Tribune d'Information sur le Rwanda

Posts from — April 2010

Mme Victoire Ingabire Umuhoza, symbole de la lutte pour la liberté, la démocratie et la justice au Rwanda a été arrêtée

Victoire Ingabire, Chair of FDU-InkingiVictoire Ingabire, Chair of FDU-Inkingi

Le Comité de Soutien des FDU-Inkingi condamne dans les termes les plus vigoureux l’arrestation intervenue ce matin de la Présidente des FDU-Inkingi, Mme Victoire Ingabire Umuhoza, à cause de ses opinions politiques sur la façon d’aboutir à une véritable réconciliation nationale et à la paix, par l’établissement d’un état de droit garantissant les mêmes chances pour tous ainsi que sur la façon de mettre fin à la violence politique par une compétition démocratique non violente pour l’exercice du pouvoir.

Nous savons que cette violente arrestation ne brisera pas sa détermination ; elle contribuera bien au contraire, à porter la lutte engagée par ce symbole de la liberté à son plus haut niveau.

C’est tragique pour le Rwanda qu’un appel à une justice équitable pour tous les Rwandais indistinctement de leur appartenance politique ou ethnique et pour un dialogue national inclusif, pour que tous les Rwandais donnent leurs avis sur la façon de mettre en place les institutions qui rassurent chaque Rwandais, soit transformé en accusations d’ idéologie de génocide, divisionnisme et collaboration avec une organisation terroriste, les FDLR.

Cet acte barbare et illégal contre une mère paisible qui a bravé le système pour montrer qu’il y a une autre façon d’aboutir à la paix et au développement du Rwanda, est un défi non seulement à la conscience et à la dignité de tout le peuple rwandais, mais aussi à la communauté internationale, en particulier les gouvernements étrangers qui soutiennent celui du Rwanda.

L’ironie du sort et défi à la communauté internationale est que cela arrive pendant que la Gouverneure Générale du Canada, une dame elle-même de surcroît, et dont le gouvernement était au premier rang des pays qui ont soutenu le Rwanda pour devenir membre du Commonwealth en arguant que cela encourage le Rwanda à respecter des normes démocratiques et d’autres valeurs de cette organisation, est en visite au Rwanda. Pendant cette visite il est prévu qu’elle rencontre les femmes et les hommes de Kibirizi et participe à une discussion sur la participation croissante des femmes dans la société Rwandaise.

Nous lançons un appel aux gouvernements et aux peuples et organisations épris de paix afin qu’ils fassent pression sur le gouvernement rwandais pour l’obtention d’une libération immédiate et sans conditions de la Présidente des FDU-Inkingi.

Fait à Bruxelles, le 21 Avril 2010

Pour le Comité de Soutien des FDU-Inkingi

Eugene Ndahayo, Président.

April 22, 2010   No Comments

Visite de la Gouverneure Générale du Canada au Rwanda : quels enjeux?

par Dr. Augustin Baziramwabo.

La Gouverneure Générale du Canada, Michaëlle Jean, effectue une tournée de dix jours en Afrique, tournée qui la conduira au Rwanda du 21 au 22 avril prochain.

Cette visite qui se déroule alors que les Rwandais commémorent le 16e anniversaire du drame rwandais, – l’attentat le 6 avril 1994 contre l’avion de l’ancien chef de l’État Juvénal Habyarimana et le génocide rwandais qui a suivi -, devrait être l’occasion, pour Mme Jean, d’exprimer sa solidarité avec ce peuple meurtri.
Au-delà des intérêts que le Canada est légitimement en droit de sauvegarder en envoyant la gouverneure générale dans la région, d’autres enjeux devraient retenir l’attention de Mme Jean au cours de son périple en sol rwandais.
Pour illustrer notre propos, nous en retiendrons trois.

Démocratie

Le premier enjeu concerne la démocratie.
La guerre «de libération» déclenchée par le Front Patriotique Rwandais (FPR) le 1er octobre 1990 et qui a conduit au génocide rwandais de 1994, avait pour but, aux dires de ses initiateurs, d’«instaurer la démocratie au Rwanda».
Seize ans plus tard, l’état des lieux est calamiteux :
– l’espace politique est verrouillé à double tour par différentes dispositions “légales” comme celle qui oblige toute formation politique à faire parti du “forum des partis” dominé par le FPR au pouvoir ;
– le pays vit le totalitarisme et les affres d’un parti-État (le FPR pour ne pas le nommer) ;
– les droits humains sont constamment bafoués ;
– l’instrumentalisation du génocide rwandais, qui a conduit à des procès sommaires, brime les droits et libertés élémentaires des citoyens ;
– le fossé entre une minorité opulente et une masse populaire démunie se creuse constamment ;
– une politique délibérée d’affamer la population dans les campagnes où les paysans sont forcés de cultiver des produits destinés à l’exportation (comme les fleurs) alors qu’ils meurent de faim faute de produits vivriers ;
– enfin, les évènements récents (explosion de grenades dans la capitale rwandaise) montrent que le pouvoir de Paul Kagame n’a rien perdu de ses réflexes prompts à manier aussi bien la violence que les conditions pour la justifier.

Aussi les Rwandais assistent-ils impuissants à un multipartisme de façade dont ils se seraient bien passés vu la gravité des problèmes de gouvernance auxquels ils sont confrontés au quotidien.

Prochainement, ils se rendront aux urnes pour les présidentielles 2010 prévues au mois d’août. Mais le rétrécissement de l’espace politique au Rwanda leur privera à coup sûr de s’exprimer librement.

Alors que plusieurs partis factices se sont fait enregistrer sans difficultés, les FDU (Forces Démocratiques Unifiées) de Mme Victoire Ingabire, la figure de proue de l’opposition rwandaise, n’ont même pas été autorisées à tenir leur congrès constitutif.

Rentrée d’exil en janvier dernier pour faire enregistrer son parti, Mme Ingabire fait l’objet de harcèlements et de tracasseries administratives et policières incessantes.

Jouant avec une certaine rhétorique confuse, les autorités rwandaises accusent aujourd’hui Mme Ingabire de «divisionnisme», de «négationnisme» et de véhiculer l’ «idéologie génocidaire».

Ces accusations constituent une arme régulièrement brandie par le FPR à l’endroit de ses concurrents politiques dans le but de les disqualifier pour la prochaine présidentielle, mère de toutes les élections dans le système rwandais.

Liberté d’expression

Le deuxième enjeu a trait à la liberté d’expression.
Seuls les médias «qui mangent dans la main du pouvoir» ont droit au chapitre pour vanter les mérites du régime.

Le Président Kagame vient d’interdire deux journaux locaux, «Umuseso» et «Umuvugizi».
Ces hebdomadaires qui paraissent en langue Kinyarwanda (langue locale) étaient très appréciés des Rwandais qui, en majorité, ne parlent pas anglais et qui ont vu, sans être consultés, ce dernier devenir la 2è langue officielle au détriment du français, jusque-là utilisé dans l’administration et l’enseignement à tous les niveaux.
De quoi donner le tournis au monde épris de liberté !
Ces deux journaux, on l’aura deviné, étaient les seuls à pouvoir dénoncer les errements du pouvoir incarné par Paul Kagame.

La gouverneure générale sera-t-elle en mesure d’évoquer ces questions épineuses avec les autorités rwandaises, – très peu habitées par le doute -, qui donnent l’impression que gouverner le Rwanda leur revient de droit divin? Sera-t-elle en mesure de rencontrer l’opposition rwandaise?

Justice

Le troisième enjeu, pierre d’assise d’une démocratie digne de ce nom, concerne la justice.
Les tribunaux populaires «Gacaca» avaient été créés comme un supplétif pragmatique au système judiciaire classique.
Le bilan de ces tribunaux est lui aussi des plus mitigés.
Après environ dix années d’existence, ces tribunaux ont mérité à juste titre le qualificatif de «justice du vainqueur» et, dans biens des cas, sont devenus un véhicule de corruption, une occasion de spoliation de biens d’autrui et, enfin, un outil de répression continue.

Même si les autorités rwandaises n’osent pas l’admettre, si ces tribunaux avaient été lancés sous les prémisses d’une vision politique de réconciliation véritable, ils auraient pu opérer dans un contexte susceptible de leur garantir plus de succès.

Le déficit de crédibilité dont souffre le système judiciaire rwandais est un poison lent mais redoutable qui menace le Rwanda.

Mme Jean pourra-t-elle aborder, avec la franchise qu’on lui reconnaît, avec ses interlocuteurs, le gâchis de ces tribunaux dans l’exercice de réconciliation des Rwandais ?

La communauté rwandaise du Canada ne saurait s’ériger contre les vertus de la visite de Mme Jean au Rwanda. Ni contre le légitime devoir du Canada de défendre ses intérêts dans la région des Grands-Lacs africains.
Mais elle est en droit de demander au gouvernement canadien, par l’entremise de la gouverneure générale, d’éviter d’être une caution morale d’une dictature qui ne dit pas son nom.

Mme Jean devrait être une voix forte de tous les «sans-voix» au Rwanda en appelant de tous ses vœux l’ouverture de l’espace politique dans ce pays.

Sa visite contribuerait dès lors à sauver le Rwanda des fantômes du passé, – toujours en embuscade -, qui pourraient encore plonger le pays dans une autre catastrophe.
Dr. Augustin Baziramwabo, Président

Communauté des immigrants rwandais de la région d’Ottawa-Gatineau (CIRO)
20/04/2010

[Texte paru également dans le journal canadien Le Soleil (cyberpresse.ca).]

April 21, 2010   No Comments

La communauté rwandaise s’adresse a la Gouverneure Générale du Canada

Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean
Gouverneure Générale du Canada
Rideau Hall
1, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0A1

Votre Excellence,

Alors que vous vous préparez à visiter l’Afrique et particulièrement le Rwanda, nous vous écrivons puisque certains parmi nous sont originaires de ce pays et sont témoins de la criminalité masquée et persistante du régime du Front Patriotique Rwandais (FPR) de M. Paul Kagame. Pour vous permettre d’entrevoir les lieux interdits que vos hôtes rwandais voudront certainement vous cacher, nous attirons votre attention sur le cas de Mme Domina, la sœur de François Munyabagisha, qui vit à Drummondville, Quebec.
François vous décrit le sort réservé par le FPR à sa soeur dans le fichier «sos en direct du Rwanda».
L’histoire de Domina et les autres documents joints à la présente vous éclaireront sur la réalité d’une tragédie silencieuse qui se poursuit sans répit.

Votre voyage au Rwanda risque de servir de caution aux criminels «intouchables» et impénitents du FPR, qui sont dans le collimateur de la justice au Tribunal Pénal International pour le Rwanda, en France et en Espagne; mais qui continuent d’empêcher tout retour à une paix véritable dans la région.
Nous savons que les criminels du FPR ont des lobbys qui ne dorment pas et des moyens de faire taire à jamais tout témoin gênant, comme ce fut tristement le cas de deux prêtres québécois, les pères Claude Simard (1994) et Guy Pinard (1997).

Malgré tout, nous demeurons convaincus que, tôt ou tard, peut-être avec votre aide, les criminels du FPR seront démasqués. La vérité éclatera au grand jour, la justice triomphera et la paix reviendra.

Nous voudrions donc que votre visite au Rwanda soit marquée du Sceau de l’amitié entre le peuple rwandais et le peuple canadien, mais que vous ne tombiez pas dans le piège de la séduction que ne manquera pas de vous tendre le FPR, organisation criminelle des plus rusées.

En vous souhaitant un bon voyage et en vous priant de transmettre nos salutations fraternelles aux amis et proches inexorablement séparés de nous par les criminels du FPR qui monopolisent le pouvoir depuis 16 ans, à Kigali, nous vous prions, Votre Excellence, de recevoir nos salutations les plus respectueuses.

Mme Béatrice Uwizeramariya, sé
M. Bernard Desgagné, sé
M. Francois Munyabagisha, sé
Mme Lise Corbeil Robin, sé
Mme Patricie Mukagatare, sé
M. Ruzindana Raphaël, sé
M. Pétronille Muhawenimana, sé
Mme Veneranda Nikwigize sé

April 20, 2010   2 Comments

Le Rwanda participe à une formation des corps de défense de la sous-région

Kigali : 10 pays dont le Rwanda prennent part au Burundi à une formation des représentants des corps de défense et de sécurité de la Brigade en attente de l’Afrique de l’Est (EASBRICOM – Eastern Africa standby brigade coordination mechanism).

Cette formation de deux semaines est suivie par 30 participants représentant 10 pays de la sous- région (Burundi, Iles Comores, Djibouti, Kenya, Rwanda, Ouganda, Ethiopie, Erythrée, Soudan et Somalie).

Selon le ministre burundais de la Défense, Germain Niyoyankana, les participants seront dotés de connaissances qui permettront à l’EASBRICOM de remplir correctement sa mission d’observation toutes les fois que de besoin.

L’accent est également mis sur l’organisation des processus électoraux dans toutes ses phases. Le Burundi et le Rwanda organisent des élections présidentielles respectivement en juin et en Août de cette année.

Parmi les objectifs de la formation de Bujumbura, le renforcement des capacités de l’EASBRICOM dans les opérations de maintien de la paix de la sous-région et à l’échelle continentale.

Le Rwanda est l’un des deux grands contributeurs des troupes pour les opérations de maintien de paix au Soudan. A la demande de l’ONU, la police rwandaise est présente dans des missions d’observation comme au Soudan, en Côte d’Ivoire ou en Haïti.

Pour sa part, des éléments des forces de défense et de sécurité du Burundi participent aux missions d’observateurs au Soudan depuis 2005 et en Côte d’Ivoire depuis 2007 et une mission de rétablissement de la paix est en Somalie depuis 2008.

[ARI-RNA]

April 20, 2010   No Comments

Rwanda: Forcés de produire uniquement ce que le gouvernement veut, les agriculteurs rwandais souffrent de faim chronique

Kigali: Les récoltes de maïs sont très abondantes au Rwanda depuis la mise en place de la nouvelle politique agricole mais les agriculteurs n’arrivent pas à les vendre à un prix rémunérateur pour acheter de la nourriture.

Les deux pièces de la petite maison de Kalimunda, 36 ans, agriculteur de Kirehe, à l’est du Rwanda, sont pleins de sacs de maïs secs ; d’autres sont suspendus au mur et au plafond. “Il y a des maïs partout. On se couche même dessus”, raconte-t-il. “Depuis fin février dernier, bon nombre d’agriculteurs de la région de l’Est ont déguerpi leurs maisons pour y stocker leur récolte”, témoigne M. Bahorana de RDO, une coopérative des agri-éleveurs de cette région.

Dans le district de Nyagatare, les villageois n’ont planté que du maïs sur près de 11 000 hectares consolidés, et en ont produit 40 000 tonnes. D’après Natalie Niyonagira, l’agronome du district de Kirehe, on en prévoit là au moins 50 000 t et dans le Nord c’est près de 10 000 t qui attendent preneurs.

“Les villageois ont mis ensemble leurs terres et y ont planté une même culture pour avoir une production importante”, explique Joseph Sibomana, très fier, rencontré dans son champ dans la vallée de Rugeramigozi, au Sud.
“L’utilisation des fertilisants et de semences sélectionnées nous a permis de produire plus, mais on n’a pas encore de bénéfice car les récoltes restent en stock sans marché”, se résigne un agriculteur de Gakenke, au Nord.
Selon un agent de RADA, l’Office rwandais du développement agricole, “les agriculteurs du Nord comme ceux de l’Est sont obligés de vendre leur moisson à un prix dérisoire pour avoir d’autres denrées alimentaires.”

Une perte qui perdure

“Aujourd’hui, un kilo de maïs se vend à 120 Frw (0,20 $) alors que le coût de production moyen engagé par l’agriculteur est estimé à 140 Frw (0,25 $)”, explique Joseph Gafaranga, secrétaire exécutif d’Imbaraga, une coopérative regroupant plus de 21 000 agriculteurs du Nord.
C’est pourquoi le ministère de l’Agriculture a annoncé aux agriculteurs que l’Etat va acheter toute leur production et la stocker pour des périodes de famine ou de carence de semences.

Selon les techniciens agricoles, la politique de la consolidation des terres et la régionalisation des cultures, a favorisé l’augmentation des récoltes de la saison culturale A de 2010.
La mise en commun des terres, connue sous le nom de land consolidation (consolidation des terres) est un programme du gouvernement qui vise à ne cultiver qu’une seule plante sur de grandes étendues afin de passer de la culture de subsistance à la culture commerciale.

Depuis la mise en vigueur de la nouvelle politique agricole, la Green revolution, (la Révolution verte), en 2007, chaque région doit ainsi se concentrer sur les cultures préconisées en priorité.
Selon le ministère de l’Agriculture:
– la province de l’Est doit ne planter que le café, le riz, le maïs, la banane et l’ananas;
– celle du Sud que le manioc, le blé, le thé, le café ;
– dans l’Ouest, c’est le thé, le café, les pommes de terre ;
– dans le Nord, les pommes de terre, le pyrèthre, le blé, et le maracuja.
– La ville de Kigali quant à elle produira des fleurs et des fruits.

“Là où les agriculteurs ont respecté les instructions des techniciens, en utilisant des semences sélectionnées et les pesticides, les récoltes ont au moins triplé, témoigne un agent du ministère de l’Agriculture.

Le grand problème reste de trouver le marché pour cette production, sinon les villageois vont manquer sévèrement d’autres aliments et ce sera une perte énorme pour tout le pays.”

Actuellement, les marchés sont vides de produits alimentaires… tout comme de clients. “Nous mourrons de faim à côté de l’abondance de maïs. On nous interdit de vendre notre moisson comme nous voulons.Pourtant, nous n’avons pas d’argent pour acheter d’autres aliments. Nous mangeons des maïs chaque jour, même les enfants n’ont rien d’autre. On ne peut pas vivre de maïs seulement“, se plaint un habitant de Gakenke, Nord.

Pour Gafaranga d’Imbaraga, la nouvelle politique agricole, qui a grandement contribué à l’augmentation de la production, certes des avantages “En deux ans seulement, 39 agriculteurs du Nord ont pu acheter leurs propres camionnettes grâce à leur revenu agricole”, se réjouit-il.

Mais “les autorités devraient être flexibles et laisser les gens sans grandes terres planter des cultures qui rapportent plus vite“, suggère-t-il.
Pour lui, les oignons ou autres légumes cultivés sur une petite étendue rapportent plus que le maïs ou les pommes de terre.
Mais aujourd’hui, les paysans résistants au changement voient leurs cultures détruites. Ainsi à Cyuve, Musanze, Nord, les dirigeants locaux ont ordonné d’arracher, dans tous les champs, toutes les cultures autres que le maïs, choisi dans cette région pour cette saison culturale.

[Syfia Grands Lacs]

April 19, 2010   1 Comment

Rwanda: Les discours de Paul Kagame montrent qu’il est aux abois

par A. Kamaliza

Paul Kagame est aux abois

Paul Kagame est aux abois

Beaucoup ont commenté ou commentent encore les propos du président Kagame traitant les réfugiés d’excréments. Ceux qui s’indignent ont raison. Toutefois, une analyse politique plus inspirée serait celle qui relèverait ce que Kagame a reproché à l’assistance. Le contenu et le ton.

Lorsque le président reproche à ses subordonnés de passer leur temps à colporter les fausses nouvelles ou quand il leur demande de ne plus acheter la presse qui ne serait qu’un ramassis de rumeurs et de stupidités, il fait montre du peu de confiance qu’il a en ses proches collaborateurs.

Paul Kagame ne pèse plus ses mots! Est-ce un bon signe?
[wpaudio url=”http://rwandinfo.com/audio/20100413-kagame-abahunga-ni-umwanda.mp3″ text=”Ecoutez Kagame traitant d’excréments (!) ceux qui fuient le pays” dl=”0″]

L’homme est probablement plus isolé qu’il ne paraît.
Les ‘excréments’ dont il parle sont ses compagnons de lutte. Il s’agit des tutsis, tel Nyamwasa. Signe que le mal est plus profond et que les tutsis ne sont plus un groupe homogène car, il y a en eux des ‘excréments’.

A la fin de son discours dont on est en droit de se demander s’il a été préparé ou improvisé, le président prouve sa faiblesse par la menace.
Il est probablement plus faible politiquement qu’on ne le dit, sa seule force restant sa capacité d’organiser des massacres de masse.

S’il massacre les hutus sous prétexte de combattre les interahamwe et les FDLR, que fera-t-il quand une rébellion sera conduite par Nyamwasa ou ses semblables ?

L’opposition politique gagnerait à étudier le discours et à en tirer des leçons car, en dehors du génocide qu’il exploite, l’homme est peut-être plus isolé que jamais.

A. Kamaliza

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April 19, 2010   3 Comments

Rwanda: Le discours de Paul Kagame provoque indignation auprès des Rwandais de la diaspora

Paul Kagame is not upset by those 'human waste'Paul Kagame n’a que faire de ces “déchets humains”!

Déshonorant, choquant, révélateur, indigne d’un Chef d’Etat… le discours prononcé le 13 Avril par le Président Paul Kagame lors de la prestation de serment des hautes personalités de l’armée rwandaise a provoqué un tollé de réactions parmi les Rwandais (voir Ijambo rya Paul Kagame ryababaje abanyarwanda benshi

En réaction à ce discours, Agnès Murebwayire dédie cette chanson à tout le monde:
“montage sur le titre de pauline.
j’espere que le message passera”

La fin du vidéo affiche:

Attention
Le temps de l’Action est arrivé

Mobilisons-nous

Unissons-nous pour l’avenir de nos enfants

Le temps des révoltés est révolu

Mais le temps des révolutionnaires est arrivé

Ainsi soit-il.

“…aba birirwa birukanka imisozi bahunga bagira bate, bariya, ni nkaa, een, muli science, yo yo, mu by’imibereho, iyo ugiye ku meza, ukarya, iyo, ibyo kurya bigeze mu mubili, ibifite akamaro, ibyiza umubili, ura, urabyinjiza, urabikoresha, ibidafite akamaro, umubili ufite aho ubyohereza, bigasohoka bikagenda (amashyi )!.
Abagenda, ni nk’ibyo bisohoka, ubwo, igihugu, kiba cyayunguruye,
abakorera ineza y’igihugu, bumva uruhare bafite, igihugu, nyine, kibagira abacyo, bakakibamo. Umwanda, igihugu kigashyira hanze, birikora, ni ibintu bili authomatic, niba ali ko bigomba kumera, ubwo ni uko bimeze» (perezida Kagame, taliki ya 13 mata 2010, mu nteko ishingamategeko y’u Rwanda, arahiza ba Kabarebe)

[Le Texte de la chanson est plus bas, sous le video]
[daily]x4vjxf_allo-le-monde_webcam[/daily]

Allo le monde (Pauline)

Il paraît que les nouvelles ne sont pas si bonnes
Que le moral descend
Et que les forces t’abandonnent
J’entends
Tous les gens
Parler de tes histoires
Que l’avenir qui t’attend
Se joue sur le fil du rasoir

Qu’en est-il de l’amour,
Des larmes et de la peine,
De la vie de tous les jours,
Et de la paix sereine ?

{Refrain:}
Allô le monde
Est-ce que tout va bien?
Allô le monde
Je n’y comprends plus rien
Allô le monde
Prends soin de toi
Allô le monde
Ne te laisse pas aller comme ça
Comme ça .

Quel est le nom du mal
Dont tu subis la fièvre
Les étranges idéaux
Les hystéries funèbres
Dis moi ce que je peux faire
De ma petite place,
Quels sont les actes et les mots
Qui peuvent t’aider à faire face

Pousser à la révolte,
Pour faire le premier pas,
Semer pour qu’on récolte,
Et crier mon effroi

{Refrain:}
Allô le monde
Est-ce que tout va bien?
Allô le monde
Je n’y comprends plus rien
Allô le monde
Prends soin de toi
Allô le monde
ne te laisse pas aller comme ça
comme ça

Allô le monde
Allô le monde
Allô le monde
Allô le monde
Allô le monde

{Refrain:}

Allô le monde
Est-ce que tout va bien?
Allô le monde
Je n’y comprends plus rien
Alors le monde
Prends soin de toi
Alors le monde
ne te laisse pas aller comme ça
comme ça

Allô le monde
Est-ce que tout va bien?
Allô le monde

Allô le monde
Est ce qu’on sait jamais ?
Alors le monde

nanananananana
nanananananana

Allô le monde
Allô le monde

April 17, 2010   No Comments

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) invite à la manifestation du mercredi 21 Avril

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) et les autres associations membres de la SOCIRWA (Société Civile Rwandaise) vous invitent à une manifestation pacifique qu’ils organisent mercredi le 21 avril 2010 de 13h30 à 16h00.

Elle va se dérouler comme suit :
– A partir de 13h00, rassemblement près de l’Eglise du Petit Sablon
– de 13h30 à 14h30 devant le Ministère belge des Affaires Etrangères, Rue des Petits carmes, n°15
– de 15h00 à 16h00 devant le Conseil de l’Europe, Rue de la Loi n°175 ensuite devant l’Ambassade du Royaume Uni de Grande Bretagne sise Rue d’Arlon, n°85 à 1040 Bruxelles. (30 minutes devant chaque Institution pour remettre les Mémo).

Le CLIIR et les ASBL membres de la SOCIRWA (Société Civile Rwandaise en exil)
organisent cette manifestation qui aura des objectifs suivants :

1. Demander aux autorités belges, britanniques, américaines et celles de l’Union Européenne de prendre leurs responsabilités en ce qui concerne leur soutien politique, militaire, économique, et diplomatique au Rwanda qui est devenu une nouvelle colonie britannique versée au Commonwealth sans aucun respect des valeurs universelles de respect de la démocratie, des droits humains et des libertés publiques. Le financement des élections présidentielles de 2010 au Rwanda par la Belgique doit être conditionné au respect du processus démocratique et des opposants politiques harcelés, persécutés et emprisonnés actuellement au Rwanda ;

2. Dénoncer les harcèlements du président Paul Kagame contre ses opposants ;

3. Demander l’intervention de la Belgique, de l’Angleterre et de l’Union Européenne pour faire libérer M. Déo Mushayidi kidnappé au Burundi et emprisonné au Rwanda, M. Charles Ntakirutinka condamné à 10 ans, Théoneste Niyitegeka condamné à 15 ans,… et exiger la sécurité et la liberté d’action des autres opposants politiques rwandais (Mme Victoire Ingabire Umuhoza, Monsieur Frank Habineza, Maître Bernard Ntaganda, les adhérents du Parti Libéral non inféodés au régime FPR et d’autres politiciens muselés au Rwanda comme Jean Népomuscène Nayinzira muselé à domicile).

4. Dénoncer l’absence d’une justice indépendante et équitable au Rwanda et l’impunité.

5. Dénoncer le soutien aveugle de la Belgique, de l’Angleterre, de l’Union Européenne et des USA au régime dictatorial du Rwanda et le mutisme de la Communauté Internationale face aux crimes du FPR ;

VENEZ NOMBREUX à cette manifestation devant le Ministère belge des Affaires étrangères, ensuite devant l’Union Européenne et l’ambassade britannique.

24 manifs sont prévues durant toute l’année 2010. Cette manifestation sera suivie par d’autres, tous les 15 jours, jusqu’à la satisfaction de nos revendications.

Les manifestations du mois de mai 2010 sont programmées pour les Mercredi 12 et 26 mai 2010 aux mêmes heures que celle-ci.

Venez nombreux réclamer le respect du processus démocratique et la fin de la colonisation déguisée de notre pays par des prédateurs occidentaux, le droit à la vie et le respect des droits humains et des libertés publiques pour tous les Rwandais vivant à l’intérieur et à l’extérieur du Rwanda.

April 16, 2010   No Comments

Jean Bosco Barayagwiza appelle au secours

Jean Bosco Barayagwiza

Jean Bosco Barayagwiza

Condamné pour une peine de 35 ans par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) pour son implication dans le génocide rwandais, M. Jean Bosco Barayagwiza est détenu à la prison civile de Cotonou (Bénin). Depuis plusieurs mois, il est gravement malade et a été à maintes reprises admis à l’hôpital.

Le diagnostic des médecins est sans appel : une hépatite C chronique doublée de détection de nodules au niveau du foie et des caillots dans la veine porte, selon le journal « LA NOUVELLE TRIBUNE »

C’est dire que l’intéressé peut passer à tout moment de vie à trépas. Sauf si, selon les médecins qui l’ont consulté à l’hôpital militaire de Cotonou, il était évacué à l’extérieur où les équipements et la technologie médicale sont au point. Car, au niveau local, il y a un manque d’équipements adéquats.

Face à cette situation, les parents de l’intéressé ont envoyé plusieurs requêtes au TPIR qui sont restées lettres mortes, a indiqué mardi le quotidien.

Au finish, ce tribunal prétend que l’intéressé n’est pas malade alors qu’un dossier médical en bonne et due forme lui a été transmis par les médecins. Or, de jour en jour, M. Jean Bosco Barayagwiza s’affaiblit.

Aujourd’hui, il n’a plus que la peau sur les os et son état est assez critique. Ne sachant plus à quel saint se vouer, lui et ses parents lancent un appel pressant aux autorités béninoise afin qu’elles intercèdent en sa faveur.

Ses proches considèrent d’ailleurs que l’attitude du TPIR est contraire au principe d’assistance à personne en danger. Par conséquent, ils tiennent pour responsable cette institution internationale tout malheur qui adviendrait à leur parent.

April 14, 2010   8 Comments

Rwanda: Umuseso et Umuvugizi suspendus pour 6 mois

L’hebdommadaires indépendant Umuseso et le bimensuel Umuvugizi ont été suspendus pour une période de 6 mois par les autorités rwandaises.

Ils sont accusés de “diffamation et d’immixtion dans la vie privée”, pouvant porter atteinte à la sécurité et au bien-être des Rwandais.

Umuseso avait révélé l’existence d’une liaison entre le ministre de l’intérieur, Protais Musoni, et la maire de la ville de Kigali, madame Aisa Kirabo Kakira.

Le conseil supérieur de la presse a demandé aux responsables de ce journal de présenter des excuses au ministre de l’intérieur.

Le journal Umuvugizi avait également publié un article sur une liaison entre le procureur général du parquet de Kigali, Jean Bosco Mutangana, et madame le Dr Diane Gashumba, présidente du conseil national des femmes.

Imprimé en Ouganda, le journal très populaire Umuseso qui publie des articles croustillants sur les coulisses du pouvoir, va désormais être lu sous le manteau.

[irwanda1.com]

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April 14, 2010   No Comments