Déploiement de la Brigade d’intervention. Mende dévoile les contradictions de Kagame — Rwandinfo_FR
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Déploiement de la Brigade d’intervention. Mende dévoile les contradictions de Kagame

Lambert Mbende

Lambert Mbende

Remarquable, percutant, clair et net…Lambert Mende Omalanga, ministre congolais en charge des Médias et de Nouvelle Citoyenneté l’a été lors de la conférence de presse qu’il a tenue hier en fin de matinée. Il était essentiellement question d’éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale sur les dernières évolutions de la situation sécuritaire dans l’Est de la République.

* Il a fait remarquer qu’à la veille de l’arrivée de Ban Ki Moon à Kinshasa, les forces négatives ont attaqué à l’arme lourde certaines positions des FARDC. L’armée nationale congolaise a riposté avec véhémence obligeant les rebelles du M 23 de battre en retraite laissant derrière eux armes de guerre, cadavres, blessés et prisonniers de guerre.

* Le ministre congolais a mis en exergue, à la lecture des déclarations de Paul Kagame dans les colonnes de « Jeune Afrique », les contradictions flagrantes du président rwandais qui d’un côté encourage et félicite la présence de l’armée française venue au secours du Mali, et d’autre part s’insurge et qualifie d’ingérence la venue de la Brigade d’intervention des Nations Unies composée des militaires africains, en même temps qu’il propose son schéma dans le règlement par le gouvernement congolais de la crise de l’Est.

Pendant que Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Onu est arrivé en Rdc en compagnie du Président de la Banque mondiale, l’on signale dans les environs de la ville de Goma, capitale de la province du Nord Kivu, des coups de feu déstabilisant la situation, de la part des insurgés du M23 qui s’attaquaient aux positions des Fardc. Un fait, en tout cas hasardeux. Lambert Mende parle d’une dissuasion de la part de ceux qui ont lancé ces coups de feu, contre l’arrivée du Secrétaire général de l’Onu.

« L’arrivée du Secrétaire général de l’Onu coïncide avec des coups de feu qui aujourd’hui déstabilisent encore la situation dans la province du Nord-Kivu, est-ce-pour dissuader la visite du Secrétaire général de l’Onu ? C’est possible dans l’esprit de ceux qui se sont lancés dans cette énième provocation. Il s’agit soit d’empêcher à ce que M. Ban Ki-moon n’arrive à Goma, soit de monter une sorte de mise en scène, c’est-à-dire occuper Goma et accueillir M. Ban Ki- Moon et montrer qu’il existe deux Congo, c’est ça la balkanisation et préparer les esprits », a déploré Lambert Mende Omalanga, qualifiant cette stratégie de naïveté enfantine.

Il ne suffit pas de croire, a dit le ministre, d’être à Goma et d’accueillir Ban Ki-Moon pour effacer la volonté du peuple congolais ou encore pour remettre en cause tous les fondamentaux. La stratégie serait aussi pour les rebelles, a ajouté le porte-parole du gouvernement d’un ton monté, d’empêcher le déploiement de la Brigade spéciale d’intervention des Nations Unies, dont l’une des missions est de sécuriser les frontières à problème de la Rdc.

15 tués, 21 blessés et plusieurs capturés

15 tués, 21 blessés, ainsi que 6 capturés, tel est le bilan de l’attaque des positions des Forces armées de la République démocratique du Congo, survenue le lundi dernier dans la localité de Mutaho dans la province du Nord-Kivu. Des armes lourdes et plusieurs caisses de minutions en provenance de l’extérieur, notamment du Rwanda et de l’Ouganda ont été récupérées dans deux positions des rebelles par les Fardc.

« Les Fardc ont répondu au feu avec efficacité et ont mis en déroute les assaillants lourdement armés après trois heures d’intenses combats. Les éléments du M23 et leurs supplétifs étrangers ont été contraints de battre en retraite vers Kibati, plus au nord », a précisé Lambert Mende Omalanga.

Le porte-parole a fait savoir que les Fardc vont poursuivre avec la même détermination afin de protéger les frontières de la République à toutes sortes d’attaques. Cependant hier, de nouveaux combats ont été signalés durant la journée. Ce mouvement rebelle en dépit des forfaits enregistrés le lundi grâce à la bravoure des Fardc, a voulu se venger et répliquer. Malheureusement, la tentative a été de très courte durée et stoppée. Les Fardc continuent de trôner. Ce qui rassure les populations.

Pour Lambert Mende, cette attaque a été manifestement préparée de longue durée au regard des moyens humains et matériels projetés par les forces négatives. Soulignons ici, que la société civile du Nord Kivu avait déjà dénoncé la présence et l’entrée des militaires rwandais au côté des insurgés du M23. Pouvons-nous à ce jour dire que rien n’a été fait ? Peut-être que ce qui a été fait l’a été à moitié et n’est pas parvenu à dissuader les rebelles du M23.

L’Ouganda dans une position inconfortable et ridicule

Abordant pour la énième fois la stratégie édictée par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, le ministre des Médias a indiqué à la presse que son gouvernement exploite l’axe diplomatique, l’axe politique et l’axe militaire afin de gérer la crise dans l’Est. Les trois axes sont exploités à fond.

S’agissant de l’axe politique qui est actuellement exploité par les assises de Kampala, même si cela n’est pas dit, mais le fait que le M23 ait repris les armes en quittant volontairement la table de concertation, met la médiation mal à l’aise, si pas confuse et ridicule. Simplement, parce que les points de discussions ne sont pas épuisés et les rebelles préfèrent reprendre les armes. C’est manquer du respect envers l’Ouganda, qui a offert sa bonne foi en disponibilisant son ministre de la Défense comme médiateur.

Malheureusement, cette bonne foi est foulée aux pieds et discrédite même ces concertations, fruits de nobles efforts de la part de la Cirgl. Et donc, difficile d’y croire lorsqu’on sait maintenant que la volonté du M23 et de ses parrains est loin de ramener une paix durable dans la sous-région.

Cependant, pour d’aucuns, Kampala serait victime de sa propre turpitude. Il subirait là, le début du retour de la manivelle. Le temps détaillera certainement ce que sera la suite de ce mouvement rebelle, dont les jours se comptent désormais du bout des doigts d’une seule main.

Pour L. Mende, la détermination affichée par son gouvernement est de mettre en application la stratégie triptyque consistant à rechercher des solutions politiques et diplomatiques à la crise humanitaire et sécuritaire provoquée par l’agression. Et que la solution militaire comme d’aucuns l’auraient cru, a-t-il précisé, n’est pas exclusive.

Les contradictions de Paul Kagame

Au cours du même point de presse qui a été sanctionné d’une déclaration du Gouvernement sur l’attaque de Goma, le ministre congolais qui était remarquable, percutant, clair et net a mis en exergue, à la lecture des déclarations de Paul Kagame dans les colonnes de « Jeune Afrique », les contradictions flagrantes du président rwandais qui d’un côté encourage et félicite la présence de l’armée française venue au secours du Mali, et d’autre part s’insurge et qualifie d’ingérence la venue de la Brigade d’intervention des Nations Unies composées des militaires africains, en même temps qu’il propose son schéma dans le règlement par le gouvernement congolais de la crise de l’Est.

C’est donc un Paul Kagame qui souffle du chaud et du froid et qui oublie que si les Français ont été déployés au Mali, c’était pour combattre les terroristes islamiques et qu’en Rd Congo, le déploiement de la Brigade d’intervention se justifie par le simple fait qu’elle doit combattre les forces négatives qualifiées comme telles par toute la communauté internationale.

En plus, lorsque la Rd Congo pense que les conditions ne sont pas remplies pour rapatrier les réfugiés rwandais chez eux, Paul Kagame estime qu’il s’agit d’une ingérence. Il oublie que ce sont les réfugiés eux-mêmes qui l’ont déclaré et ne voudraient donc pas subir un deuxième génocide. La Rd Congo est victime d’une agression lui imposée par le Rwanda et l’Ouganda et ce sont les experts des Nations Unies qui ont donné des détails. Une preuve par excellence qui témoigne de l’ingérence du Rwanda dans les matières intérieures de la Rd Congo.

Ce qui est scandaleux, c’est le fait que ces déclarations pour le moins regrettables émanent du président d’un Etat qui est membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Kagame prouve noir sur blanc que son pays ne mérite nullement de faire partie de ce Conseil de Sécurité. C’est une honte pour l’humanité toute entière. Dans le futur, les pays membres de l’Assemblée générale devront réfléchir par deux fois ou plus sur les candidatures des pays non permanents qui doivent faire partie de cet organe chargé de faire imposer la sécurité (et non l’insécurité) à travers le monde.

Source: L’Avenir Quotidien

1 comment

1 Sage { 05.24.13 at 09:08 }

Kagame est un malade mental confirmé. Ne vous souciez-plus de ses déclarations. Les rwandais sont en train de prendre toutes les dispositions pour lui réserver un lit pour malade dans le Centre pour handicapés mentaux de Ndera.

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