Tribune d'Information sur le Rwanda

Posts from — May 2010

Rwanda: Bernard Ntaganda est-il encore un légitime représentant du Parti Social Imberakuri?

Bernard Ntaganda - Leader of PS-ImberakuriBernard Ntaganda – Représentant Légal du PS-Imberakuri

Cadre juridique et politique de la légitimité de Maître Bernard NTAGANDA comme représentant Légal du Parti Social P.S.IMBERAKURI

Introduction:

Depuis sa création, le Parti Social IMBERAKURI vit le calvaire et le régime de Kigali; FPR intérposé est resolu à jamais à détruire ce Parti qui est pourtant le seul Parti d’opposition agréé au Rwanda.

Contexte:

En Juillet 2009, après un travail titanesque et sous la préssion de l’opinion publique tant nationale qu’internationale, le régime de Kigali, FPR intérposé a fini contre son gré par agréer le Parti Social IMBERAKURI.

Les représentants du Parti Social Imberakuri ont accueilli cette nouvelle d’agrément avec soulagement. Mais hélas, ce soulagement fut de courte durée car dès son agréement les représentants et les membres du P.S.IMBERAKURI sont chassés comme des renards. Ils font l’objet de traitements inhumains de tout bord: intimidation, menace, incarcération, disparition et certains sont renvoyés de leurs services.

Cette situation alarmante fut denoncée par les différents organismes internationaux dont Human Rights Watch et Amnistie Internationale mais hélas, le Gouvernement de Kigali ne désarme pas au contraire il insiste, pérsiste et signe pour détruire le Parti P.S.IMBERAKURI et l’opposition toute entière.

En date du 17 Mars 2010, le FPR INKOTANYI; le Parti au pouvoir a passé à l’action pour consommer son plan préparé de longue date. Ce jour là, il a organisé un Congrès avec une poignée de certains membres du Parti Social IMBERAKURI déjà chassés et c’était au cours de ce pseudo Congrès qu’on a fait une déclaration absurde comme quoi, le Président Fondateur du P.S.IMBERAKURI, Maître Bernard NTAGANDA est remplacé par un comité provisoire qui doit diriger le Parti.

Ce Congrès qui est qualifié de coup d’Etat contre les autorités légales et légitimes du P.S.IMBERAKURI montre bel et bien que le FPR est aux abois! C’est un acte lâche et irrésponsable qui n’est pas fondé tant en fait qu’en droit.

Quant au fait:

Comme beacoup d’obsérvateurs : les journalistes, les organismes de droit de l’homme et les membres du Parti Social IMBERAKURI ont essayé de le démontrer, les participants à ce pseudo Congrès étaient les membres du Parti FPR et les intore (membres du FPR entrainés pour les missions spéciales). Pour preuve, les participants n’avaient pas de cartes de membre du Parti Social IMBERAKURI. A fortiori, ce Congrès a été organisé par les autorités locales du Secteur de Kimisagara dont le Secrétaire Exécutif MASENGESHO qui a fait tout pour contraindre cetains commerçants de Nyabugogo à y participer et ils ont été obligés de fermer leurs boutiques.

Les participants à ce pseudo Congrès étaient des personnes ramassées dans la rue de Nyabugogo dont la plupart était des marchands ambulants. Certains ont eu le courage de le déclarer aux journalistes et ils ont précisé qu’ils avaient réçu de l’argent pour y participer. En pleine réunion, certains esquivaient le regard du camera et tout le monde l’a constaté au cours du journal télévisé de la Télévision Rwandaise.

Après cet échec cuisant – car les membres du Parti Social IMBERAKURI ont refusé de participer à ce soit disant Congrès – le FPR INKOTANYI et ces traitres anciens membres du P.S.IMBERAKURI dont Noël HAKIZIMFURA, Christine MUKABUNANI et Augustin NIYITEGEKA ont parcouru tous les Districts pour implorer les membres afin de signer sur la liste de présence à ce pseudo Congrès. Tous les membres ont refusé et ces traîtres ont décidé de signer à leur place.

Pour mémoire, il faut préciser qu’en dates du 13,14 et le 16 Mars 2010, il y a eu des réunions dirigées par les cadres du FPR dont Fred; le Directeur au Ministère de l’Administration Locale en charge des Partis Politiques. Au cours de ces réunions, ces cadres du FPR INKOTANYI ont menacé de mort les représentants du Parti pour les contraindre à se désolidariser avec le Président Fondateur du Parti Social IMBERAKURI ; Me Bernard NTAGANDA. Il y a lieu de préciser que la dernière réunion du 16 Mars 2010 à la veille de ce pseudo Congrès a eu lieu au siège du Parti FPR INKOTANYI et c’est au cours de cette réunion que l’ex-Vice Présidente du Parti Social IMBERAKURI a cédé à la pression et a accepté de diriger ce Congrès.

Quant au droit

A la lumière de la législation rwandaise en ce qui concerne les dispositions régissant les partis politiques et les politiciens et sans oublier les Statuts et le Réglèment d’Ordre Intérieur du Parti Social IMBERAKURI, il est clair comme l’eau de rôche que ce pseudo Congrès est juridiquement quasi inéxistent et partant ses décisions sont nulles et non avenues.

Ainsi, la Constitution Rwandaise du 4 Juin 2003 telle que modifiée jusqu’à ce jour précise en son article 56 point 5 que le FORUM des Partis Politiques peut jouer le rôle de médiateur en cas de conflit au sein d’une formation politique mais à la demande du Parti politique concerné. Cette disposition est claire, le FORUM n’a aucun droit de se saisir de l’affaire qui intéresse le P.S.IMBERAKURI d’autant plus que ce dernier n’a pas demandé sa médiation. A fortiori, son rôle est un rôle de médiateur et non pas un rôle de juger comme le FORUM veut le faire croire à l’opinion publique surtout l’opinion internationale dont les Ambassades accréditées à Kigali.

La loi no 16/2003 du 27 Juin 2003 régissant les Formations Politiques et les Politiciens telle que modifiée jusqu’à ce jour, précise en son article 49 que le membre d’une formation politique qui se sent lesé par une décision prise par les organes ou les représentants d’une formation politique a droit à faire un recours devant une juridiction compétente.

Néanmoins, avant de saisir le tribunal, il doit faire un recours préalable devant les organes compétents de son parti. Aux termes de cette disposition, les membres du Parti Social IMBERAKURI qui ont été chassés du Parti doivent saisir le tribunal s’ils se sentent lesés au lieu de faire une rébellion ou recourir aux actes de vandalisme comme ils l’ont fait en date du 21 Février 2010, en attaquant le siège du Parti et en date du 17 Mars 2010, le jour où ils ont organisé ce pseudo Congrès. Ils perdent leur énergie en saisissant le FORUM, le Parlement et le Ministère de l’Administration Locale. Tout ce qu’ils font en déhors de la loi, c’est une peine perdue quand bien même il y a l’assistance sans faille du FPR qui continue à les soutenir au vu et au su de tout le monde.

Enfin, les Statuts du Parti Social IMBERAKURI déterminent d’une façon claire tous les aspects concernant la convocation, la tenue des réunions à l’échelle nationanale et la révocation du Président Fondateur. En ce qui concerne la convocation des réunions à l’échelle nationale dont le Congrès et le Conseil national, cette prérogative revient d’une façon exclusive au Président Fondateur et en cas de son absence, il doit déléguer par écrit ce pouvoir à son Vice Président (articles 13,44 Statuts). Ainsi, le pseudo Congrès a été convoqué par l’ex-Secrétaire Général; Noël HAKIZIMFURA chassé par le Congrès du 21 Février 2010 qui a été financé par le FORUM et au cours duquel participait Madame Christine MUKABUNANI. C’est le même individu qui a signé sur les invitations de ceux qui ont participé à ce pseudo Congrès.

Ce n’est même pas la Vice Présidente qui a convoqué ce pseudo Congrès. Pour la révocation du Président Fondateur, aux termes de l’article 13 des Statuts, celle-ci n’a lieu qu’à la demande écrite des ¾ des membres du Congrès adressée au Président Fondateur. En cas d’espèce, aucune requête n’a été addressée au Président Fondateur du Parti pour convoquer ce Congrès extraordinaire. En plus, ceux qui ont été convoqués par les putchistes, ce sont les membres fondateurs du Parti alors qu’aux yeux de la loi ceux-ci sont différents des Congressistes. Or suivant le même article, il appartient au Congrès de statuer sur la révocation du Président Fondateur.

Suivant les mêmes Statuts du Parti Social IMBERAKURI, aux termes de l’article 10, tout membre du Parti doit avoir une carte de membre lui conférant certains droits dont entre autres celui de participer aux réunions du Parti. Dans ce pseudo Congrès, six personnes seulement s’étaient munis des cartes des membres alors que selon les organisateurs et la presse pro FPR, les participants étaient autour de 300 personnes. A fortiori, le Notaire Public n’était pas là pour instrumenter l’événement.

Conclusion:

Tout compte fait, il est clair que la légitimité de Maître Bernard NTAGANDA ne peut point être mise en cause par les décisions de ce pseudo Congrès qui était tenu en déhors de la loi.
En conséquence, il n’y a aucun flou institutionnel au sein du Parti Social IMBERAKURI comme le régime de Kigali, FPR intérposé, veut le faire croire à certaines personnes non avisées.
Dans cette optique, le Parti Social IMBERAKURI intérpelle la communauté intérnationale pour condamner le régime de Kigali, FPR intérposé qui continue de créer la sizanie au sein du P.S.IMBERAKURI afin de rester seul maître de la situation politique au Rwanda et de disqualifier Me Bernard NTAGANDA comme candidat aux prochaines élections présidentielles.

Cette stratégie de FPR n’est qu’un secret de Polichinelle. Mais malheureusement, certaines Ambassades croient à tort à cette mise en scène du FPR en se fondant surtout sur les propagandes vehiculées par les médias pro – FPR qui ont fait tout pour mettre en cause la légitimité de Maître Bernard NTAGANDA.

Ce n’est plus un secret. A la veille des élections, le FPR fait toujours tout pour anéantir ses opposants potentiels. Il l’a fait en 2002 pour empêcher le Parti MDR de se présenter aux éléctions présidentielles de 2003. Aujourd’ui, il tend son épée de Damocles pour faire peur et empêcher le Candidat déclaré du Parti Social IMBERAKURI, Maître Bernard NTAGANDA de se présenter aux éléctions présidentielles de 2010. Pour preuve, en plus de ce coup d’Etat, Maître Bernard NTAGANDA est mis en cause par le Senat qui est sous contrôle total du FPR qui l’accuse d’idéologie du génocide et du divisionisme et son dossier sera bientôt transmis au Parquet.

Le FPR a tout mis en oeuvre pour truquer les élections comme à l’accoutumée. Pour preuve, la Commission Eléctorale reste la chasse gardée du FPR et l’opposition n’a aucun représentant au sein de cette Commission. Les Candidats potentiels dont Madame Victoire INGABIRE UMUHOZA des FDU-INKINGI et Maître Bernard NTAGANDA du Parti Social IMBERAKURI seront bientôt traduits en justice pour fausses accusations.

Comble de malheur, la Communauté Internationale assiste impuissamment et l’opposition reste à la merci du FPR qui est prêt à tout faire pour l’anéantir. Pourtant, il ya des signes précurseurs qui décrivent une situation comparable à celle d’avant le Génocide.

Ces signes constituent des actes préparatoires et non équivoques qui peuvent plonger de nouveau le Rwanda dans une tragédie humaine si rien n’est fait!

La Communauté Internationale ne doit pas continuer à cultiver cette attitude de se racheter auprès du régime de Kigali pour son inaction lors du Génocide qui a endeuillé le Rwanda car cette attitude est traitée comme une solidarité négative. Ainsi, elle risque de tomber dans un état de récidiviste car tout montre bel et bien que le Rwanda fait face à une tragédie humaine.

La présente note revêt un caractère d’urgence. Il est à présent temps pour que la Communauté Internationale se mobilise avant que l’irréparable ne soit pas commis.

Fait à Kigali, le 10 Mai 2010

Pour le Parti Social IMBERAKURI

Maitre Bernard NTAGANDA

Président Fondateur du Parti Social IMBERAKURI et
Candidat déclaré aux Eléctions Présidentielles.

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May 17, 2010   No Comments

Le FPR Inkotanyi confirme par acclamation Paul Kagame candidat aux prochaines élections présidentielles

Paul KagamePaul Kagame, confirmé candidat du FPR Inkotanyi aux présidentielles 2010.

Kigali – Le neuvième congrès spécial du FPR-Inkotanyi, parti au pouvoir depuis 1994, vient officiellement de confirmer son candidat président Kagame pour les scrutins du 9 août prochain.
Plus de vingt mille délégués rassemblés au stade Amahoro ont acclamé le Président Kagame, après être informés par le secrétaire général du parti, François Ngarambe, que les autres candidats ont retiré leurs candidatures, la veille des élections. C’est par ce signe fort d’enchantement que Kagame a encore été désigné comme porte-flambeau du FPR pour le second mandat de sept ans.
Saluant cette confiance des membres du FPR envers sa personne, Kagame a affirmé que cet acte est pour lui une continuité. « Jamais il ne m’arriverait de vous décevoir », a-t-il martelé.
Il a pourtant déploré les gens qui ne veulent pas suivre les objectifs de son parti et du peuple rwandais dont la sécurité, le bien être et le développement de tous les Rwandais. « L’on peut avoir des idées, des programmes opposés l’un ou l’autre. Mais cela ne veut pas dire trahir nos objectifs, nos valeurs », dit-il.
Kagame, confiant de sa réélection, croit aussi fort à l’invincibilité du FPR. « Même s’il vient qu’il trébuche, le FPR ne devrait jamais chavirer. Il doit se relever vite et prospérer », insiste-t-il.
A part le Président du parti Paul Kagame, les autres candidats désignés par les membres dans les districts et les provinces étaient : le Dr. Charles Muligande, l’actuel ministre de l’éducation, désigné comme deuxième candidat dans les provinces du Sud et de l’Ouest et messieurs Justus Kangwage et Josée Kagabo, respectivement désignés par la province du Nord et la Mairie de la Ville de Kigali.
Nous avons noté la présence, dans cette cérémonie, de plusieurs personnalités ainsi que des representants Jean Jacques Nyirimigabo du parti CNDD-FDD au pouvoir au Burundi et Patrick Herman du parti ANC au pouvoir en Afrique du Sud .
Parmi d’autres partis agréés au Rwanda, seuls le Parti Social Démocrate (PSD) et Parti Libéral (PL) ont déclaré présenter leurs candidats. Entretemps, Mr Jean Nepomuscene Nayinzira a récemment annoncé sa candidature, prétendument sur instructions de la Sainte Vierge Marie. Aussi, depuis l’année dernière, Madame Victoire Ingabire, présidente de FDU-Inkingi, s’est déclarée candidate aux présidentielles d’août prochain mais son parti n’a jusqu’à présent pas pu être enregistré. A moins de trois mois du scrutin, l’on se demande s’il y aura un autre candidat de taille qui va tenir tête au Président Kagame.

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May 16, 2010   1 Comment

Rwanda: Le tribunal de Gasabo maintient la détention de l’ex-officier FDLR, Capitaine Karuta

Kigali – Le Tribunal de Grande Instance de Gasabo a présenté ce lundi son verdict sur la demande de mise en liberté provisoire présentée par le Capitaine Jean Marie Vianney Karuta, un des trois anciens officiers des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) présentés par les autorités judiciaires rwandaises comme devant être des témoins à charge dans le futur procès contre l’opposante politique Madame Victoire Ingabire.

Les deux autres ex-officiers des FDLR en détention pour les mêmes motifs sont le Lt. Col. Tharcisse Nditurende et le Lt. Col Noel Habiyaremye.

Le Capitaine Jean Marie Vianney Karuta avait comparu devant le tribunal de Gasabo le 6 mai et avait reconnu qu’il a participé dans des activités de formation d’un groupe terroriste dans le but de perturber la sécurité du Rwanda.

Le Capitaine Karuta a également admis avoir été envoyé à Kinshasa par les FDLR pour rencontrer des responsables du parti FDU-Inkingi, nommément sa présidente Mme Victoire Ingabire et Jean Baptiste Mberabahizi, en vue de planifier la création d’un nouveau groupe armé nommé “CDF”.

L’avocat de la défense Joseph Ngabonziza avait alors demandé la mise en liberté provisoire et avait évoqué à cet effet le fait que son client était rentré au Rwanda de son propre gré avec toute sa famille, qu’il avait suivi toute la procédure officielle de réintégration des combattants et qu’il n’avait aucune intention de retourner dans le maquis.

Le Procureur Richard Muhumuza s’était opposé à la libération provisoire, évoquant la gravité des charges et arguant que l’enquête devait encore suivre son cours et qu’il y avait risque que le Capitaine Karuta pourrait s’enfuir et retourner au Congo.

Le Tribunal de Grande Instance de Gasabo a souligné dans son verdict qu’il n’était pas satisfait par les arguments de la défense et a par conséquent décidé de maintenir le Capitaine Karuta en détention.

Rwanda: Ex-FDLR officer admits terrorism charges and claims complicity with Victoire Ingabire’s FDU-Inkingi

Kapiteni Karuta wahoze mu ngabo za FDLR yemeye ibyaha, akazakoreshwa mu gushinja Victoire Ingabire

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May 11, 2010   No Comments

L’Union Européenne accorde une aide de 73,8 millions d’euros au Rwanda

Des relations fortes : Le Président Kagame et le chef de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso

Des relations fortes : Le Président Kagame et le chef de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso

Kigali : L’Union européenne a accordé lundi une aide de 73,8 millions d’euros au Rwanda pour contribuer au développement rural, à l’amélioration du réseau routier et des institutions.

“Ce sont des secteurs clés du développement, de la lutte contre la pauvreté et de la consolidation de la démocratie”, souligne Michel Arrion, ambassadeur de l’UE à Kigali, dans un communiqué.

Sur les 73,8 millions d’euros, 32 seront consacrés à l’amélioration de la route qui mène en Ouganda et 12 millions iront au budget de la justice, du maintien de l’ordre et du programme de réconciliation.

A trois mois de la présidentielle, 5,3 millions seront par ailleurs alloués à la commission électorale et 4,5 des 20 millions restants permettront d’améliorer la sécurité alimentaire des dix millions de Rwandais ainsi que la préservation des sols.

[ARI-RNA]

A Lire: Au nom de la paix, cessez d’aider Paul Kagame
(‘Le chien aboie, la caravane passe’!)

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May 10, 2010   No Comments

Un Rwandais présumé génocidaire arrêté à l’aéroport International de Bruxelles

Bruxelles – NKB (Nouvelles de Kigali à Bruxelles) rapporte que “d’après une source digne de foi qui cite les autorités judiciaires belges”, M. Charles Bandora, recherché en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités rwandaises, a été arrêté à l’aéroport international de Bruxelles à Zaventem, le vendredi 7 mai.

M. Bandora, fiché sur le site d’Interpol, avait été arrêté début cette année par les autorités malawiennes quelques semaines après la visite du Procureur Général Rwandais Martin Ngoga au Malawi puis il avait été libéré.

Il n’est pas encore clair si les autorités belges ont l’intention de l’extrader vers le Rwanda.

May 9, 2010   1 Comment

Dominique Mbonyumutwa: De Byimana à Nyamabuye, on le poursuit jusque dans sa tombe!

par Pierre Bagilishya

Dominique Mbonyumutwa: Premier President de la Republique RwandaiseDominique Mbonyumutwa: Premier Président de la République Rwandaise

De Byimana à Nyamabuye on  le poursuit jusque dans sa tombe: MORT POUR LA TROISIEME FOIS!
(Dominique Mbonyumutwa n’a pas fini de mourir.)

En 1959, il a été attaqué à Byimana (Gitarama) après la messe par des jeunes sous-chefs tutsi. Il a été laissé dans la bananneraie pour mort. Il survivra et sera nommé par la suite premier président de la jeune république rwandaise en 1960.
Ce geste de la part des dignitaires tutsi est resté à jamais gravé dans la mémoire collective de la communauté des bahutu.
Ce fût sans aucun doute le déclic de la conscience collective de se libérer du joug féodal tutsi.

Funérailles de Dominique Mbonyumutwa

Funérailles de Dominique Mbonyumutwa

En 1992, il mourra cette fois-ci et sera enterré MU CYUBAHIRO en présence des hutu et des tutsi. Il a eu tous les honneurs d’un ancien Chef d’Etat rwandais. Sa tombe survivra au même titre que celles des anciens rois batutsi.

Il faut rappeler que de par l’histoire même la révolution française ou le communisme de Russie n’ont jamais profané les tombeaux des rois.
Il en a été de même en 1959 au Rwanda, la révolution rwandaise n’a jamais profané les tombeaux des rois.
Même la reine a survécu jusqu’en 1994 logé et nourri par la République.

En 2010, Dominique Mbonyumutwa est mort pour la troisième fois. Il a été déterré et enterré de nuit par les fils de ceux qui l’on tabassé en 1959. La nuit leur a épargné la colère du peuple.
Mais, sans aucun doute, le FPR dans tous ses gestes joue étonnemment le jeu de l’autruche. Ils semblent ignorer qu’ils dorment et se reveillent avec 9 millions de hutu, c’est-à-dire 85 % de la population.

Il n’y a qu’un seul message à travers tous ces événemnets: que les tutsi cessent de faire le malin. Cette époque est révolue.
Il reste à vivre ensemble d’égal à égal. Il n’y a pas d’autres solutions qui vaillent.

C’est à travers la vérité et toute la vèrité que tous rwandais nous éviterons des catastrophes comme celles que nous avons connues durant ces dernières années.

Il est plus que temps qu’on parle de la VRAIE ET FRANCHE RÉCONCILIATON.

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May 6, 2010   4 Comments

De sa captivité, Victoire Ingabire s’adresse aux Rwandais et amis du Rwanda

Victoire Ingabire, Chair of FDU-InkingiVictoire Ingabire: “le gouvernement a décidé de m’enchaîner mais c’est peine perdue parce que ma détermination reste intacte.”

Rwandaises, Rwandais, Amis du Rwanda

Cela fait environ 4 mois que je suis de retour dans mon pays natal après 16 ans d’exil.
A plusieurs milliers de kilomètres, les cris de douleur et la misère de mon peuple m’interpellaient.
Aussitôt arrivée au pays je suis inlassablement lynchée et diabolisée par une campagne de haine entretenue par le régime, la machine de l’Etat et une presse partisane.
Le harcèlement et l’intimidation cèdent le pas à d’interminables interrogatoires dans les locaux de la police d’Etat.
La raison principale consiste à me priver de mes droits politiques, à tisser un dossier criminel en vue de dérailler le processus d’enregistrement de mon parti politique FDU INKINGI et enfin de m’empêcher de me présenter aux élections présidentielles.

1. La captivité.

Comme vous le savez, le 21 avril 2010, les autorités rwandaises ont pris la décision injuste de m’emprisonner.
J’ai passé la nuit en prison, en même temps mon domicile a été fouillé de fond en comble : nos 2 ordinateurs, 1 ordinateur d’un visiteur, des téléphones portables de toutes personnes qui étaient dans la maison, un caméra électronique, des cartes SIM, des flash disques, des logiciels, des CDs, des emblèmes et banderoles de mon parti, mes cartes de visites, des contrats de location, mon passeport, mon permit de conduire de l’UE et tout autre document écrit ont été emportés par la police.
Le lendemain de mon arrestation, avec l’aide de mon avocat, bien que contestant le fond de l’affaire et les conditions de ma liberté, j’ai demandé et obtenu une liberté provisoire.

J’ai donc été placée sous contrôle judiciaire et je n’ai aucun droit de quitter le pays ou la ville de Kigali et je suis obligée de me présenter devant le Procureur deux fois par mois.

Au regard de tous les harcèlements, les persécutions et les limitations à ma liberté de mouvement que je subis depuis mon retour au pays, mes conditions de vie au Rwanda n’ont pas changé; ce qui est nouveau c’est le fait que cette fois-ci, ma semi-liberté revêt un caractère officiel car j’ai une décision formelle des obstacles qui m’ont été imposées depuis le début. Je suis en captivité.

Je sais que beaucoup d’entre vous attendent avec impatience d’entendre de vive voix notre message pour la liberté.
Vous savez sans doute que dans le but de bloquer nos activités politiques et d’annihiler toutes velléités démocratiques, le gouvernement a décidé de m’enchaîner mais c’est peine perdue parce que ma détermination reste intacte.

Même si dans toute dictature, toute personne qui milite pacifiquement pour la démocratie est toujours prête à être emprisonnée, c’est toujours tragique d’être privé de sa liberté.

Je profite de cette occasion pour remercier toutes les personnes qui se sont mobilisées pour obtenir ma libération, fût-elle conditionnelle, au premier rang desquels mes camarades des FDU-Inkingi qui m’ont trouvé les moyens et soutiens pour ma défense lors du procès, lequel a abouti à ma libération provisoire.

Mes remerciements vont aussi à la population rwandaise qui est venue nombreuse assister au procès et me témoigner ainsi de son soutien dans le combat pour la démocratie.

A tous, je vous adresse ce message pour vous renouveler toute ma gratitude pour votre soutient et vos prières, pour vous donner des nouvelles de ma captivité et de mon procès et enfin pour vous encourager dans la recherche d’une solution démocratique.

2. Mon procès est un procès éminemment politique

Rwandaises, Rwandais, Amis du Rwanda,

Ce procès qu’on veut m’intenter est un prétexte, un faux procès car, même mes accusateurs savent pertinemment que le dossier est vide et que je suis innocente.

Puisque je suis leur adversaire politique, ils ont recouru à une presse partisane qu’ils contrôlent et aux autorités administratives acquises à leur cause pour me traîner dans la boue.

Ils en sont arrivés à m’attaquer physiquement dans les locaux de l’Administration du secteur de Kinyinya.

Constatant que toutes ces menaces n’atteignaient pas mon moral et que je continuais de m’approcher de la population pour écouter ses réels problèmes, ils ont cette fois-ci eu l’idée lumineuse de recourir à leur « forteresse de lois », établie et interprétée à leur guise.

Ils ont alors commencé à me convoquer chaque semaine, si bien que tout mon emploi du temps s’était réduit aux allers-retours entre mon domicile et les bureaux de la police criminelle (C.I.D.), ce, depuis le mois de février jusqu’au jour de mon emprisonnement le 21avril 2010.

C’est ironiquement criminel de s’opposer politiquement à ce régime.

En réalité, pourquoi me persécutent-ils? De quoi m’accusent-ils?

Les chefs d’accusation en mon encontre sont les suivants:

o le divisionnisme
o la propagation de l‘idéologie du génocide
o la collaboration avec les rebelles des FDLR

2. 1. Divisionnisme

2.1.1. Nous sommes un parti d’opposition

Comme vous le savez je dirige une formation d’opposition.
Sur la plupart des problèmes qui concernent le peuple rwandais, nous avons une perception différente des problèmes, leur analyse, leur solution.

Nous n’accepterons jamais de nous ranger derrière le parti-état FPR.

Nous savons que pour le régime le fait de ne pas avoir la même vision que le FPR est assimilé au divisionnisme.

La Constitution de notre pays, que le régime du FPR a mis en place lui-même, reconnait le pluralisme politique. Cela veut dire qu’elle reconnait le droit aux citoyens et aux autres formations d’avoir des idées politiques différentes de celles du parti au pouvoir.

Nous n’avons pas peur de dire au monde entier que les Rwandais sont sous le joug de la peur et de l’obscurantisme, que la famine est criante dans les campagnes rwandaises et que les chiques, signe attestant de la grande misère dans notre pays, qui avaient disparu dans beaucoup de régions du pays, ont réaparu.

Nous sommes contre les décisions qui obligent les paysans à détruire leurs bananeraies de manière totalitaire alors que c’est leur source principale de revenus, en tous cas pour la plupart d’entre eux.

Nous dénonçons publiquement la gestion du système de santé, car, il y a un manque criant de médicaments dans le monde rural. Les rares médicaments disponibles coûtent trop cher et les malades doivent les acheter de leur propre poche, sans remboursement, alors que tout Rwandais adhère obligatoirement à une mutuelle.

La réforme scolaire et l’anglicisation se heurtent au manque d’infrastructures de base, à l’inadéquation de la formation des enseignants et à l’absence de matériel scolaire en Anglais.
Comment un enseignant peut-il dispenser des cours dans une langue qu’il ne parle pas et sans matériel pédagogique ?
C’est vraiment triste pour la qualité de l’enseignement au Rwanda.

Dans les écoles les professeurs d’histoires sont totalement confus : les versions contradictoires de l’histoire nationale imposées par le régime sont en contradiction avec les faits historiques.

Nous sommes contre le fait que les Tribunaux Gacaca, qui dans la tradition rwandaise, étaient chargés de trancher des contentieux interindividuels et sociaux, jugent des affaires qui demandent des connaissances en matière pénale que les juges de ces tribunaux ne possèdent pas.
Cela s’avère d’autant plus grave qu’il s’agit des crimes aussi graves que le génocide.
Nous sommes aussi opposés au fait que les accusés de ces tribunaux ne disposent d’aucun droit à être assistés par un avocat.

Un éminent chercheur, expert près le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, sis à Arusha, le Pr. André Guichaoua, qui vient de sortir un opus intitulé ‘‘Rwanda, de la guerre au génocide‘‘, a analysé les procès jugés par les Tribunaux Gacaca; il est arrivé à la conclusion que toute personne agée d’au moins 14 ans et qui vivait au Rwanda en 1994, a comparu comme accusé devant lesdits tribunaux populaires.

Nous ne sommes pas non plus d’accord avec le régime sur le sort réservé à nos frères du Congo, tués depuis 1996 et dont le nombre de morts dépasse 5 millions si l’on en croit les rapports d’experts onusiens et indépendants.

Ce sont entre autres tous ces désacords avec le régime en place qui nous valent les accusations de divisionnisme.

2.1.2. Certaines déclarations du Président Kagame montrent un manque de réserve de la part d’un chef d‘Etat

Le pouvoir suspend des journaux indépendants, crée des divisions dans les partis politiques qui ne lui sont pas inféodés, empêche les autres de tenir leurs assemblées constituantes, emprisonne des opposants politiques comme Déo Mushayidi et des officiers supérieurs. Et l’on voudrait que l’on se taise pour éviter d’etre taxé de divisionniste.

Lorsque nous revendiquons le droit d’expression, la liberté tout court, le Président répond qu’il s’en fout, que ses opposants n’ont aucune valeur, que ce sont des hooligans et des criminels.

Il a aussi venté les mérites patriotiques de tirer sur des gens au Congo.

Même si le Président de la République se plait à m’insulter sur la voie publique, moi je le respecte comme chef de l’Etat.
Je suis une mère et je ne peux répliquer à ce genre d’attaques mais entendre ces mots de la bouche du chef de l’Etat m’a trop peinée.

J’ai été accablée d’entendre un tel discours prononcé dans la période de commémoration du génocide des Tutsis et, aussi, devant les deux Chambres du Parlement réunies. Par respect pour tous les rescapés du génocide, je n’ai pas voulu réagir.

Devrions-nous encore être accusés de divisionnisme puisque nous dénonçons un tel langage de la part du chef de l’Etat ou de son gouvernement? Non.

2.1.3. La question ethnique ne devrait pas rester tabou

Le problème ethnique est devenu tabou, personne n’ose en parler ouvertement.

Dire que le peuple rwandais est composé de trois ethnies n’est pas un délit et ne constitue pas de problème en soi.

Le problème est d’être discriminé à cause de son appartenance ethnique tutsi, hutu ou twa. Comment oser affirmer qu’il n’existe pas d’ethnies au Rwanda quand il est de notoriété publique que le génocide et les massacres qui se sont déroulés au Rwanda, l’ont été sur base ethnique?

Nous affirmons bel et bien qu’un génocide a visé les Tutsi, ils ont été pouchassés et tués parcequ’ils étaient Tutsi.

Nous voulons mettre en place une vraie politique visant à examiner sans complaisance ce problème afin de prévenir qu’un tel drame ne se reproduise dans l’avenir et que nul ne soit discriminé du fait de son origine ethnique.

La vie de tout un chacun est sacrée, elle doit être préservée et protegée par la loi et par les institutions.

Nous affirmons cela et l’on nous accuse, ma formation politique et moi, de divisionnisme.

2.2. Propagation de l‘idéologie génocidaire.

2.2.1. Nous reconnaissons le génocide

Ma formation politique, FDU-Inkingi, fondée en 2006 et moi-même, reconnaissons qu’en 1994 il y a eu au Rwanda un génocide contre les Tutsi.

Nous reconnaissons aussi qu’avant, pendant et après 1994, il y a eu au Rwanda des crimes contre l’humanité ayant visé les autres composantes de la population rwandaise.

Ce sont des faits établis auxquels certains d’entre nous ont assisté et qui ont été reconnus par l’Organisation des Nations Unies dans sa Résolution 955/1994.

Nous affirmons aussi sans ambages que toute personne ayant une responsabilité dans ces crimes doit répondre de ses actes devant la justice.

Pour le régime actuel, ce langage constitue une négation et une idéologie du génocide.

2.2.2. Notre vision de la réconciliation

Nous voulons la réconciliation du peuple rwandais, et nous savons qu’aucune réconciliation ne sera possible aussi longtemps que la souffrance de toutes les victimes ne sera pas reconnue.
Nous encourageons les Rwandais à discuter sans tabou de la tragédie. Ils devront s’asseoir ensemble pour jeter une base solide pour une solution durable.
La justice doit être équitable et non sélective.

2.2.3. Destruction du symbole de la démocratie

Dans la nuit du premier mai 2010, le régime a ordonné la profanation du symbole de la démocratie et l’exhumation des restes de M. Dominique Mbonyumutwa, le premier président de la République Rwandaise.

C’est un signal fort contre les libertés et valeurs démocratiques au Rwanda.

Ces manipulations de l’histoire nationale pour des intérêts du régime constituent une rupture entre l’Etat et la société.

2.3. Collaboration avec les FDLR

Souvenez-vous de mon discours du 16 janvier 2010 à l’aéroport de Kanombe, à mon arrivée sur le sol rwandais après 16 ans d’exil.

Je vous ai dit ceci: « Je suis une fille, une mère qui rentre dans mon pays, je rentre pour mener un combat pacifique, je rentre pour qu’ensemble nous nous libérions du joug de la peur, de la pauvreté. Dans nos différences de points de vue, de projets et de convictions, je viens construire avec vous notre pays. Je ne suis pas accompagnée par une armée, car, je viens auprès de vous, mes parents, mes frères, mes petites et grandes soeurs. Personne ne peut barrer la route à un enfant qui rentre chez lui. (…) Nous n’avons pas besoin d’une autre guerre. Beaucoup de sang a été versé. Trop c’est trop…»

Que devrais-je avoir ajouté à ce discours pour convaincre les autorités rwandaises de ma bonne foi ?
Les rebelles, je n’en ai pas besoin. Pendant 16 ans, les FDLR et le régime se sont côtoyés.
Ceci doit s’arrêter.
Nous voulons la paix.
Nous condamnons avec la dernière énergie cette politique qui a décimé environ 5 millions de congolais depuis 1996.

Finir définitivement la question des FDLR c’est aussi en partie, rechercher une solution dans l’est de la RDC.

Les gens qui ont guerroyé n’ont pas gagné la paix. Pourquoi devrions-nous nous inspirer d’un échec?

Ils vont faire défiler des dizaines et des centaines d’ex FDLR pour m’accuser de collaboration ou d’autres choses qu’ils décideront.
Notre réponse va rester la même. La guerre n’est pas une solution.
A quoi peut-on arriver avec des soi-disant colonels pareils ? Pourquoi les ont-ils enfermés dans des établissements militaires sans procès depuis 2009, quelques mois avant mon retour au pays, pour les utiliser aujourd’hui contre moi ?

La décision de venir faire la politique au Rwanda de manière pacifique contre un régime dictatorial a été prise après mûres réflexions.
Nous avons longuement examiné tous les scenarii pour résoudre les problèmes politiques du Rwanda, en avons aussi mesuré les conséquences de chaque approche.
Nous avons choisi la voie pacifique afin d’éviter une nouvelle effusion de sang et pour préserver la recomposition encore possible du tissu social rwandais.

Les FDLR sont des Rwandais. Ils ont besoin de garanties pour rentrer sans armes dans leur pays. Ceux qui sont impliqués dans les crimes de génocide et autres crimes contre l’humanité vont s’expliquer devant une justice équitable. Les autres méritent une réinsertion socioprofessionnelle. Mais si vous emprisonnez une personne soupçonnée de parler aux membres de la rébellion comment allez-vous les convaincre de rentrer dans la paix, et de ne pas moisir en prison ?

Nous sommes en désaccord total avec la politique actuelle du gouvernement de “débaucher” quelques dirigeants des FDLR, tout en privilégiant l’usage de la force contre tous les autres.

Je prends l’engagement solennel que si le peuple plaçait sa confiance en moi et m’élisait pour présider à la destinée de ce pays, mon gouvernement va entamer des négociations directes avec les FDLR. Ils ne disposent pas d’autre pays que le Rwanda sur cette planète.

3. La vision des FDU-Inkingi concernant le problème de l’armée nationale

“Je ne suis pas accompagnée d’une armée, je viens vers vous”. Ce principe est fondamental et j’y reste attachée.
Notre armée est capable. Aussi longtemps que l’armée ne sera pas au service d’un individu mais au service de la Nation avec comme mission constitutionnelle de sauvegarder la souveraineté de la nation, d’assurer la sécurité de tous les Rwandais, de protéger et de respecter les institutions issues d’une consultation démocratique transparente, de promouvoir la paix au niveau régional.
Je reconnais cette armée. Il s’agit d’une véritable armée nationale.

L’armée veut une gestion professionnelle de la carrière des militaires qui la compose. Elle ne voudrait pas être prise en otage par un individu. Je voudrais rassurer ceux qui, parmi les Forces de Défence Rwandaises et parmi la Police Nationale, n’avaient pas encore pris connaissance de notre vision de l’armée nationale.

Conclusion

Rwandaises, Rwandais, Amis du Rwanda,

Je prie les représentants des pays amis du Rwanda ainsi que la communauté internationale de nous appuyer dans notre effort de construire un Etat de droit, respectueux des libertés fondamentales de la personne humaine.

Il n’est en effet pas de développement durable sans liberté et toute vision de la stabilité politique par la dictature est la négation même de la stabilité.

Des signes encourageants de développement resteront fragiles si le pays est géré par une dictature d’un homme.
Des encenseurs du régime lui ont trouvé des avantages en rapport avec une croissance économique sans précédent et l’amélioration des conditions de vie.
Ces affirmations ignorent la misère de la masse rurale. La majorité de la population rwandaise croule dans une pauvreté totale.

Il n’y aura jamais de véritable solution, jamais de développement viable si celui-ci n’a pas de fondation solide qu’est la démocratie, l’état de droit et une politique de réconciliation nationale sérieuse.
Ceux qui ont pensé que c’était possible ont vu les limites de cette approche.

Je termine en demandant au Président de la République, le Général Paul Kagame, d’accepter le recouvrement de ma liberté totale afin que je m’attele à la mission à l’origine de mon retour d’exil, à savoir, faire de la politique.

Je dois organiser le congrès constitutif de mon parti, le faire enregistrer afin qu’il soit agréé pour mener librement ses activités politiques.

Je lui demande de permettre le déroulement d’élections transparentes afin que le peuple choisisse librement son prochain président.

Que dieu vous bénisse tous.

Mme Victoire Ingabire Umuhoza
Présidente des FDU-Inkingi
Kigali, le 03 mai 2010

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May 6, 2010   3 Comments

La tombe de l’ancien Président Rwandais Mbonyumutwa profanée

Dominique Mbonyumutwa: Premier President de la Republique Rwandaise

Dominique Mbonyumutwa: Premier Président de la République Rwandaise

La tombe de l’ancien Président Rwandais Dominique Mbonyumutwa a été profanée par les autorités rwandaises dans des circonstances non claires.

Selon les informations captées à la Radio BBC, son corps a été déterré Samedi pendant la nuit de son lieu officiel de repos, le Stade de la Démocratie à Gitarama, et apparemment transféré dans un cimetière à Gahondo.

La décision de détruire la tombe sacrée de feu Président Mbonyumutwa a été prise par le gouvernement rwandais après que Victoire Ingabire, icône de l’opposition politique contre Kagame, s’était recueillie en Janvier dernier sur ce lieu symbolique historique.

Mr Mbonyumutwa fut nommé premier Président du Rwanda le 28 Janvier 1961, jour où les pionniers de l’émancipation Hutu et pères de la Révolution Rwandaise de 1959 (comprenant entre autres Grégoire Kayibanda, Dominique Mbonyumutwa, Barthazar Bicamumpaka, Joseph Gitera, Kayuku…) ont aboli la monarchie au Rwanda et proclamé la République Rwandaise.

Les Rwandais voient en cet acte de vandalisme étatique, fait sous le couvert de la nuit, une volonté délibérée de provoquer davantage le courroux de la tranche de la population qui est continuellement opprimée, baillonnée et psychologiquement harcelée par le régime.

L’histoire nous montrera sans doute ce qu’augurent de tels actes d’extrêmisme et de provocation de l’actuel régime de Kagame!

Lire aussi: Rwanda state vandalism: Grave of former Rwandan President dug and moved at night

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May 5, 2010   1 Comment

Président Rwandais Paul Kagame, prédateur de la liberté de la presse selon RSF

Paul Kagame: reconnu intolérant.

Paul Kagame: reconnu intolérant.

Derrière les violations de la liberté de la presse se cachent des responsables et des commanditaires, affirme l’organisation Reporters sans Frontières (RSF). Qu’ils soient président, ministre, chef d’état-major, chef religieux ou leader d’un groupe armé, ces prédateurs de la liberté de la presse ont le pouvoir de censurer, emprisonner, enlever, torturer et, dans les pires des cas, assassiner des journalistes.

A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Reporters sans Frontières a publié lundi sa liste actualisée des prédateurs de la liberté de la presse.

Cette année, la liste comporte 40 noms : hommes politiques, dirigeants d’institutions d’Etat, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui s’attaquent directement aux journalistes, qui font de la presse leur ennemi privilégié, leur bête noire.

“Puissants, dangereux, violents, ils sont au-dessus des lois”, souligne l’organisation non gouvernementale de défense de la presse.

Pas moins de 17 chefs d’Etat et de nombreux chefs de gouvernement figurent sur la liste, aux côtés de certaines forces armées régulières, d’organisations criminelles, mafieuses ou terroristes. Présidents chinois, iranien, rwandais ou tunisien disputent ces tristes honneurs aux FARC, à l’ETA ou aux Forces israélienne ou palestinienne.

Par continent, l’ONG stigmatise les plus féroces adversaires de la liberté d’expression.

En Afrique, le Président du Rwanda Paul Kagame fait partie de ceux qui battent le record de l’intolérance et prennent systématiquement pour cible le travail des journalistes.
Voici le portrait que Reporters Sans Frontières dresse au sujet du Président Rwandais Kagame.

Une silhouette tout en longueur, des petites lunettes d’intellectuel, des costumes soignés.
Le physique lisse de Paul Kagamé évoque plus l’homme politique moderne que l’ancien chef de guerre qu’il a été et son rôle trouble dans l’histoire de son pays.

Président depuis 2000, le processus de réconciliation enclenché par l’Etat suite au génocide de 1994 lui sert largement à asseoir son pouvoir et à neutraliser l’opposition.

Kagame ne tolère aucune question embarrassante lors de ses conférences de presse, dénigre régulièrement les journalistes et qualifie les médias critiques de “Radio Mille Collines”.

Chaque année, plusieurs journalistes rwandais choisissent l’exil, jugeant le climat irrespirable dans leur pays. Le président Kagame n’en a cure : pour lui, ces journalistes sont des “mercenaires” et des “clochards”.

La BBC a été interdite de diffusion l’année dernière suite à une émission revenant sur le génocide et s’écartant de la ligne officielle.

Les journaux Umuseso, bête noire du régime, et Umuvugizi sont régulièrement inquiétés pour leur ligne éditoriale et leurs responsables poursuivis en justice. Les deux publications ont été suspendues pour six mois lors de l’élection présidentielle de 2010.

Diffamation, immixtion dans la vie privée, offense à la personne du président de la République, ce genre de mobiles est utilisé à tour de bras par le ministère de l’Information, ou le Haut Conseil des médias, son antenne de régulation fort peu indépendante.

Cerise sur le gâteau, le capital de départ exorbitant désormais exigé pour la création d’un média (41000 euros, par exemple, pour le lancement d’un journal écrit), moyen efficace de freiner la diversification du marché de la presse.

Dans son rapport, RSF rappelle que “depuis le début de l’année, neuf journalistes ont payé de leur vie leur liberté de ton et près de 300 professionnels de la presse et citoyens du Net sont actuellement en prison”.

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May 5, 2010   1 Comment

Le Président Rwandais Paul Kagame traîné devant le tribunal d’Oklahoma, USA

Paul Kagame - killed Hutu Presidents Juvenal Habyarimana and Cyprien Ntaryamira and sparked Rwandan GenocidePaul Kagame – nie avoir donné l’ordre d’abattre l’avion transportant les Présidents Juvenal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira et d’avoir déclenché le génocide rwandais.

Le Président Rwandais Paul Kagame était ce vendredi l’invité d’honneur d’une cérémonie qui s’est tenue à l’Université Chrétienne de l’Oklahoma (Etats-Unis d’Amérique).

Mais sa visite à Oklahoma City cette semaine a été marquée par un évènement inattendu.

Les avocats des veuves Agathe Habyarimana et Sylvana Ntaryamira des deux présidents Hutus du Rwanda et du Burundi dont l’assassinat avait provoqué le génocide de 1994, ont déposé contre Kagame et 9 complices une plainte devant le Tribunal de District de Oklahoma, lui reprochant entre autres d’avoir donné l’ordre d’abattre l’avion qui transportait les présidents Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira.

Voici le texte complet de la plainte contre Paul Kagame et complices
en anglais.

Conscient de la requête judiciaire qui pesait sur lui et sentant qu’on allait profiter de l’occasion pour lui remettre la plainte en personne, le Président Kagame est parti avant la fin de la manifestation et n’a fait aucun commentaire sur la plainte déposée contre lui. Un porte-parole de l’université a déclaré que Paul Kagamé était venu en l’honneur des étudiants et qu’il n’était pas question d’être impliqué dans la politique rwandaise.

Les veuves de Juvénal Habyarimana et de Cyprien Ntaryamira ne vivent pas aux Etats-Unis mais elles ont porté plainte à Oklahoma City en raison des liens que Paul Kagame entretient avec l’université, selon leurs avocats.
Elles demandent 350 millions de dollars de dommages et intérêts.

Paul Kagame était à la tête de l’armée rebelle Tutsi du Front Patriotique Rwandais, qui a déclenché la guerre contre le Rwanda en Octobre 1990 et a pris le pouvoir au Rwanda en 1994 suite à l’assassinat le 6 avril 1994 de deux chefs d’Etat Hutu Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi et au génocide qui s’en est suivi.

Paul Kagame nie avoir donné l’ordre d’abattre l’avion qui transportait les deux chefs d’Etat hutus. Le FPR a toujours accusé les hutus d’avoir tiré sur l’avion pour trouver un prétexte à leurs «plans génocidaires».

Une commission d’enquête ad hoc mise sur pied par Paul Kagame, dite Commission Mutsinzi, a conclu que l’assassinat du Président Habyarimana était imputable aux militaires de sa propre armée gouvernementale, contredisant ainsi les conclusions auxquelles était arrivé le juge Français Jean-Louis Bruguière qui rendait Paul Kagame et son entourage entièrement responsables de l’attentat.

Tout le monde se demande pourquoi Kagame, a si peur de donner son témoignage au tribunal s’il n’a réellement rien à cacher et s’il a confiance aux conclusions de sa propre commission d’enquête.

Tant que la vérité sera occultée sur les auteurs de l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana, le doute persistera sur la crédibilité du Président Paul Kagame et sur son rôle dans la planification et le déclenchement du génocide rwandais. L’établissement de la vérité sur cet attentat permettrait aussi d’enlever les nombreuses frustrations des Rwandais qui ont faim d’entamer un processus de réconciliation basée sur la vérité, l’honnêtete et le respect mutuel.
Voici comment le Président Kagame nie son rôle dans l’assassinat des deux Présidents Hutus:
[youtube]sSQJjB0VbJY[/youtube]

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May 3, 2010   2 Comments