Tribune d'Information sur le Rwanda

Posts from — octobre 2012

Le Parti Social Imberakuri consterné par la condamnation de l’opposante politique Victoire Ingabire

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 025/P.S.IMB/012

Le Parti Social IMBERAKURI vient d’apprendre avec une très grande consternation la condamnation à huit ans de prison de Madame Victoire INGABIRE, Présidente des FDU Inkingi.

Le verdict de culpabilité que la Haute Cour de Kigali vient de prononcer ce 30 octobre 2012 n’a rien de surprenant vu l’acharnement du gouvernement de Kigali sur sa personne depuis son retour 16 Janvier 2010 après plusieurs années de résidence ininterrompue en Hollande.

En effet, alors qu’elle était rentrée pour faire enregistrer son parti en vue des élections présidentielles du 09 Août 2010, Madame Victoire INGABIRE a, à maintes reprises, été malmenée par le pouvoir, d’abord en refusant d’enregistrer son parti, puis en la privant partiellement de la liberté de mouvement jusqu’à son emprisonnement le 14 Octobre 2010.

Comme il est d’usage à tout opposant politique, Madame Victoire INGABIRE a dès lors connu une mascarade de procès où les co-accusés sont en même temps des témoins à charge après qu’ils aient été soumis à des séances d’entrainement d’accusation qu’ils ont suivi dans la prison militaire de Kami. Accusée d’abord de six chefs d’accusation relatifs notamment « à des actes terroristes » et « idéologie de génocide », son procès a connu plusieurs irrégularités avant que la cour ne prononce la culpabilité dans les chefs « d’atteinte au pouvoir établi » et « déni de génocide ».

En tout cas, ce procès vient de démontrer encore une fois, le refus du gouvernement de Kigali à tolérer les critiques et à accepter l’existence des partis d’opposition ainsi que les libertés d’expression dans une société démocratique. Dans cette optique, il est sied de rappeler que bien avant elle, Me Bernard NTAGANDA, Fondateur et Président du Parti Social IMBERAKURI, seul parti d’opposition jusque là enregistré, candidat élu par le congrès officiel de son parti le 25 Octobre 2009 aux présidentielles, il a été arrêté le 24 Juin 2010, premier jour d’inscription des candidats devant la commission électorale et a été condamné le 22 Avril 2012 à quatre ans de prison. Depuis, plusieurs hauts responsables du parti social IMBERAKURI sont emprisonnés ou pourchassés. Les derniers en date sont Mr Alexis BAKUNZIBAKE, Premier Vice Président et Madame Immaculée UWIZEYE KANSIIME, Secrétaire Général.

De même, Mr Déo MUSHAYIDI, Président du PDP Imanzi a été condamné le 24 Février 2012 à perpétuité alors que l’ex Président de la République Mr Pasteur BIZIMUNGU et son Ministre Mr Charles NTAKIRUTINKA avaient aussi été condamnés en 2002 respectivement à douze et dix ans pour le simple fait qu’ils avaient tenté de créer le parti le Parti Démocratique pour le Renouveau (PDR Ubuyanja). De plus, le Dr Théonneste NIYITEGEKA, candidat aux présidentielles de 2003 a été condamné à 15 ans de prison alors que Mr André KAGWA RWISEREKA, Vice Président du Green Party a été retrouvé décapité en juillet 2010.

Dans cette chasse à l’homme, les journalistes n’ont pas été épargnés. Ils sont au mieux emprisonnés, c’est le cas de Mesdames Agnès UWIMANA et Saidati MUKAKIBIBI, du journal Umurabyo, Mr Epaphrodite HABARUGIRA, de Radio Huguka et Mr Stanley GATERA du journal Umusingi et au pire, ils ont été assassinés. Ce fut le cas pour Mr Jean Léonard RUGAMBAGE du bimensuel Umuvugizi et Mr Charles INGABIRE du journal en ligne inyenyelinews.org

Cependant, le parti social IMBERAKURI note que malgré cet acharnement du gouvernement de Kigali à vouloir faire taire toute voix démocratique, la semence de la démocratie est déjà germée. Nous appelons tout à un chacun à unir nos forces pour l’arroser et la faire grandir et au gouvernement de Kigali qu’il a intérêt à œuvrer pour que la liberté et la sécurité de tout un chacun soient préservées.

Fait à Kigali, le 31 Octobre 2012

Alexis BAKUNZIBAKE

Premier Vice Président

octobre 31, 2012   No Comments

Rwanda: Victoire Ingabire, la femme qui a osé s’opposer au dictateur Kagame

Victoire Ingabire
Victoire Ingabire – opposition rwandaise

En août 2010 s’est tenue la deuxième élection présidentielle au Rwanda. Le général Paul Kagame, leader du Front patriotique rwandais, au pouvoir depuis 2003, a été réélu à 93 % – un taux digne de la Corée du Nord qui s’explique par les chansons débiles à sa gloire qui passent en permanence à la radio et sa faculté à organiser des rassemblements populistes un peu partout dans le pays, un peu tout le temps.

Les élections se sont déroulées dans un climat plutôt bon. Trois ou quatre grenades ont explosé au centre de Kigali, la capitale, pendant la campagne électorale, mais rien de bien méchant.

Paul Kagame déteste l’idée que quelqu’un puisse un jour le déposséder de ses fonctions. Si vous lui posez la question, il vous répondra certainement que l’opposition existe et que des partis se sont présentés face à lui pour l’élection de 2010. Mais si l’on regarde de plus près, les candidats qui ont pu se maintenir face à lui avaient un programme strictement identique au sien – et surtout, étaient des anciens membres de son parti. En d’autres termes, ils semblerait que ces « opposants » aient plutôt été des alliés engagés pour jouer les figurants dans ce pantomime démocratique.

Les vrais opposants, eux, font face à quelques difficultés. Le vice-président du Parti démocratique vert, André Kagwa Rwisereka, a été retrouvé décapité dans un marais aux environs de la capitale deux mois avant l’élection de 2010. Bien qu’il n’existe aucune preuve, il semblerait que cet incident soit lié à la volonté de cet homme de déloger Paul Kagamé.

Victoire Ingabire, quant à elle, leader des Forces démocratiques unifiées (FDU) et potentielle opposante de Paul Kagame, subit depuis deux ans une forme de répression un peu différente mais tout aussi révoltante. En août 2010, elle s’est ainsi fait accuser de « complicité de terrorisme, propagation de l’idéologie du génocide, atteinte à la sûreté intérieure de l’État et création d’un groupe armé anti-Kagame », ce qui l’a empêchée de présenter sa candidature.

Depuis cette date, Victoire Ingabire a fait des allers-retours en prison dans l’attente de son jugement, chaque fois reporté aux calendes grecques. Le verdict a enfin été rendu aujourd’hui, comme une mauvaise plaisanterie qui aurait beaucoup trop duré : elle a été condamnée à 8 ans de prison ferme pour « menace à la sécurité intérieure du pays

Source: AllAfrica.com

octobre 31, 2012   1 Comment

Rwanda: “Tout a été fait pour éloigner Victoire Ingabire de la scène politique” – Boniface Twagirimana

Victoire Ingabire

Victoire Ingabire

La Cour de justice de Kigali a condamné, mardi 30 octobre, l’opposante rwandaise Victoire Ingabire à huit ans de prison pour “conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre” et “négation du génocide de 1994”. Son parti politique, les Forces démocratiques unifiées (FDU, non reconnu au Rwanda), voit dans ce verdict un “arrangement politico-judiciaire destiné à empêcher son leader d’exercer librement ses activités politiques”. Interview de Boniface Twagirimana, vice-président intérimaire des FDU.

Jeune Afrique : Après trois reports, le verdict dans le procès de Victoire Ingabire a finalement été prononcé. Elle a écopé de huit ans de prison ferme pour « conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre » et « négation du génocide de 1994 ». Comment avez-vous accueilli cette décision ?

Boniface Twagirimana - FDU-Inkingi

Boniface Twagirimana – FDU-Inkingi

Boniface Twagirimana (en photo ci-contre) : La condamnation de Victoire Ingabire démontre que le gouvernement rwandais n’est toujours pas prêt à ouvrir l’espace politique. C’est un message d’intimidation que le gouvernement tente de lancer aux opposants. Tout a été concocté, arrangé pour éloigner notre leader de la scène politique de façon à ce qu’elle ne parvienne pas à se présenter aux élections passées et à venir. C’est un arrangement politico-judiciaire destiné à empêcher à notre leader d’exercer librement ses activités politiques.

La Cour a pourtant reconnu Victoire Ingabire coupable de tous les crimes lui qui lui étaient reprochés, à l’exception de celle relative à « la propagation de l’idéologie de génocide » ? Et ses quatre co-auteurs, condamnés eux-aussi, ont plaidé coupables après avoir reconnu avoir reçu de la part de Victoire Ingabire des sommes d’argent destinées à mettre sur pied un groupe armé pour attaquer le Rwanda…

Ces quatre hommes, anciens des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), rapatriés de la République démocratique du Congo à l’issue de l’opération Umoja Wetu [février 2009, NDLR], ont été instrumentalisés pour charger Victoire Ingabire. À ce jour, personne n’a pu nous montrer ne serait-ce que le territoire opérationnel de ces « Forces de coalition » qu’on accuse notre leader d’avoir voulu lancer contre le pouvoir.

Concernant les crimes retenus contre Victoire Ingabire, il est déplorable qu’à ce jour, au Rwanda, la justice puisse condamner une personne de négation de génocide parce qu’elle affirme que les membres de l’Armée patriotique rwandaise (APR) ont également commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en 1994. Nous pensons que cette loi sur le négationnisme au Rwanda n’est qu’une barrière pour empêcher toute opinion contraire à la position du président Paul Kagame.

Victoire Ingabire exercera-t-elle un recours auprès de la Cour suprême de justice rwandaise ?

Victoire Ingabire ne croit pas à la justice rwandaise. Mais comme, avant de saisir les instances internationales [la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, NDLR], il nous faut épuiser toutes les voies de recours internes, nous étudions avec les avocats la possibilité d’interjeter appel à la Cour suprême. Sans nous attendre à un quelconque revirement.

Source: Jeune Afrique.

octobre 30, 2012   No Comments

Condamnation de Victoire Ingabire: pas de justice au Rwanda

Victoire Ingabire

Pour qui doutait encore du manque d’équité et du manque d’indépendance de la justice rwandaise vis-à-vis du régime de Paul Kagame, que les yeux se dessillent. Tout au long du procès nous n’avons pas manqué de vous montrer combien la Haute Cour, faisant fi de la procédure judiciaire et des preuves nettes d’innocence présentées par la défense, a persisté dans ses errements et s’est déclarée compétente pour juger des faits, non prouvés et contestés par ailleurs par la défense, qui se seraient déroulés avant quela loi les réprimant n’existât ou des faits qui auraient été commis en dehors du territoire de compétence de la Haute Cour. Même le pourvoi illégal de documents venus des Pays Bas, censés montrer la collaboration de Madame Victoire Ingabire avec la rébellion armée des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), s’est révélé être une baudruche. Le Procureur n’a pas fourni, au-delà de tout doute raisonnable, les preuves de culpabilité de Madame Victoire Ingabire. En ne considérant pas les témoignages et les entorses graves à la procédure présentés par la défense, de surcroît, en ne respectant pas les principes juridiques élémentaires de non rétro-activité de la loi pénale et de la compétence territoriale, la Haute Cour a failli à dire le droit et a renié à Madame Victoire Ingabire tout droit à un procès équitable.

Alors que le régime voulait faire du procès de Madame Victoire Ingabire un acte banal de justice de droit commun, il a été pris, à plusieurs occasions, en flagrant délit de la manipulation de la justice. En effet, la décision prise le 16 avril 2012 par Madame Ingabire de se retirer du procès est venue au moment précis où, contrairement à la procédure, un des témoins de la défense, Monsieur Michel Habimana, venait de subir des menaces et des interrogatoires illégaux musclés en prison, en l’absence de son avocat, sans autorisation de la Cour. Et, quand, le lendemain, le témoin est revenu à la Cour rapporter l’incident, en l’informant en même temps que sa cellule avait été fouillée de fond en comble, Madame Victoire Ingabire Umuhoza a demandé à la Cour de pouvoir s’exprimer. Au vu de l’extrême gravité du fait rapporté, considérant ce fait comme certainement prémonitoire des obstructions futures aux dépositions des autres témoins attendus pour sa défense, en plus des irrégularités accumulées tout au long du procès, Madame Victoire Ingabire s’est levée pour annoncer à la Cour, qu’elle avait perdu toute confiance en l’institution judiciaire et qu’elle se retirait définitivement du procès. Elle venait de donner la preuve par neuf que la justice rwandaise ne fonctionnait pas et qu’elle était sous l’emprise totale du pouvoir exécutif.

Le procès intenté par le pouvoir contre la Présidente des FDU Inkingi est un procès politique

Les faits reprochés à la Présidente des FDU-Inkingi d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de divisionnisme, de négationnisme, se sont révélés être des montages destinés à condamner coûte que coûte une opposante politique qui dérange. Il n’existe plus aucune ombre d’un doute: le procès intenté par le pouvoir contre Madame Victoire Ingabire est un procès éminemment politique. Madame Victoire Ingabire dérange à cause de son parti pris pour la réconciliation et pour une justice rendue à toutes les victimes et à tous les bourreaux; elle dérange pour son combat résolu contre la dictature du général Paul Kagame. En condamnant une personne innocente à une aussi lourde peine, en plus pour des faits qui relèvent exclusivement de la politique, le pouvoir cherche à réprimer toute opinion dissidente et ainsi maintenir la population dans la peur et dans la soumission, sous son emprise totalitaire. En même temps, le régime de Kigali a donné à l’opinion nationale et internationale un signal sans ambiguïté qu’il n’était certainement pas prêt à ouvrir le moindre espace politique et à entrer en dialogue avec son opposition politique.

Les FDU-Inkingi restent toujours attachées au règlement pacifique des différends politiques

Il est à présent acquis pour les FDU-Inkingi que le régime rwandais n’ouvrira pas, de son gré, l’espace politique. Après deux ans et demi de demande d’enregistrement du parti sans succès, il est désormais clair que le Président Paul Kagame n’agréera jamais les FDU-Inkingi. En condamnant à une peine de prison Madame Victoire Ingabire, laquelle était rentrée au pays avec la mission de faire agréer les FDU-Inkingi et de se présenter aux élections présidentielles, le régime rwandais opère une rupture politique essentielle qui devrait être condamnée par tous les acteurs nationaux et internationaux, tant de la société civile que du monde politique, épris de paix et soucieux de la transition démocratique au Rwanda.

Le pouvoir vient de condamner Madame Victoire Ingabire à une peine d’emprisonnement, mais il ne peut pas emprisonner l’espérance qu’elle a suscitée et qu’elle incarne désormais. La Présidente des FDU-Inkingi a tracé le chemin de l’émancipation que le régime ne pourra plus barrer, ni indéfiniment, ni impunément.

Même si la formation politique des FDU-Inkingi constate une fois encore la propension du régime de Kigali à privilégier la force dans le règlement des conflits politiques, nous ne nous laisserons pas démontés par le secret espoir du régime rwandais de nous entrainer dans la voie de la violence. La violence ne sera jamais notre choix politique. Elle nous sera imposée par le pouvoir de Kigali. Même si le général Kagame a montré par le passé qu’il pouvait tolérer n’importe quel prix humain pour l’accès ou le maintien au pouvoir, pour les FDU-Inkingi, les dégâts humains induits par la tragédie passée de notre peuple sont déjà considérables qu’il convient de se garder d’en créer de nouveaux, car les conséquences humaines seraient plus incommensurables. Les FDU-Inkingi restent attachées à la voie de la négociation et continueront à le demander, envers et contre tous, afin d’assurer une transition paisible de notre pays vers la démocratie et vers la réconciliation. Les FDU-Inkingi espèrent que le général Kagame saisira cette perche tendue pour accepter sans contrainte des négociations avec son opposition politique.

L’heure est encore au choix possible pour le Président Kagame

Nous lançons un appel solennel au peuple rwandais pour qu’il ne cède pas aux sirènes va-t-en-guerre pressés qui, devant cette impasse de fermeture de l’espace politique, ne tarderont pas à se manifester et chercheront à l’entrainer dans la lutte armée pour se maintenir ou accéder au pouvoir. Une telle aventure, destinée à attirer une clientèle crédule, servirait, à regarder de près, à légitimer plus le pouvoir en place qu’à offrir des possibilités réelles de libération populaire.

L’heure est encore au choix possible pour le Président de la République Paul Kagame. Ce dernier peut décider de rester au pouvoir par les négociations, que nous lui demandons d’ouvrir avec son opposition politique. Le Président Paul Kagame peut aussi décider de partir par les armes qu’il nous aura lui-même imposées.

Il est minuit moins cinq passé, Docteur Schweitzer!

Fait à Lausanne, le 30 Octobre 2012.

Pour le Comité de Coordination des FDU-Inkingi

Dr. Nkiko Nsengimana
Coordinateur

octobre 30, 2012   No Comments

Rwanda: l’opposante Victoire Ingabire condamnée à huit ans de prison

Freedom Fighter Victoire Ingabire

L’Opposante Rwandaise Victoire Ingabire

L’opposante rwandaise Victoire Ingabire a été condamnée mardi à Kigali à huit ans de prison ferme pour “conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre” et négation du génocide de 1994, a constaté un correspondant de l’AFP à l’audience.

La Cour a en revanche déclaré Mme Ingabire, opposante notoire au président rwandais Paul Kagame, non coupable de propagation de l’idéologie de génocide, car “il n’y a aucune preuve qu’elle ait eu l’intention d’appeler à un autre génocide”, a déclaré la juge Alice Rulisa, en donnant lecture de la longue décision de la Cour.

Mme Ingabire “est condamnée à huit ans de prison pour tous les crimes dont elle a été déclarée coupable”, a poursuivi la magistrate.

Fin avril, le Parquet avait requis la prison à perpétuité.
L’accusation avait affirmé disposer de preuves de transferts d’argent effectués par Mme Ingabire au profit des Forces démocratiques de libération du Rwanda, un mouvement de rébellion hutu rwandais basé dans l’est de la République démocratique du Congo, que Kigali qualifie de groupe “terroriste”.
Le verdict, initialement prévu fin juin, avait été reporté à trois reprises.
Présidente des Forces démocratiques unifiées, formation d’opposition non reconnue par Kigali, Victoire Ingabire, une Hutu, est incarcérée depuis octobre 2010.
En formation aux Pays-Bas lorsqu’éclata le génocide des Tutsi en 1994, Mme Ingabire est revenue au Rwanda début 2010 et a cherché en vain cette année-là à se présenter à la présidentielle, remportée avec 93% des voix par Paul Kagame, dont le Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion) avait mis fin au génocide.
Le jour même de son retour au Rwanda, l’opposante, après avoir déposé des fleurs à un mémorial du génocide à Kigali, avait demandé que les auteurs de crimes commis contre les Hutu en 1994 soient aussi jugés.
Kigali l’accuse d’avoir ainsi nié la réalité du génocide, qui, selon l’ONU, a fait au moins 800.000 morts, essentiellement parmi les Tutsi.

Source: Le Parisien.

octobre 30, 2012   No Comments

L’élection du Rwanda au Conseil de sécurité de l’ONU provoque de vives protestations

Conseil de Securite

Conseil de sécurité

L’élection jeudi 18 octobre à New York du Rwanda au Conseil de sécurité avec 4 autres pays (Argentine, Australie, Luxembourg, République de Corée) comme membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour un mandat de 2 ans 1er janvier 2013-31 décembre 2014), suscite de vives protestations de la part de la RD Congo et de Human Right Watch.

« Pour être élus, les candidats en lice devaient réunir la majorité des deux-tiers des Etats membres présents et votants, y compris au sein des groupes régionaux où le nombre de candidats correspondait au nombre de sièges à pourvoir. Ainsi, le Rwanda, qui était le seul pays à se porter candidat au siège à pourvoir au sein du groupe africain (pour remplacer l’Afrique du Sud), a été élu dès le premier tour avec 148 voix, de même que l’Argentine à l’unique siège disponible dans le groupe des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes avec 182 voix. Les membres élus remplaceront la Colombie, l’Allemagne, l’Inde, le Portugal et l’Afrique du Sud, dont le mandat expirera le 31 décembre 2012 », explique-t-on à l’ONU.

Elu contre l’avis de la RDC

Le Rwanda a été élu membre non-permanent du Conseil de sécurité, malgré les protestations de la RDC qui dénonce l’appui du ministre rwandais de la Défense à la rébellion du M23 (Mouvement du 23 mars) et un rapport accablant de l’ONU accusant  Kigali d’armer les rebelles du M23 dans l’Est de la RDC. En effet, juste avant le début du vote à l’Assemblée générale, la représentante de la RDC, Charlotte Malenga, a soulevé « sans succès » l’objection selon laquelle « le Rwanda n’est pas digne de siéger au Conseil en raison de son rôle déstabilisateur en République démocratique du Congo », l’accusant d’accueillir sur son territoire « des criminels de guerre agissant dans l’Est de la RDC et qui sont recherchés par la justice internationale ».

La veille mercredi 17 octobre, elle a réclamé des sanctions internationales contre le Rwanda et l’Ouganda. Le Conseil de sécurité ayant la responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité internationales, « ses décisions –résolutions ou déclarations– sont en principe contraignantes et doivent recueillir au moins neuf voix sur 15, sans veto », fait-on remarquer.
« De source diplomatique haut placée à l’ONU, on a déclaré que l’implantation du M23 dans l’Est de la RDC était telle que le Rwanda avait de fait +annexé+ cette partie du territoire de son voisin », rapporte Reuters.

Protestations de Human Right Watch

« La  présence du Rwanda à ce siège aura un impact négatif  sur les  populations congolaises victimes de la guerre à l’Est de la RDC », estime Human Right Watch (HRW). « Nous étions très déçus après l’élection du Rwanda comme membre non permanent du conseil de sécurité. Le Rwanda sera maintenant en mesure de bloquer les sanctions impliquant les officiels rwandais et d’autres initiatives dans la recherche de la paix en RDC. Nous pensons que ce sera une situation grave qui pourra avoir des conséquences négatives sur la population à l’Est de la RDC », soutient Ida Sawyer, chercheuse à cette ONG internationale.

Pour Human Right Watch, « le Rwanda n’est pas crédible pour occuper maintenant ce siège à cause de son soutien aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) en guerre contre la RDC ». « Nous estimons que c’est  un conflit d’intérêt d’avoir un pays à la table du conseil de sécurité qui a ouvertement violé l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies et qui est en train de soutenir une rébellion dans un pays voisin et qui est responsable des crimes de guerre dirigés par Bosco Ntaganda recherché par la CPI », ajoute Ida Sawyer. Human Right Watch demande aux membres permanents du Conseil de sécurité tels que, les Etats Unis, la France et la Grande Bretagne d’exercer « une forte pression sur le Rwanda » pour qu’il arrête de soutenir le M23.

Menaces de « sanctions ciblées »

Le récent rapport de l’ONU qui sera publié en novembre prochain, affirme que «les forces armées rwandaises ont armé les rebelles, facilité l’évacuation des blessés vers le Rwanda et partagé des équipements de communication avec le M23 ». Dans une déclaration, le Conseil de sécurité a condamné fermement vendredi 19 octobre « tout appui extérieur » apporté au M23 par des « pays voisins », sans citer expressément le Rwanda et l’Ouganda.

Il a exigé que ces ingérences cessent sous peine de sanctions et exprimé « son soutien total au groupe d’experts de l’ONU du comité 1533» ayant accusé formellement le Rwanda et l’Ouganda de « continuer à armer le M23 ». Il s’est dit « prêt à prendre des sanctions ciblées » contre les dirigeants du M23 et « ceux qui violent le régime de sanctions et l’embargo sur les armes » et demandé aux pays membres de soumettre « d’urgence » des listes de personnes ou d’entités à sanctionner.

En même temps qu’il exhorte tous les pays de la région des Grands Lacs à  « coopérer activement » avec le gouvernement de la RDC pour désarmer le M23 et les autres groupes armés qui opèrent dans la région, le Conseil de sécurité demande au secrétariat général de l’ONU des propositions visant à « renforcer les capacités de la Monusco à remplir son mandat » et à surveiller le « flot d’armes et de matériel » militaire par les frontières de la RDC bordant le Rwanda et l’Ouganda.

Réunis à Kinshasa les 13 et 14 octobre, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie ont adopté une résolution appelant le Conseil de sécurité à adopter « des sanctions ciblées contre tous les responsables des exactions commises dans l’Est de la RDC ».

Source: LePotentielOnline.

octobre 24, 2012   No Comments

Exaspérante arrogance: Kigali est trop sûr des appuis qu’offrent ses partenaires

Le Rwanda vient de prendre une place au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. L’occasion pour la ministre rwandaise des Affaires étrangères de monter au créneau dans une arrogance agaçante, considérant les réserves formulées par la représentante de la RDC à l’ONU comme une résistance «passagère». Louise Mushikiwabo est trop sûre d’elle. Trop sûre du régime piloté par Paul Kagame. Kigali est trop sûr des appuis qu’offrent ses partenaires, notamment les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Le dernier cité est apparu comme le pays qui a orchestré une campagne en soutien à la candidature de Kigali pour occuper la place revenant au continent africain au sein du Conseil de sécurité des Nations unies comme membre non permanent. Le mandat de deux années en poche, Kigali peut désormais, à loisir, gérer le dossier RDC avec les autres membres du Conseil de sécurité, au détriment des intérêts congolais bien entendu. La République démocratique du Congo sait à quoi s’en tenir.

Au sein du Conseil de sécurité, les positions congolaises seront battues en brèche par un adversaire déterminé à prendre un pan important du territoire du pays. Son action dévastatrice ne s’est pas encore arrêtée, pire elle s’étend dans plusieurs domaines. L’arrogance de Louise Mushikiwabo traduit l’insouciance de cet « enfant gâté de la communauté internationale ». Plutôt que de mettre un terme aux massacres dans l’Est de la République démocratique du Congo, Kigali et ses parrains s’évertuent à narguer tout un peuple. Tuer ne suffit plus, il faut accorder en plus de la liberté du pillage, des primes à l’agression.

Fort de l’appui apporté à des opérations militaires à travers le monde, la sous-traitance de Kigali et de Kampala produit des ailes. Désormais, les ailes poussées jusqu’à des dimensions insoupçonnées, les deux capitales se font la fierté d’étendre leurs prétentions respectives au-delà des seules frontières diplomatiques. Tout un message, ce vote en faveur du régime de Kigali au Conseil de sécurité des Nations unies. Les puissants du monde gardent un regard attentif voire complice avec ces deux capitales.

Victime d’un tel complot, la RDC (ses dirigeants en particulier) se doit d’aborder le front diplomatique avec d’autres stratégies, d’autres politiques. Persévérer dans cette attitude de suffisance, à savoir voir des victoires diplomatiques là où tout le monde perçoit une complicité active entre acteurs internationaux.

Néanmoins, tôt ou tard, des sanctions tomberont sur tous ceux qui ont fait du massacre des Congolais, du pillage des ressources naturelles…, une stratégie existentielle. Les exécutants et les commanditaires devraient s’attendre au retour des flammes. Il n’y a pas longtemps, l’enfant chéri de l’Occident le maréchal Mobutu avait dicté sa loi avec la bénédiction des mêmes Occidentaux. Son sort n’échappera pas aux «puissants» actuels de la sous-région.

Source: LePotentielonline.

octobre 24, 2012   No Comments

Rwanda-Congo: Joseph Kabila et Jacob Zuma exigent la fin des hostilités dans l’Est de la RDC

Le président sud-africain, Jacob Zuma et son homologue congolais, Joseph Kabila, ont condamné, ce mardi 23 octobre, les forces impliquées dans la déstabilisation de la RDC. Ils l’ont fait savoir dans un communiqué conjoint, publié à l’occasion du voyage de Joseph Kabila en Afrique du Sud.

Les deux chefs d’Etat ont déclaré avoir étudié à fond, “l’instabilité persistante dans l’Est de la RDC”. Ils ont condamné “de la manière la plus ferme, les forces impliquées dans cette situation et ont demandé la cessation immédiate de leurs activités« .

Les deux présidents ont participé à un séminaire de travail, entourés d’une délégation des ministres et hauts fonctionnaires, dans le cadre des échanges bilatéraux réguliers entre l’Afrique du Sud et la RDC.

A cette occasion, un accord de coopération dans le secteur des hydrocarbures a été signé par les groupes Petrosa, pour  l’Afrique du sud, et Cohydro, côté congolais.

Source: Radio Okapi.

octobre 23, 2012   No Comments

Rwanda-RD Congo – Les frontières fermées la nuit

Les postes frontaliers de Ruzizi I et II à Bukavu sont désormais ouverts à 6h du matin pour être fermés à 18 heures. Ce réaménagement d’horaire à la frontière entre le Rwanda et la RDC est opérationnel depuis le  lundi 22 octobre 2012.

Cette décision est du gouverneur de province Marcellin Cishambo en exécution d’une instruction du Gouvernement Central dans la correspondance du Ministre National de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et affaires coutumières Richard MUYEJ adressée au Directeur Général de la Direction Générale des Migrations, DGM.

La décision serait consécutive à la situation sécuritaire précaire qui sévit depuis quelques mois dans l’Est de la République Démocratique du Congo et surtout le soutien déclaré du Rwanda aux éléments du M23 responsables de l’insécurité confirmée par les experts des Nations-Unies.

Les dernières décisions au niveau de la Communautés économiques des Pays des Grands Lacs « CEPGL » prônaient  la circulation des personnes et des biens 24h sur 24 mais c’était sans compter avec le soutien du Rwanda confirmée par les experts des Nations-Unie mais qui est toujours nié par Kigali.

Déjà le lundi 22 Octobre, une centaine de personnes ont passé la nuit au Rwanda à Cyangugu du coté de la frontière Ruzizi premier Les autorités rwandaises ont refusé d’ouvrir leur frontière après dix-huit heures.

D’autres sources précises également qu’une centaine de Rwandais ont passé la nuit dans la ville de Bukavu à cause de cette situation.

Une semaine avant l’exécution de cette décision, le maire de Bukavu Philémon YOGOLELO LUTOMBO avait déjà délocalisé le parking qui exerçait au poste frontière Ruzizi 1 à Nguba dans la commune d’Ibanda.

Au nord Kivu également, les postes frontaliers dites grande et petite barrières entre la ville de Goma en RDC et Gisenyi-Rubavu au Rwanda sont aussi fermés à 18h le soir et rouverts à 6H du matin depuis  lundi 22 Octobre  sur décision du gouverneur Julien Paluku Kahongya.

Ces postes frontières fonctionnaient déjà 24 heures sur 24 heures.

Source: LeCongolais.CD

octobre 23, 2012   No Comments

La Prospérité : « Conseil de Sécurité : le M23 condamné, le Rwanda épargné ! »

Revue de presse du lundi 22 octobre 2012

La Prospérité rapporte que le Conseil de sécurité des Nations Unies condamne le M23. Il exige la fin du soutien extérieur apporté à ce groupe armé sans cependant citer nommément le Rwanda, dans une déclaration lue par son président en exercice pour le mois d’octobre. Le Conseil de sécurité insiste spécialement sur l’urgence qu’il y a à engager des contacts et un dialogue constructifs entre la RDC et les voisins, notamment le Rwanda. Dans l’entre-temps, « ce dernier est gratifié, en obtenant un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans », indique le journal.

« La RDC, elle, pense que le Rwanda n’est aucunement digne de siéger au sein du Conseil de sécurité de l’Onu, au regard de son rôle déstabilisateur dans la partie Est du territoire congolais. C’est ce que soutient  sa diplomate accréditée au Palais des verres à New York, Charlotte Omoy Malenga », note le quotidien.

Sur le même sujet, Le Potentiel rapporte que l’ONG Human Rights Watch proteste contre l’élection du Rwanda au Conseil de sécurité des Nations unies comme membre non permanent.

Selon cette ONG internationale, « la présence du Rwanda à ce siège aura un impact négatif  sur les populations congolaises victimes de la guerre à l’Est de la RDC », estime le journal.

Le potentiel explique qu’en plus du Rwanda, quatre autres pays (Argentine, Australie, Corée du Sud et Luxembourg) ont été élus membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils siègeront pour un mandat de deux ans à partir du 1er janvier 2013 et prendront la place de l’Afrique du Sud, l’Allemagne, la Colombie, l’Inde et le Portugal.

Le journal rappelle que plusieurs organisations, la RDC et l’ONU accusent le Rwanda de soutenir la rébellion du M23 qui sévit dans l’Est de la RDC depuis le mois de mai dernier, causant notamment le déplacement des milliers de personnes.

Le Potentiel parle d’un dernier espoir pour la RDC avec ce titre : « Etats-Unis et Grande-Bretagne : le dernier verrou ».

Le journal estime que des sanctions doivent être appliquées contre des responsables du M23 et  tous ceux qui leur fournissent des armes, des hommes et de la logistique. « Dans le lot, Kampala et Kigali », cite le quotidien.  L’ONU,  qui joue, une fois de plus, sa crédibilité est obligée d’aller jusqu’au bout de sa logique si elle ne veut pas énerver ou révolter  l’opinion congolaise, prévient Le Potentiel.

« Toutefois, un os pourrait s’insérer dans l’engrenage. Il s’agit de l’attitude de Washington et de Londres considérés comme les parrains des présidents Yoweri Museveni et Paul Kagame. C’est le dernier verrou à faire sauter », juge le journal.

Selon le tabloïd, il serait paradoxal que ces deux capitales occidentales continuent de soutenir la boulimie prédatrice de Kampala, Kigali et autres multinationales déterminées à faire main basse sur les ressources naturelles de la RDC.

« Décrié par l’opinion nationale et internationale, le M23 change d’identité », annonce La Tempête des tropiques.

Selon le journal, l’objectif est de soigner son image dans le but d’obtenir des négociations avec Kinshasa. « Ce bras armé du Rwanda qui opère au Kivu vient d’être rebaptiser «Armée révolution du Congo » (ARC) en sigle », annonce le journal. Mais les accusations sur les pillages imputées au M23 par la population continuent à s’accumuler, poursuit le quotidien.

Le Potentiel donne plus de détails sur ce changement : « Du M23 à l’Armée révolutionnaire du Congo »

« L’armée du M23 (…) est désormais appelée l’Armée révolutionnaire du Congo (ARC), le colonel Sultani Makenga passe de commandant à général de brigade », a annoncé le samedi 20 octobre le président de ce groupe armé, Jean-Marie Runiga à Bunagana.

Le Potentiel ajoute que le président de ce groupe armé, revenait de Kampala (Ouganda) où il a exposé « ses doléances » au président ougandais Yoweri Museveni chargé par le 4ème sommet de la CIRGL de « poursuivre ses contacts diplomatiques et politiques avec tous les acteurs » de la crise, il a regretté dans une conférence de presse le fait que les pourparlers visaient à « tromper la vigilance du M23 en lui faisant croire à une possible négociation, pendant que Kinshasa réorganisait son armée défaite par le M23 en y incorporant des nouvelles unités ».

Source: Radio Okapi

octobre 22, 2012   No Comments