Tribune d'Information sur le Rwanda

La tombe de l’ancien Président Rwandais Mbonyumutwa profanée

Dominique Mbonyumutwa: Premier President de la Republique Rwandaise

Dominique Mbonyumutwa: Premier Président de la République Rwandaise

La tombe de l’ancien Président Rwandais Dominique Mbonyumutwa a été profanée par les autorités rwandaises dans des circonstances non claires.

Selon les informations captées à la Radio BBC, son corps a été déterré Samedi pendant la nuit de son lieu officiel de repos, le Stade de la Démocratie à Gitarama, et apparemment transféré dans un cimetière à Gahondo.

La décision de détruire la tombe sacrée de feu Président Mbonyumutwa a été prise par le gouvernement rwandais après que Victoire Ingabire, icône de l’opposition politique contre Kagame, s’était recueillie en Janvier dernier sur ce lieu symbolique historique.

Mr Mbonyumutwa fut nommé premier Président du Rwanda le 28 Janvier 1961, jour où les pionniers de l’émancipation Hutu et pères de la Révolution Rwandaise de 1959 (comprenant entre autres Grégoire Kayibanda, Dominique Mbonyumutwa, Barthazar Bicamumpaka, Joseph Gitera, Kayuku…) ont aboli la monarchie au Rwanda et proclamé la République Rwandaise.

Les Rwandais voient en cet acte de vandalisme étatique, fait sous le couvert de la nuit, une volonté délibérée de provoquer davantage le courroux de la tranche de la population qui est continuellement opprimée, baillonnée et psychologiquement harcelée par le régime.

L’histoire nous montrera sans doute ce qu’augurent de tels actes d’extrêmisme et de provocation de l’actuel régime de Kagame!

Lire aussi: Rwanda state vandalism: Grave of former Rwandan President dug and moved at night

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May 5, 2010   1 Comment

Président Rwandais Paul Kagame, prédateur de la liberté de la presse selon RSF

Paul Kagame: reconnu intolérant.

Paul Kagame: reconnu intolérant.

Derrière les violations de la liberté de la presse se cachent des responsables et des commanditaires, affirme l’organisation Reporters sans Frontières (RSF). Qu’ils soient président, ministre, chef d’état-major, chef religieux ou leader d’un groupe armé, ces prédateurs de la liberté de la presse ont le pouvoir de censurer, emprisonner, enlever, torturer et, dans les pires des cas, assassiner des journalistes.

A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Reporters sans Frontières a publié lundi sa liste actualisée des prédateurs de la liberté de la presse.

Cette année, la liste comporte 40 noms : hommes politiques, dirigeants d’institutions d’Etat, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui s’attaquent directement aux journalistes, qui font de la presse leur ennemi privilégié, leur bête noire.

“Puissants, dangereux, violents, ils sont au-dessus des lois”, souligne l’organisation non gouvernementale de défense de la presse.

Pas moins de 17 chefs d’Etat et de nombreux chefs de gouvernement figurent sur la liste, aux côtés de certaines forces armées régulières, d’organisations criminelles, mafieuses ou terroristes. Présidents chinois, iranien, rwandais ou tunisien disputent ces tristes honneurs aux FARC, à l’ETA ou aux Forces israélienne ou palestinienne.

Par continent, l’ONG stigmatise les plus féroces adversaires de la liberté d’expression.

En Afrique, le Président du Rwanda Paul Kagame fait partie de ceux qui battent le record de l’intolérance et prennent systématiquement pour cible le travail des journalistes.
Voici le portrait que Reporters Sans Frontières dresse au sujet du Président Rwandais Kagame.

Une silhouette tout en longueur, des petites lunettes d’intellectuel, des costumes soignés.
Le physique lisse de Paul Kagamé évoque plus l’homme politique moderne que l’ancien chef de guerre qu’il a été et son rôle trouble dans l’histoire de son pays.

Président depuis 2000, le processus de réconciliation enclenché par l’Etat suite au génocide de 1994 lui sert largement à asseoir son pouvoir et à neutraliser l’opposition.

Kagame ne tolère aucune question embarrassante lors de ses conférences de presse, dénigre régulièrement les journalistes et qualifie les médias critiques de “Radio Mille Collines”.

Chaque année, plusieurs journalistes rwandais choisissent l’exil, jugeant le climat irrespirable dans leur pays. Le président Kagame n’en a cure : pour lui, ces journalistes sont des “mercenaires” et des “clochards”.

La BBC a été interdite de diffusion l’année dernière suite à une émission revenant sur le génocide et s’écartant de la ligne officielle.

Les journaux Umuseso, bête noire du régime, et Umuvugizi sont régulièrement inquiétés pour leur ligne éditoriale et leurs responsables poursuivis en justice. Les deux publications ont été suspendues pour six mois lors de l’élection présidentielle de 2010.

Diffamation, immixtion dans la vie privée, offense à la personne du président de la République, ce genre de mobiles est utilisé à tour de bras par le ministère de l’Information, ou le Haut Conseil des médias, son antenne de régulation fort peu indépendante.

Cerise sur le gâteau, le capital de départ exorbitant désormais exigé pour la création d’un média (41000 euros, par exemple, pour le lancement d’un journal écrit), moyen efficace de freiner la diversification du marché de la presse.

Dans son rapport, RSF rappelle que “depuis le début de l’année, neuf journalistes ont payé de leur vie leur liberté de ton et près de 300 professionnels de la presse et citoyens du Net sont actuellement en prison”.

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May 5, 2010   1 Comment