Tribune d'Information sur le Rwanda

Posts from — November 2013

Déclaration de soutien officiel du Parti CNR-Intwari aux FDLR

CNR-Intwari
CONVENTION NATIONALE RéPUBLICAINE-INTWARI

Communiqué de presse du CNR-Intwari

La CNR–Intwari félicite tous les partis politiques d’opposition contre le régime totalitaire de Kigali, qui finalement se trouvent aujourd’hui réunis autour d’un même idéal patriotique à savoir le soutien du combat politique mené par les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR). Il y a aujourd’hui plus de 7 ans que la CNR-Intwari défendait seul contre vents et marées l’existence et la légitimité politiques des FDRL. Il y a eu des moments d’incertitude et de terreur où la simple invocation du sigle FDRL constituait un acte de trahison et de pendaison. Certains compatriotes se sont même dissociés de notre collaboration officielle et étroite avec les forces progressistes des FDLR en considérant notre choix comme un véritable suicide politique tant sur le plan intérieur que sur le plan international.

Toute approche d’une lutte armée à défaut de changement politique et pacifique au Rwanda était condamnée a priori. Tout cela confortait évidemment le mensonge politique du régime de Kigali qui souhaite qu’il en soit toujours ainsi.
Maintenant, force est de constater que le mensonge ne peut jamais se substituer indéfiniment à la vérité quelle que soit la durée de l’épreuve.

Depuis déjà Septembre 2007, la CNR-Intwari alors dénommée “ Partenariat-Intwari avait officiellement déclaré sa position politique sur les FDRL en ces termes:
“Notre approche positive et intégrative de la problématique des FDRL ainsi que notre démarche volontariste et totalement transparente à propos d’une coopération mutuellement bénéfique avec ce mouvement sont bien connues. C’est dans ce sens que dans sa correspondance datée du 04 Aout 2007, le Président du Partenariat-Intwari a transmis à son homologue des FDRL une offre ferme et motivée en vue d’une coopération plus agissante. Nous saisissons la présente opportunité pour réitérer notre offre dont nous attendons toujours une réponse beaucoup plus responsable.”
En 2008 au mois de Février dans un mémorandum intitulé “Génocide rwandais : Le peuple crie justice !” adressé aux membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la CNR-Intwari a montré à la communauté internationale avec des preuves crédibles que le Rwanda et L’Uganda se trouvaient être l’épicentre de tous les conflits meurtriers qui ravagent la Région d’Afrique des Grands Lacs (RAGL) depuis bientôt deux décennies.
Les victimes de ces conflits barbares se comptent aujourd’hui à plus de 8 millions de vies humaines perdues dans le dénouement total et le silence complice du monde entier. Nous avons toujours montré que les FDRL n’étaient que des bouc-émissaires désignés par une médiatisation savamment montée par le Président Paul Kagame et ses alliés pour diaboliser et déshumaniser ceux qui se sont vaillamment opposés à l’extermination planifiée des réfugiés Hutu en République Démocratique du Congo. Des millions de citoyens congolais ont aussi péri pour avoir accordé hospitalité aux survivants du génocide inédit des réfugiés Hutu au Congo.
Aujourd’hui l’heure de la vérité a sonné. Le comportement honteux et scandaleux du Rwanda et de l’Uganda sur la tragédie congolaise, les caches gigantesques d’armes lourdes et sophistiquées découvertes dans les zones jadis contrôlées et aujourd’hui abandonnées par les combattants du M23 – recrutés, endoctrinés et parrainés par Kigali et Kampala ., les fosses communes contenant d’innombrables corps humains de tout âge et de tout genre démontrent encore une fois la vraie nature de ces guerres, les desseins inavoués des acteurs impliqués, la gravité des atrocités commises sur les victimes innocentes de ces conflits ainsi que la dégradation excessive de l’environnement qui en découle. Nous saluons donc la bravoure des FARDC qui sous la conduite éclairée de leur gouvernement ont montré qu’elles sont aujourd’hui capables de defender la souveraineté de leur pays, la sécurité des citoyens congolais de même que celui des réfugiés se trouvant dans cette région spécifique et convoitée de la RDC.
En aucun cas, les FDRL ne peuvent être assimilées aux forces négatives alors que ce sont des réfugiés qui ont pris les armes pour se protéger au moment où leur pays hôte ne pouvait pas le faire en temps de guerre. Plus que jamais nous encourageons la détermination et le réalisme des dirigeants des pays regroupés au sein de la SADC dans leur lutte concertée pour ramener la paix dans cette région durement éprouvée.
Loin des opportunismes et des récupérations politiciennes du moment, le combat politique de la CNR-Intwari, s’inscrit donc dans une vision globale, unitaire et pacifique de résolutions des conflits socio-politiques qui sévissent dans la région en commençant par la résolution de nos propres conflits internes, sans altérer et envenimer les relations amicales et respectueuses des pays voisins. C’est à ce titre que la CNR-Intwari s’est joint aux autres forces politiques partageant les mêmes idéaux au sein du Conseil National pour le Changement Démocratique, CNCD en sigle, pour mieux appréhender et transcender ces réalités politiques afin d’y apporter des solutions durables et appropriées.
Maintenant que d’autres partis politiques, jadis opposées à notre courageuse option, se sont aussi exprimées favorablement et officiellement pour soutenir les FDRL, nous y voyons un signal fort et encourageant pour faire un pas en avant dans la réunification et la consolidation de tous les efforts tendant à construire une alternative fiable contre le régime totalitaire, sanguinaire et hégémonique de Paul Kagame.
Nous rendons encore hommage à tous les prisonniers politiques qui se sont levés pour combattre l’injustice et l’intolérance au Rwanda et qui, malheureusement, croupissent encore dans les geôles de Kigali.

Que Dieu bénisse la République Rwandaise et ses enfants.

Manchester, le 14 Novembre 2013.
Théobald Gakwaya Rwaka.
Vice-Président et Porte parole
CNR-Intwari

November 17, 2013   No Comments

Congo (RDC): les conditions d’un désarmement des FDLR ne sont pas réunies

KINSHASA, 15 novembre 2013 (AFP) – Les rebelles rwandais des FDLR, installés en République démocratique du Congo (RDC) depuis 1994, sont prêts à déposer les armes mais les conditions de leur désarmement ne sont pas réunies à l’heure actuelle, a déclaré vendredi à l’AFP un de leurs chefs.

“Nous sommes convaincus que nous pouvons déposer les armes aussi longtemps que le gouvernement rwandais ne vient plus en RDC”, a dit Wilson Irategeka, secrétaire exécutif par intérim des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP.

“Notre problème c’est que le gouvernement de Kigali n’a cessé de venir en RDC pour tuer les réfugiés rwandais”, a déclaré M. Irategeka, dans une allusion à l’implication du Rwanda dans les deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003) et au soutien imputé à Kigali de plusieurs rébellions actives dans l’Est du Congo au cours de la dernière décennie, et tout récemment à celle du M23.

“Le gouvernement de Kigali utilise les Raï Mutomboki et les maï-maï Sheka […] pour venir tuer les réfugiés rwandais”, a-t-il ajouté en faisant référence à deux groupes armés avec lesquels les FDLR s’affrontent régulièrement dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC.

“Tant que nos réfugiés sont toujours sous la menace des bombes et des armes, c’est difficile pour nous de déposer les armes”, a encore déclaré M. Irategeka.

Le président congolais, Joseph Kabila, a lancé fin octobre un ultimatum aux différents groupes armés présents au Congo, les enjoignant d’abandonner la lutte armée ou d’y être contraints par la force des armes.

Le 5 novembre, après sa victoire militaire contre les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), le gouvernement congolais a annoncé qu’il lancerait sous peu une offensive pour débarrasser le pays des FDLR, milice qu’il a été régulièrement accusé d’instrumentaliser et de soutenir dans sa lutte contre certains groupes rebelles.

Arrivées sur le territoire congolais en 1994, les FDLR ont été formés initialement par d’anciens cadre de l’armée rwandaise ou des milices hutu ayant participé activement au génocide rwandais. Leurs effectifs sont estimés entre 1.000 et 1.200 combattants.

Opposés au régime tutsi de Paul Kagame, qui s’est installé à Kigali en 1994, ils ont pour objectif la chute du pouvoir rwandais actuel, mais affirment voir dans le “dialogue avec le gouvernement de Kigali […] la seule voir pour obtenir une paix durable au Rwanda en particulier et dans la région des Grands Lacs africains en général”.

Source: Agence France-Presse

November 17, 2013   No Comments

Congo – La RDC ne va pas intégrer les ex-rebelles du M23 dans l’armée – Lambert Mende

Lambert Mende Omalanga

Lambert Mende Omalanga, Ministre congolais de la Communication et des médias.

« Le gouvernement n’accepte pas l’intégration des éléments de l’ex-rébellion du M23 au sein des FARDC, cela d’autant plus qu’une telle intégration, individuelle ou collective, ne fait pas partie des obligations qui lui incombent aux termes des pourparlers de Kampala ». Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, a fait cette déclaration jeudi 14 novembre à Kinshasa. La RDC attribue l’échec de la fin du dialogue de Kampala avec le M23 prévu lundi dernier à la médiation ougandaise.
Lambert Mende a indiqué que les structures appropriées de l’État congolais avec le soutien de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) se chargeront de la démobilisation et  de la réinsertion sociale des combattants du M23. Ce que demande par ailleurs le conseil de sécurité de l’ONU.
Lire aussi : L’ONU appelle à un « désarmement et une démobilisation immédiate et permanente du M23 »
Concernant la question de l’amnistie, Lambert Mende a annoncé que le gouvernement proposera bientôt au Parlement un projet de loi d’amnistie, pour faits de guerre et d’insurrection en faveur de tout membre du M23 qui s’engagerait « individuellement et par écrit » à ne plus prendre les armes. Il a expliqué que l’amnistie individuelle couvrira la période allant du 1er avril 2012 jusqu’à ce jour, excluant toute idée d’amnistie générale.
Selon lui, chaque candidat à l’amnistie devrait s’engager notamment « à s’abstenir de manière permanente de recourir aux armes, de participer à un mouvement insurrectionnel pour faire aboutir une quelconque revendication, et qui accepterait que toute violation de cet engagement rende automatiquement caduque l’Amnistie ainsi accordée et disqualifie l’auteur de la dite violation du bénéfice de toute amnistie ultérieure»
Le gouvernement s’est aussi engagé à œuvrer pour la mise en œuvre rapide des accords tripartites signés avec les pays voisins et le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) au sujet du retour des réfugiés et des déplacés de guerre. Cette question figurait au nombre des revendications du M23.
Le M23 a été formé d’ex-rebelles du CNDP intégrés dans l’armée congolaise à la faveur d’un accord de paix signé en mars 2009. Ils se sont mutinés en avril 2012 au Nord-Kivu, dans l’est de la RDC pour réclamer la pleine application de cet accord. Appuyée par la brigade offensive des casques bleus de la Monusco, l’armée congolaise a défait militaire le M23 fin octobre 2013. La communauté internationale insiste cependant sur la nécessité d’un accord politique qui garantirait, selon elle, la stabilité à long terme.

November 16, 2013   No Comments

Congo (RDC) – “Victoire” des FARDC et “Accord” de Kampala – analyse d’Honore Ngbanda

Pourquoi la RDC doit-elle encore signer un « accord » avec un ennemi qu’il aurait vaincu ?
Que cache ce débat de la sémantique sur le document à signer ?
Pourquoi Kanambe a-t-il demandé à Museveni un délai de 5 jours pour faire accepter cet accord ?
Pourquoi Kanambe n’a-t-il pas révélé au peuple congolais le contenu de cet accord pendant le délai de 5 jours demandé?
Autant des questions auxquelles il tente tant soit peu de donner des réponses adéquates afin d’éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale.

November 15, 2013   No Comments

Congo (RDC) – L’ONU appelle à un « désarmement et une démobilisation immédiate et permanente du M23 »

Ambassadeur Liu Jieyi (Chine)

L’ambassadeur Liu Jieyi de la Chine, pays en charge de la présidence tournante du conseil de sécurité de l’ONU (Jeudi 14 novembre 2013)

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a appelé mercredi 14 novembre au désarmement et à une démobilisation immédiate et permanente du M23, se félicitant de l’annonce faite par le groupe rebelle de mettre fin à son insurrection sanglante contre la République démocratique du Congo (RDC). Lundi dernier, les ex-rebelles du M23 et le gouvernement congolais ont échoué à signer un accord qui devait mettre fin aux pourparlers de Kampala qui durent depuis onze mois.
Dans une déclaration de l’ambassadeur chinois Liu Jieyi dont le pays assure la présidence tournante du conseil de sécurité, l’ONU demande qu’un texte final qui prévoit le désarmement des combattants du M23 et la poursuite des auteurs des violations des droits de l’homme, soit adopté et mis en application.
Lundi 11 novembre, la RDC et le M23 devaient mettre un terme aux pourparlers de Kampala. Les deux parties n’ont pas trouvé un compromis concernant l’intitulé du document à signer. Kinshasa est favorable à parafer « une déclaration » et non « un accord » au regard des derniers développements sur le terrain, notamment la défaite militaire du M23.
Le conseil de sécurité a par ailleurs réaffirmé son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC. Il demande donc au gouvernement de la RDC de rester déterminé à créer une armée nationale professionnelle, responsable et viable.
Dans la même déclaration , le conseil s’est aussi félicité de l’annonce du M23 de mettre un terme à sa rébellion et condamne les violences provoquées ayant coûté la vie à des nombreux civils et à des casques bleus de la Monusco.
Reconnaissant  les sacrifices consentis par la Monusco et les pays fournisseurs des contingents pour renforcer la paix et la stabilité dans l’est de la RDC, le Conseil souligne qu’aucune action visant à empêcher la mission de s’acquitter de son mandant ne sera tolérée. Il insiste donc sur l’importance de mettre hors d’état de nuire les FDLR et tous les groupes armés, conformément à la résolution 2098 et se félicite que le président de la RDC Joseph Kabila et le chef de la Monusco Martin Kobler aient pris cet engagement.
Le Conseil plaide en fin pour la nécessité de s’attaquer de façon durable aux cause profondes du conflit dans l’est de la RDC et renouvèle son appui à la mise en œuvre de l’accord cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région.

Source: Radio Okapi (radiookapi.net).

November 15, 2013   No Comments