Tribune d'Information sur le Rwanda

Le Rwanda mandaté par l’ONU pour envoyer des gardiens de prison en Haiti

Kigali – Le conseil du Gouvernement du 24 Mars 2010 a confirmé que l’ONU a chargé le Rwanda d’envoyer des gardiens de prison en Haiti.

“Minisitiri w’Umutekano mu Gihugu yamenyesheje Inama y’Abaminisitiri ko u Rwanda rwemerewe n’Umuryango w’Abibumbye kohereza abacungagereza kugira uruhare mu kunoza imicungire ya za Gereza mu gihugu cya Haiti.”

Source: Kigali: Ibyemezo by’inama y’abaminisitiri yo kuwa 24 Werurwe 2010

March 26, 2010   No Comments

Le Rwanda désigne son nouvel Ambassadeur du Rwanda en Inde en remplacement du fugitif Général Kayumba Nyamwasa

Kigali – Monsieur William NKURUNZIZA a été désigné Ambassadeur du Rwanda en Inde en remplacement du fugitif Général Kayumba Nyamwasa pour lequel le Rwanda a introduit une demande d’extradition d’Afrique du Sud.

March 26, 2010   No Comments

Rwanda: L’opposition rwandaise dans le collimateur du parti au pouvoir

RFI écrit au sujet des difficultés rencontrées par l’opposition rwandaise durant cette période pré-électorale:

L’opposition rwandaise dans le collimateur du parti au pouvoir


Bernard Ntaganda (G) président du parti socialiste Imberakuri et Victoire Umuhoza Ingabire (D), présidente des Forces Démocratiques Unies (FDU), leaders de l’opposition rwandaise.
Montage/RFI

A quelques mois de l’élection présidentielle au Rwanda, aucun des trois mouvements d’opposition n’a la garantie de pouvoir participer au futur scrutin du mois d’août prochain. Jeudi 25 mars 2010, l’opposante Victoire Ingabiré a été à nouveau convoquée et interrogée par la police. Au début du mois de février l’ONG américaine de défense des droits humains, HRW, avait dénoncé des « actes graves d’intimidation » contre l’opposition.

Le Parti démocrate vert, qui regroupe notamment des dissidents du FPR (Front patriotique rwandais) le parti au pouvoir, n’a pas encore réussi à obtenir son agrément, même chose pour les Forces démocratiques unifiées. Quant au Parti socialiste Imberakuri qui bénéficiait d’une existence légale, il a récemment été l’objet d’une manœuvre qui a permis de limoger son président. Mais la majorité des membres étant restés solidaires, certaines sources indiquent que le mouvement pourrait être dissous par les autorités.

Ces derniers mois les opposants sont sans cesse confrontés à des menaces et à toutes sortes d’obstacles qui les empêchent de mener des activités politiques, pourtant autorisées et prévues par la constitution rwandaise. En décembre dernier, Bernard Ntaganda, le leader du parti socialiste, a été convoqué par le Sénat qui l’accuse de « révisionnisme et d’idéologie génocidaire ». L’affaire est toujours en l’examen. Victoire Ingabire, des FDU, fait elle aussi l’objet d’une enquête de police pour les mêmes accusations.

Pour les partis d’opposition, c’est la quadrature du cercle. Le gouvernement prend prétexte de ces enquêtes pour refuser la tenue de congrès constitutifs, procédure obligatoire afin que que les partis soient agréés et puissent présenter des candidats au futur scrutin. Le gouvernement contrôle déjà étroitement l’espace politique note Human rights watch. L’organisation de défense des droits humains estime que « la multiplication des attaques contre les partis d’opposition ne présage rien de bon pour l’élection présidentielle d’août prochain ».

[RFI]

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