Tribune d'Information sur le Rwanda

Faustin Twagiramungu révèle ceux qui ont planifié le génocide rwandais

Faustin Twagiramungu. "Le TPIR ( Le tribunal pénal international pour le Rwanda ) lui-même a démontré dernièrement que le hutus n’ont pas fait cette planification"

Faustin Twagiramungu. "Le TPIR lui-même a démontré dernièrement que les hutus n’ont pas fait cette planification"

Dans un interview exclusif qu’il a accordé au Dr Eugène Rwamucyo le 25 avril à Bruxelles, Mr Faustin Twagiramungu, ex-Premier Ministre du Gouvernement FPR et candidat aux élections présidentielles de 2003,  ne mâche pas ses mots et désigne ceux qui ont planifié le génocide rwandais.
Pour Faustin Twagiramungu, l’homme qui connait très bien Paul Kagame, les choses sont claires: ce sont les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 contre le président Habyarimana qui ont planifié le génocide rwandais.

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Dr Rwamucyo Eugène : Faustin Twagiramungu, bonjour.

Faustin Twagiramungu : Bonjour

R.E : Alors, il semblerait que vous avez témoigné à Arusha et que vous auriez nié la planification du génocide.

F.T : oui, oui.

R.E. : alors, quelle est votre position là-dessus ?

F.T : voilà: en très peu de mots, je suis allé à Arusha effectivement je faisais un témoignage en faveur d’un pasteur Ntakirutimana Elizaphan. Et j’ai bien précisé que, les hutu, comme les experts le disent, les hutu n’ont pas planifié le génocide au Rwanda.

R.E : Et qui aurait alors planifié le génocide ?

F.T : écoutez, ceux qui ont planifié le génocide sont ceux qui ont assassiné le Président Habyarimana puisque le TPIR ( Le tribunal Pénal International pour le Rwanda ) lui-même a démontré dernièrement que les hutus n’ont pas fait cette planification. Celui qui a assassiné le Président Habyarimana, et comme son assassinat a effectivement déclenché les génocide rwandais, ce sont eux qui sont responsable de tout le chaos, de tout le drame, de toute la tragédie, de tout le génocide au Rwanda.

R.E. : mais entre-temps on dit que c’est l’AKAZU qui l’a assassiné ?

F.T : écoutez, ça je pense qu’il le font tout simplement pour amuser la galerie ou alors faire la tristesse aux rwandais si je puis dire.
Les hutus et l’AKAZU ne peuvent pas planifier…, notamment l’AKAZU ; arrêtons nous à l’AKAZU. Je ne vois pas comment Madame Habyarimana qui fait partie de l’AKAZU, peut réellement s’asseoir quelque part et planifier l’assassinat de son mari et de son cousin qui était le secrétaire particulier du Président, planifier l’assassinat du Président Burundais.
Ce n’est pas possible quand même.

Deuxièmement j’ajoute ceci: c’est que son frère qui était emprisonné à ARUSHA, a été relâché. Qu’il soit relâché pour le fond, qu’il soit relâché pour la forme, ça n’a pas beaucoup d’importance, mais de toutes façons, il est en liberté alors qu’il faisait partie de l’AKAZU. Est-ce qu’il peut encore être arrêté ? La réponse est non. S’il ne peut pas être arrêté, je ne vois pas pourquoi on devrait continuellement harceler sa sœur qui est Madame Habyarimana.

Source: www.rwamucyo.com.

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April 30, 2010   6 Comments

Gouverneure Générale du Canada – Paroles vides au Rwanda

par Pierre Jury

Le Président Kagame avec la Gouverneure Générale du Canada Michaëlle Jean 21 Avril 2010

Le Président Kagame avec la Gouverneure Générale du Canada Michaëlle Jean 21 Avril 2010

La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, est revenue en fin de semaine d’une tournée de 10 jours en Afrique.
Elle a profité de l’occasion pour faire une sortie remarquée au Sénégal, où elle a dénoncé l’esclavage sous toutes ses formes.
Au Rwanda, elle a appelé à l’érection d’une presse libre et a prononcé des excuses pour l’inaction du Canada à l’occasion du génocide de 1994. Ces paroles avaient du poids, certes, mais dans ce dernier pays, il y a eu un trou béant au programme de la visite de Mme Jean: une rencontre avec des représentants de l’opposition au régime de Paul Kagame.

Au Sénégal, la gouverneure générale n’a pas hésité à définir l’esclavage dans sa compréhension la plus large. La traite des hommes et des femmes, ce n’est plus l’image stéréotypée du marché aux esclaves où des «acheteurs» misent entre eux pour mettre la main sur les plus beaux «spécimens» à vendre. Aujourd’hui, l’esclavage prend la forme de rapts de personnes démunies ou piégées qui nourrissent les industries de la prostitution, par exemple, ou qui sont les otages d’employeurs sans scrupule qui exploitent des travailleurs sans papier, sans statut et sans recours à besogner sur des fermes, à faire des ménages, à suer dans des abattoirs,etc. Au Sénégal, une forme d’esclavage moderne cible des jeunes garçons enrôlés dans des écoles musulmanes, et forcés de demander l’aumône sur la rue pour apporter vivres et argent au bénéfice de l’institution qui les a «recrutés».

Vu ainsi, l’esclavage existe toujours bel et bien, et il était significatif que Michaëlle Jean le décrive ainsi dans un lieu profondément historique comme l’île de Gorée.

Quelques jours plus tard, elle s’est retrouvée au Rwanda où l’on peine encore à tourner la page du génocide, si jamais cela était possible avant quelques générations.
Une partie du problème tient au fait que le génocide s’est produit avec comme toile de fond un changement de régime au profit de Paul Kagame, qui est toujours au pouvoir aujourd’hui.
Plusieurs l’accusent d’avoir joué un rôle dans la disparition de son prédécesseur, Juvénal Habyarimana, décédé dans un écrasement d’avion abattu par des tirs de roquette alors qu’il approchait de la piste d’atterrissage de Kigali, la capitale du Rwanda, le 6avril 1994.
Jamais la lumière n’a pu être faite sur les responsables de cet attentat et plusieurs soupçons pèsent sur M. Kagame, qui a pris le pouvoir par la suite, et a été élu président en 2000.

Nous savons que le régime Kagame dirige le Rwanda d’une main de fer. Au nom de la lutte à l’ethnisme, les autorités rwandaises ont le beau jeu pour museler les voix discordantes du message présidentiel.

C’est dans ce sens que la gouverneure générale a fait sa sortie sur la liberté souhaitée de la presse au Rwanda. Cette cause est évidemment chère à Mme Jean, qui était journaliste à Radio-Canada avant d’être nommée représentante de la reine à Ottawa.

Comme la majorité des gouvernements totalitaires, le président Kagame ne comprend pas pourquoi certains – comme Mme Jean et l’organisme humanitaire Human Rights Watch – s’acharnent sur le sort de quelques entreprises de presse qui sont la cible des autorités sous prétexte de fomenter des troubles ethniques.
Dans les pays qui pensent ainsi, les voix discordantes ont le dos large. Et elles ont rarement l’occasion de verbaliser leur message sur la place publique.

Plutôt que de simplement souhaiter le respect de la liberté de la presse, la visite de Michaëlle Jean aurait pu être une merveilleuse occasion de rencontrer directement des voies d’opposition comme celle d’Ingabire Victoire, une des candidates à l’élection présidentielle prévue en août prochain.
Que la gouverneure générale du Canada rencontre publiquement une telle figure d’opposition aurait été une image bien plus significative qu’un seul appel à respecter les libertés civiles. Le seul pouvoir de cette image aurait été porteur, et Mme Jean n’aurait pas eu à en dire davantage (car c’est au premier ministre Stephen Harper et au ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, d’élaborer les politiques officielles du Canada).

Mais le Canada sous les conservateurs ne s’intéresse pas aux questions africaines, au-delà des grands principes qui sonnent creux au ventre de ceux qui ont faim, au coeur de ceux qui souhaitent une Afrique solide.
Le Canada s’est borné à prononcer de belles paroles, ce qui ne suffira pas à convaincre le régime Kagame que la démocratie ne rime pas avec génocide, comme il le soutient, mais avec progrès.

[Pierre Jury – Le Droit – cyberpresse.ca]

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April 30, 2010   1 Comment

Rwanda: Un aéroport moderne au Bugesera en 2012

Kigali : Le Rwanda vient d’achever la première phase d’étude pour la construction d’un aéroport civil à Bugesera, un district du sud-est du pays, qui aura une capacité d’accueil d’un million de passagers et quelque 15,500 tonnes de cargaisons par an.

L’étude de faisabilité pour la construction de cet aéroport est déjà accomplie à 90% et les travaux seront mis en chantier d’ici l’an 2012, a indiqué un communiqué officiel rendu public à Kigali par le ministère rwandais des Infrastructures.

Une firme internationale de consultance, le “TSS-Consult” et son partenaire GIBB Africa viennent de signer un contrat d’exécution de ce projet, poursuit le communiqué.

En dehors d’un vaste terminal pour transit, le nouvel aéroport sera composé d’une dizaine de pistes larges dimensions et sera équipé d’un système électronique sophistiqué, la première au Rwanda dans le chargement de bagages, précise la même source.

L’aéroport de Bugesera sera relié par un train via la capitale tanzanienne, Dar-es-Salaam, à Kigali en passant par Gitega, une autre ville située au centre du Burundi, indique le communiqué.

L’Aéroport Kigali International (AKI) est pour le moment le plus grand aéroport du Rwanda.

[ARI-RNA]

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April 30, 2010   3 Comments