Tribune d'Information sur le Rwanda

Kagame affirme: “Personne ne peut faire un coup d’état” au Rwanda

Paul Kagame

General Paul Kagame

Le président rwandais Paul Kagame a accusé mercredi deux officiers rwandais de haut rang, aujourd’hui en fuite, de tenter de destabiliser le Rwanda, et a assuré que “personne ne pouvait faire un coup d’Etat” dans le pays.
L’ex-patron des renseignements extérieurs, le colonel Patrick Karegeya, aujourd’hui réfugié en Afrique du Sud, circule dans les pays voisins du Rwanda, en préparant des actes de déstabilisation dans son pays d’origine, a affirmé le président Kagame, au cours d’une conférence de presse à Kigali.

Le colonel Karegeya agirait en étroite collaboration avec le général Faustin Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise et ambassadeur en Inde, qui a fui la semaine dernière également en Afrique du Sud, selon la justice rwandaise.

“Personne, pas une seule personne, ni même Kayumba, ne peut faire un coup d’Etat ici. Réfléchissez-y, vous en viendrez à la conclusion que personne ne peut faire un coup d’Etat” au Rwanda, a martelé le président Kagame.
“Que les Rwandais mangent, boivent, se couchent et dorment, nous leur garantissons qu’ils se réveilleront (le lendemain) et continueront leurs activités”, a assuré le chef de l’Etat pour qui “il n’y a pas de raison, pas de fondement” pour un putsch militaire.
Aucun plan ne peut ébranler “la solide fondation” construite après le génocide, a encore estimé M. Kagame: “le pays continuera d’aller vite de l’avant, continuera de se développer et de croître”.

Mardi, le procureur général du Rwanda, Martin Ngoga, avait accusé le général Kayumba Nyamwasa d’être responsable d’actes visant à déstabiliser le pays, dont des attaques à la grenade qui ont fait deux morts le 19 février à Kigali.
La police avait fait état de l’arrestation de trois suspects, attribuant immédiatement ces attaques “aux Interahamwe”.

Tous deux Tutsis anglophones issus de la diaspora ougandaise (comme le président Kagame), le colonel Karegeya et le général Kayumba Nyamwasa ont été longtemps deux personnalités clés du régime. Ils faisaient partie du cercle très restreint des chefs militaires de haut rang de l’ancienne rébellion du Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir).

“Nous allons soulever cette question auprès des pays de la région” et de l’Afrique du Sud, a annoncé le président Kagame à propos des deux officiers, précisant que l’absence d’un accord d’extradition entre son pays et Pretoria ne les mettait pas à l’abri des poursuites.
“Un traité d’extradition est une parmi d’autres choses qui peuvent être utilisées”, a-t-il ajouté.

Source: AFP

March 4, 2010   No Comments

Le fugitif général Rwandais Kayumba Nyamwasa recherché par les justices française et espagnole

Kayumba Nyamwasa

Kayumba Nyamwasa

Le général Rwandais de sinistre mémoire, Faustin Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise et auteur d’abominables crimes contre l’humanité, a confirmé être actuellement en Afrique du Sud, fuyant pour des raisons encore non claires, son patron et frère d’armes Paul Kagame.
Le régime de Kigali cherche à le faire extrader.

Le général criminel Nyamwasa est, comme beaucoup d’autres officiers supérieurs de l’armée du FPR, sous le coup de deux mandats d’arrêt internationaux émis par le Juge Français Jean Louis Bruguière et par le Juge Espagnol Fernando Andreu Merelles.
Jusqu’ici Kayumba Nyamwasa, étant alors Ambassadeur du Rwanda en Inde, profitait de l’immunité que lui conférait son statut de diplomate pour éviter d’être appréhendé.

Dans son interview à la BBC le général criminel a indiqué qu’il avait pris la fuite pour des raisons de sécurité craignant pour sa vie et a également précisé qu’il ne croit pas en la justice du Rwanda et qu’il est prêt à faire face à la justice internationale.
Il est grand temps que l’Afrique du Sud arrête ce criminel Rwandais et le livre à la justice en France et en Espagne. Qu’attendent les autorités sudafricaines?

March 4, 2010   No Comments