raison qu’elles ne sont pas sur leur ligne à eux”, a réagi à l’AFP M. Ntawukuriryayo.

Dans leur déclaration, les trois partis affirment que le PSD est un parti “satellite” du Front patriotique rwandais (FPR) au pouvoir et que la candidature de M. Ntawukuriryayo ne vise qu’à légitimer le scrutin.

Lors de la dernière présidentielle en 2003, le PSD avait fait campagne pour le candidat du FPR, M. Kagame.

“Nous (PSD et FPR) avons toujours été de bons partenaires mais le PSD a toujours été indépendant, consistant et constructif”, a insisté le vice-président de l’Assemblée.

Autres articles:
Rwanda: Jean Damascene Ntawukuriryayo elected as presidential candidate by PSD congress

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mai 26, 2010   1 Comment

Rwanda : l’école maternelle oubliée par l’Etat

Le gouvernement rwandais prévoit une école maternelle, qui prépare bien les enfants au primaire, dans chaque entité administrative de base.
Mais comme il ne les finance pas, elles sont à la charge des parents. Seuls ceux qui en ont des moyens peuvent y envoyer leurs enfants.

À Sovu, dans l’est du Rwanda, les gamins de trois à six ans se bousculent chaque matin dans un vieux bâtiment où ils sont assis sur des chaises apportées de chez eux ou sur des pierres.
Ces élèves dits “de gardienne” s’appliquent à reproduire des images dessinées par leur maîtresse sur un morceau de tableau noir. Ici, comme ailleurs dans le pays, les élèves des écoles maternelles ne suivent aucun programme précis et les enseignants n’ont ni matériel didactique ni salaire.
“Pour l’éducation maternelle, on n’a pas de programme commun au niveau national. Chacun enseigne ce qu’il veut pour occuper les enfants”, note un enseignant de Rwamagana.
Pourtant, cette formation préscolaire devient de plus en plus nécessaire pour intégrer l’école primaire, car elle y prépare bien les enfants.

Parents et enseignants conviennent que ceux qui ont été à l’école maternelle réussissent mieux au primaire.
En effet, “à la gardienne, les enfants apprennent l’hygiène, des récitations, des chansons, les salutations… Ils ont déjà des notions de langue ou de calcul, contrairement à ceux qui entrent directement en 1re année primaire”, ajoute cet enseignant de Rwamagana.
C’est pourquoi, par exemple, pour envoyer, comme d’autres, leurs enfants à l’école maternelle, les villageois du secteur Shingiro, district de Musanze au Nord, payent 100 Frw (0,20 $) chaque mois.

“Mais bon nombre d’enfants vont à l’école le ventre vide sans aucune provision. Certains petits parcourent plus de 3 km pour s’y rendre.
Ils abandonnent l’école en masse”, témoigne un villageois du lieu.
Dans cette région, ces gamins passent la matinée sur des amakoro, des laves dures comme des pierres, dans la poussière, à suivre des enseignants non motivés. “Puisque les enseignants n’ont pas de salaires, ils font ce qu’ils veulent”, note-t-il.

Des écoles de riches

Aujourd’hui, l’école maternelle d’État n’existe pas au Rwanda.
La politique nationale en prévoit une tenue par des parents dans chaque cellule, entité administrative de base. Mais l’Etat n’intervient qu’au niveau du primaire et du secondaire où l’éducation est gratuite jusqu’en 3e.

Même si ces “écoles de gardienne” sont de plus en plus nombreuses, elles restent donc à la charge du secteur privé.
Les parents doivent se débrouiller pour les faire vivre.
Leurs contributions servent à financer l’entretien des salles et à payer les maîtres qui s’occupent des petits au quotidien, mais tout le monde ne peut pas payer.
Et ces écoles sont souvent réservées à des privilégiés qui en ont les moyens.
Pour mettre son enfant à la “gardienne” dans de bonnes conditions, il faut débourser de 5 000 à 45 000 Frw (10 à 90 $) par trimestre, un montant inaccessible à la grande majorité des familles.

La sonnette d’alarme a été tirée par les parents surtout ceux des zones rurales très pauvres.
Une ONG internationale, Action-Aid Rwanda, vient à son tour de lancer une campagne pour une forte mobilisation du budget en faveur de l’éducation maternelle.
Pour Joel Nsengiyumva, responsable du programme d’éducation de cette organisation, “elle ne doit par rester à la charge des parents seulement, alors que dans les villages la pauvreté fait rage”.
Pour lui, “il faut investir dans la formation des enseignants aux méthodes spécifiques de l’école maternelle, dans la construction d’infrastructures appropriées, le développement du matériel didactique, etc.
C’est cela qui contribuera à atteindre des objectifs de développement du millénaire en 2015”.

Source: Syfia Grands Lacs.

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mai 22, 2010   No Comments

Enseignants du Rwanda: Vie minable due aux salaires de misère

La situation des enseignants au Rwanda est très précaire. en ces termes. Dans son éditorial “Ayez les deux pieds sur terre”, l’Agence Rwandaise d’Information sonne encore l’alarme en ces termes:

Des promesses ont été données. Des solutions proposées. Pour que les choses changent. Pourtant, le minimum vital pour l’enseignant en milieu rural reste encore à désirer. Selon une enquête menée sur un échantillon de 191 enseignants dans les districts de Nyarugenge, Ruhango et Bugesera, le salaire d’un enseignant reste trop minime. Juste la valeur de quoi se nourrir pour une semaine. Sans logis. Ni assurance maladie. Avec un horaire surchargé : Soixante douxe heures de travail par semaine.

Comme remède aux multiples problèmes que rencontrent les enseignants, le gouvernement avait créé et soutenu, en 2008, la coopérative « Umwalimu Sacco », à l’instar du « Zigama Credit and Saving Society (ZCSS) » pour les militaires, l’autre composante des agents de l’Etat qui était mal rémunérée. Bien que le ZCCS a été une innovation bénéfique et effective, cela n’ait pas empêché que les instances habilitées revoient à la hausse la solde des militaires.

L’autre approche pour résoudre le problème du bien être de l’enseignant est celle entreprise par les districts qui essayent de recruter les enseignants qui sont mieux payés que leurs collègues auparavant embauchés par le ministère de l’éducation.

Ces deux tentatives n’ont cependant pas apporté grand-chose. Les enseignants réclament toujours la majoration de leur maigre salaire. L’enseignant n’étant plus le modèle pour l’élève, sa vie minable a d’importantes répercussions sur la qualité de l’enseignement

Qui d’autre que nos parlementaires, pourrait être la voix de ces enseignants ? Mais hélas ! Ces honorables députés, les mieux payés des salariés de l’Etat, l’année dernière, se sont donnés le luxe d’utiliser l’argent des contribuables pour s’acheter des équipements complets de sport. Et cela à un prix unitaire exorbitant de près de deux cents mille francs rwandais. Ne s’agit là de la malversation ? Au détriment de l’enseignant. Quelle honte !

Soyons réalistes. Parmi les hautes autorités du pays dont ces membres du parlement, il y en a qui ont miraculeusement quitté le métier d’enseignant. Qu’ils respirent un peu profondément. Expirent. Et cherchent sans aucun prétexte, les voies et moyens de revoir à la hausse le salaire de l’enseignant. C’est la seule solution plausible.

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mai 21, 2010   No Comments

Entretien Rwando-Néerlandais en juin sur les dossiers de génocide

Le Rwanda et les Pays-Bas auront le mois prochain à Kigali des entretiens concernant les poursuites judiciaires contre les présumés génocidaires résidant sur le territoire néerlandais, a annoncé lundi la partie rwandaise.

« Le ministre néerlandais de la Justice effectuera au Rwanda, du 19 au 21 juin, une visite au cours de laquelle seront évoquées les poursuites contre les génocidaires vivant aux Pays-Bas », indique un communiqué du gouvernement rwandais.

Les Pays-Bas sont dotés d’une loi de “compétence universelle”, permettant à leurs cours et tribunaux de poursuivre des individus suspectés de crimes de guerre commis à l’étranger, mais à condition que les suspects résident sur le territoire néerlandais.

En application de cette loi, Joseph Mpambara, 41 ans, fils d’un riche commerçant de Mugonero, dans l’ancienne préfecture de Kibuye (ouest), a été reconnu coupable, en mars 2009, par un tribunal de La Haye, de tortures ayant entraîné la mort de deux mères tutsies et de leurs quatre enfants, et condamné à 20 ans de prison.

Source: Agence Hirondelle News

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En mars dernier, une plus haute instance néerlandaise était au Rwanda pour l’audition de témoins dans le cadre de l’appel interjeté par le condamné.

Le frère de Joseph Mpambara, Obed Ruzindana, a été condamné en 2001 à 25 ans de prison pour crimes contre l’humanité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha, en Tanzanie.

mai 21, 2010   No Comments

Chasse aux Rwandais à Yaoundé, Cameroun

C’est pratiquement sur le qui-vive que les populations du quartier Nsam à Yaoundé se réveillent chaque matin.
Sept jours après le malheureux incident qui a coûté la vie à Daniel Brice Evina (25 ans), l’ambiance est subitement devenue délétère, notamment au voisinage du commerce baptisé « Ets G.D. Elshadaï », situé à l’entrée de la bretelle menant à l’école privée laïque bilingue le Déclic.
Ici, personne ne souhaite épiloguer sur le sujet, encore moins avec la presse, de peur nous dit-on, d’être taxé de « l’ami des Rwandais qui ont tué notre frère » et d’attirer la foudre contre soi. Les rares courageux qui prennent le risque de délier leur langue ne sont malheureusement pas très loquaces. « Tout ce que je peux te dire c’est que c’est chaud ici à Ahala. Les gars veulent seulement finir avec les Rwandais là. Nous sommes de tout cœur avec eux », murmure un riverain qui a requis l’anonymat.

Depuis lundi 10 mai 2010, en effet, des éléments de la compagnie de gendarmerie de Yaoundé II ont été dépêchés sur les lieux pour assurer la sécurité des biens et des personnes, mais surtout calmer cette atmosphère de guérilla qui de l’avis des forces de l’ordre se prépare en tapinois dans les chaumières des Camerounais habitant le quartier.

En fait, dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 mai 2010, des individus dont le signalement renverrait à des Camerounais, ont pillé une bonne partie des boutiques tenues par des ressortissants rwandais et situées au lieu dit « Nsam après escale ». Informés, « je me suis rendu sur les lieux avec deux de mes éléments. Une fois là-bas, nous y avons trouvé trois individus dont deux garçons et une jeune fille entrain de vider une des boutiques. Nous les avons interpellés et ils nous ont confié qu’il y a d’autres complices qui les ont aidés dans cette sale besogne. C’est ainsi que nous avons pu mettre la main sur trois autres individus qui sont actuellement en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Mvog-Betsi où l’enquête ouverte poursuit son cours», explique le capitaine Mahop, adjoint au commandant de compagnie de la brigade de gendarmerie de Yaoundé II.
Ce dernier ajoute que des récentes nouvelles en provenance du quartier Obam-Ongala (véritable appellation du quartier où a eu lieu le drame, Ndlr) font état de ce que des jeunes se sont concertés pour piller toutes les autres boutiques de la lignée qui seraient tenues par les Rwandais. C’est, leur façon à eux de venger leur jeune frère froidement assassiné, apprend–on.

Tragédie

En effet, la scabreuse histoire remonte au vendredi 7 mai 2010. Daniel Brice Evina, a perdu la vie à la suite d’une mésentente avec Innocent Ruzigaminturo et son jeune frère, tenanciers du commerce « Ets G.D. Elshadaï ».
L’objet du différend nous dit-on, est une vulgaire dette de 50 Fcfa contractée quelques jours plus tôt par le jeune Brice, maçon de son état.
Il est environ 14h lorsque Daniel Brice se rend à la boutique muni d’une pièce de 100 Fcfa. Le jeune homme, raconte t-on, veut s’acquitter de sa dette de 50 Fcfa et acheter des cigarettes avec le reliquat. A la boutique, il trouve le frère cadet de Innocent Ruzigaminturo, à qui il remet ladite pièce de 100 Fcfa. Alors qu’il attend d’être servi par le tenancier, Daniel Brice est rappelé par des connaissances avec qui il s’entretient au sujet d’un travail à effectuer dans un chantier situé à un jet de pierre du quartier.
De retour à la boutique pour rentrer en possession de ses cigarettes, il trouve Innocent Ruzigaminturo, qui réclame avant toute chose le paiement de la dette de 50 Fcfa. Daniel Brice explique qu’il s’est déjà acquitté de ladite dette auprès du frère cadet du réfugié rwandais. Lequel nie tout en bloc.

Le ton monte d’un cran et le Camerounais est expulsé de la boutique par ses tenanciers. A défaut qu’on lui remette son argent afin qu’il aille se débrouiller ailleurs, rapporte le quotidien Mutations dans sa livraison n°2653 du mardi 11 mai 2010, « Daniel Brice est assommé avec une barre de fer derrière le crâne. Sa mâchoire est également tailladée à l’aide d’un couteau. La rudesse du choc et l’impact des coups de boutoir sont tels que la victime titube ; mais reste consciente.
Le maçon est secouru par un proche à qui il raconte ce qui vient de lui arriver. Ce dernier tente de lui faire entendre raison lorsque Daniel Brice manifeste l’envie de retourner prendre sa pièce de 50 Fcfa. Des efforts physiques de trop. La victime est prise de vertiges et vomit du sang. Elle saigne du nez, en plus du saignement abondant occasionné par la longue entaille sur la mâchoire.
Daniel Brice Evina est conduit dans un centre de santé non loin de son domicile où il passera la nuit de vendredi à samedi dans le coma.
Econduit tour à tour de l’hôpital de district de santé d’Efoulan et de l’hôpital central de Yaoundé, il est transporté au Centre hospitalier universitaire (CHU), où il décède samedi matin ».

Après le drame apprend-t-on, Innocent Ruzigaminturo, que l’on présente comme un ex-capitaine de l’armée rwandaise, se rend à la brigade de gendarmerie d’Efoulan où il déclare avoir reçu la visite d’un bandit et a riposté.
Le Rwandais n’est point inquiété et ressort libre de tous ses mouvements. Ce qui met en colère l’oncle du défunt, M. Efouba, chef du quartier, qui s’est rendu à la brigade de gendarmerie pour s’assurer que les bourreaux de son neveu Daniel Brice Evina y étaient bien détenus.
C’est au sortir de la brigade, furieux, qu’il aperçoit Innocent Ruzigaminturo qui fait vite d’emprunter un taxi. Le Rwandais est pris en chasse par M. Efouba au volant de son véhicule personnel. Grâce à son intervention, la gendarmerie mettra la main sur le Rwandais.
Entretemps le frère cadet de M. Ruzigaminturo est porté disparu.

Déchirés par l’émoi, les parents de Brice, souhaitent néanmoins que lumière soit faite sur ce meurtre dont certains craignent déjà que cela ne débouche sur un incident diplomatique. Affaire à suivre…

Source: Le Messager – Représailles: Chasse aux Rwandais à Yaoundé – 14 mai 2010.

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mai 19, 2010   5 Comments

Rwanda: Intempéries meurtrières dans le nord-ouest

Intemperies dans le Nord-Ouest

Intemperies dans le Nord-Ouest

Kigali – Au moins sept personnes ont été tuées par des intempéries qui ont provoqué le déplacement de plusieurs milliers d’autres dans le nord-ouest du Rwanda, rapporte lundi la radio nationale, citant le ministre des Réfugiés et de la Gestion des catastrophes naturelles, Marcel Gatsinzi.

De violents orages survenus dans la région pendant le week-end ont provoqué des inondations qui ont détruit des centaines de maisons dans les districts de Rubavu et Nyabihu.

« Le gouvernement rwandais, en collaboration avec les organisations humanitaires, est en train de voir comment reloger les populations déplacées dans des régions non exposées aux catastrophes naturelles », a déclaré M. Gatsinzi.

La région nord-ouest du Rwanda, qui avoisine la forêt naturelle de Gishwati, est souvent le théâtre de catastrophes naturelles provoquées par des inondations.

Vers la fin de la semaine passée, les pluies torrentielles ont aussi causé des dégâts matériels dans le district de Nyamagabe en province du Sud, spécialement dans les secteurs surplombant la Crête Congo-Nil. Elles ont endommagé les routes et détruit une dizaine de maisons. Aucun mort n’a été rapporté dans cette région du Sud-ouest du pays.

[ARI-RNA]

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mai 18, 2010   No Comments