Tribune d'Information sur le Rwanda

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Les Partis PDP-Imanzi et RDI-Rwanda Rwiza au Rwanda depuis Vendredi 21 Juin 2013

Ubutumwa bwa PDP-Imanzi hamwe na RDI – Rwanda Rwiza

Message des Partis PDP-Imanzi et RDI-Rwanda Rwiza

MÉMORANDUM DESTINÉ AUX MÉDIAS

(Bruxelles, le 13 juin 2013)

RWANDA:A une semaine du départ pour Kigali de leurs représentants, les partis politiques PDP-IMANZI (Pacte de Défense du Peuple) et RDI-RWANDA RWIZA (Initiative du Rêve Rwandais; Rwandan Dream Initiative) soutiennent fermement la résolution du parlement européen sur la situation des droits de l’homme au Rwanda et l’initiative du Président tanzanien Jakaya Kikwete invitant le Président Paul Kagame à engager des négociations politiques avec ses opposants.

  1. Un message porteur d’espoir

En mars 2013, les partis politiques PDP-IMANZI et RDI-RWANDA RWIZA ont décidé de conjuguer leurs efforts et de mener une lutte commune en faveur de l’instauration au Rwanda d’un espace politique pluraliste permettant l’exercice effectif des libertés d’expression et d’association. Le débat démocratique ainsi garanti rendrait possible la tenue d’un dialogue national apte à déboucher sur un changement politique pacifique, marqué notamment par l’instauration de la confiance entre toutes les composantes du peuple rwandais et le partage du pouvoir dans le cadre d’un état de droit.

Depuis lors, les deux formations politiques n’ont cessé d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les nombreux problèmes d’ordre politique et autres qui assaillent le Rwanda et auxquels le Président Kagame et son parti, le FPR, n’arrivent pas à trouver des solutions, en raison de leur incompétence doublée d’un manque de volonté politique. Le PDP et la RDI ont également multiplié des initiatives visant à redonner l’espoir aux filles et aux fils du Rwanda dont la grande majorité vit dans une détresse de plus en plus profonde.

En particulier, les deux partis n’ont ménagé aucun effort en vue de convaincre les Rwandais et les amis du Rwanda de la nécessité de revenir à l’esprit des accords de paix d’Arusha d’août 1993, pour l’avènement d’un nouveau régime garant d’une coexistence pacifique entre toutes les composantes de la nation. Des institutions véritablement démocratiques seraient progressivement mises en place, permettant ainsi d’instaurer une paix durable, non seulement à l’intérieur du Rwanda, mais aussi dans ses rapports avec les pays voisins, surtout ceux ayant souffert des visées hégémoniques du Général Kagame.

Ce changement politique irait de pair avec l’instauration d’un nouvel ordre économique visant prioritairement l’amélioration des conditions de vie de la population rwandaise, à travers la consolidation de la croissance économique et la poursuite des objectifs de développement humain, dont la lutte contre la faim, ainsi que la promotion de l’éducation et de l’emploi des jeunes.

  1. Des réactions éminemment positives

Les partis politiques PDP-IMANZI et RDI-RWANDA RWIZA constatent, avec une très grande satisfaction, que leur message a été largement entendu. En témoignent, s’il en était besoin, les réactions positives enregistrées aussi bien auprès de la population rwandaise que de la communauté internationale.

S’agissant des Rwandais, de nombreux messages de soutien sont régulièrement adressés aux deux formations politiques. La plupart des encouragements proviennent des jeunes qui affirment être prêts à contribuer à la chute de la dictature du FPR-Kagame par des moyens pacifiques et démocratiques, à condition qu’ils soient soutenus par une présence, à leurs côtés, des leaders déterminés à mener une véritable politique d’opposition au régime en place.

Au plan international, les positions des partis PDP et RDI sont confortées par deux éléments majeurs de l’actualité, à savoir :

  • D’une part, la résolution n° 2013/2641 votée en date du 23 mai 2013 par le parlement européen, dans laquelle cette respectable institution dénonce, entre autres, les dysfonctionnements du système judiciaire rwandais, l’instrumentalisation de la loi de 2008 sur l’idéologie du génocide utilisée à des fins politiques pour museler les critiques à l’égard du gouvernement, ainsi que le déni des libertés et droits fondamentaux qui entraîne l’absence, au Rwanda, d’une opposition politique effective.

  • D’autre part, la déclaration du président tanzanien Jakaya Kikwete à Addis-Abeba en date du 26 mai 2013, dans laquelle il demande au Président Kagame d’engager des négociations politiques entre le gouvernement rwandais et les rebelles des FDLR, en vue du rétablissement de la sécurité et de la stabilité en RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs africains ; plus intéressant encore, les propos du chef de l’Etat tanzanien ont été confirmés et complétés par une intervention de son ministre des affaires étrangères, Monsieur Bernard Membe, selon laquelle les négociations dont il s’agit devraient avoir lieu entre le gouvernement de Kigali, les rebelles des FDLR et tous les partis politiques d’opposition au régime du Président Kagame.

  1. Pour une justice saine et équitable, fondement d’un véritable état de droit

S’agissant de la résolution du parlement européen, les partis PDP et RDI saluent cette importante avancée et demandent à ce qu’elle soit suivie d’effet sans plus tarder.

Plus précisément, le PDP et la RDI plaident en faveur de l’abrogation immédiate des lois et règlements tendancieux instaurés par le régime du FPR aux seules fins de restreindre les droits fondamentaux de la personne, dont la liberté d’expression, la liberté d’association et la liberté d’entreprendre. Cette abrogation se ferait dans le cadre d’une réforme en profondeur de tout le système judiciaire rwandais, préalable indispensable à l’établissement d’un espace politique démocratique. Ainsi, les citoyens rwandais et en particulier la jeunesse, auraient la possibilité d’exprimer librement leurs opinions, d’adhérer à des associations et à des partis politiques de leur choix et de contribuer efficacement au développement socio-économique de leur pays.

C’est dans ce contexte que les deux formations politiques réitèrent au Président Kagame leur demande de libération sans conditions et sans délai de tous les prisonniers politiques et d’opinion dont Messieurs Déo Mushayidi, Président du PDP-IMANZI et Bernard Ntaganda, Président du PS-IMBERAKURI, et Madame Victoire Ingabire, Présidente des FDU-INKIGI. Par ailleurs, le PDP et la RDI renouvellentt leur appel adressé tout dernièrement au Ministre rwandais de la Justice, pour qu’il mette fin au déni de justice flagrant et prolongé dont restent victimes les personnes condamnées par les tribunaux Gacaca qui attendent la révision de leurs procès.

  1. Des négociations politiques entre Kigali et ses opposants : une voie incontournable !

Concernant la prise de position des autorités tanzaniennes au sujet de l’inévitable dialogue inter-rwandais et des négociations politiques qu’il implique entre le régime du Président Kagame et ses opposants, les partis PDP-IMANZI et RDI-RWANDA RWIZA voudraient exprimer leur profonde reconnaissance au Président Kikwete et à son gouvernement pour leur engagement sincère en faveur du règlement définitif des conflits qui endeuillent la région des Grands Lacs depuis plus de vingt ans. Ils dénoncent vigoureusement le rejet desdites négociations par le pouvoir de Kigali et ses manœuvres visant à salir la réputation du Chef de l’Etat tanzanien.

Par ailleurs, les deux formations politiques restent convaincues que le dialogue national entre le pouvoir actuel et les principales sensibilités sociopolitiques rwandaises est la seule voie à considérer, si l’on veut asseoir durablement la sécurité et la stabilité aussi bien au Rwanda que dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.

A cet effet, le PDP et la RDI soutiennent énergiquement et sans réserve l’initiative de paix du Président Kikwete. Les deux partis lancent un appel pressant au Président Kagame pour que, dans l’intérêt supérieur des Rwandais et des autres peuples de la région des Grands Lacs, il s’engage résolument en faveur des négociations suggérées en toute sagesse par la Tanzanie. Le gouvernement de Kigali devrait s’estimer heureux de voir ce pays voisin toujours disposé à s’impliquer dans la résolution de la crise rwandaise, vingt ans après l’échec de la mise en application des accords de paix d’Arusha, à l’élaboration desquels la Tanzanie avait laborieusement contribué.

Enfin, les partis PDP-IMANZI et RDI-RWANDA RWIZA sollicitent le plein appui de la communauté internationale en faveur des propositions du Président Kikwete, afin que celles-ci s’imposent finalement aux acteurs réticents dont le gouvernement rwandais, et qu’elles soient rapidement suivies d’effet au Rwanda et en RDC. C’est d’autant plus urgent que, selon les propres termes du Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon, « les violences doivent cesser dans la région des Grands Lacs où les populations continuent d’être victimes de souffrances inimaginables ».

Faustin Twagiramungu

Président du RDI-Rwanda-Rwiza

Gsm +32473210512 / +41787471982

E-mail : faustintwagira@gmail.fr

Karangwa Semushi Gérard

Vice-Président du PDP-Imanzi

Gsm +31.630897180/+32.486734975

E-mail : gkarangwa@yahoo.fr

June 13, 2013   No Comments

Japon: dix milliards d’euros fournis à l’Afrique pour tenter de rattraper la Chine

Conférence Japonaise

Une photo de groupe des participants à une conférence japonaise dédiée à l’Afrique, le 1er juin 2013 à Tokyo

YOKOHAMA (Japon) (AFP) – Le Japon a annoncé samedi une aide publique de 10,6 milliards d’euros sur cinq ans pour l’Afrique, à l’ouverture d’une conférence dédiée à ce continent où la Chine, avide de matières premières, accroît considérablement sa présence. Le Premier ministre Shinzo Abe a promis ces fonds dans le cadre d’une enveloppe plus globale d'”aides publiques et privées” équivalente à 24,2 milliards d’euros pour “soutenir la croissance africaine”. M. Abe a détaillé ce plan d’assistance devant une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement africains réunis à Yokohama (région de Tokyo) pour la cinquième conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad). Avec un peu plus de 2 milliards d’euros par an, l’APD du Japon à l’Afrique devrait dépasser celle de la Chine, qui fournit moins de 1,5 milliard d’euros annuellement d’après les organisations internationales. Le Japon fournira en particulier 5 milliards d’euros sur cinq ans pour le développement des infrastructures, notamment les “couloirs internationaux” de transports au sein du continent et les réseaux électriques. Il s’agit d’un point crucial, car “l’Afrique perd 2 points de croissance par an du fait de ses infrastructures déficientes”, a souligné le président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh.

Certes, l’Afrique a connu un taux de croissance moyen de 5% lors de la dernière décennie, mais ce développement “a été surtout tiré par les exportations de matières premières”, a noté le président en exercice de l’Union africaine (UA), le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn. D’après lui, ceci devrait “changer dans les années à venir, à mesure que le continent diversifie son économie”, mais il faut pour cela que les coopérations nouées dernièrement aboutissent à des résultats probants en terme d’infrastructure.

M. Desalegn a évoqué des “partenariats” engagés avec “différents membres de la communauté internationale”, entre autres le Japon, mais aussi bien sûr la Chine dont la présence est devenue incontournable sur le continent, ainsi que d’autres pays émergents comme le Brésil et l’Inde.

Les Chinois sont devenus en 2009 les premiers partenaires de l’Afrique, dont 13,5% du commerce extérieur se faisait alors avec la Chine, contre seulement 2,7% avec le Japon, d’après l’OCDE. Les échanges sino-africains ont plus que doublé depuis et la Chine a pris la deuxième place économique mondiale au Japon.

La situation a donc radicalement changé depuis le dernier sommet Japon-Afrique de 2008 et le président de l’UA a lancé un vibrant appel aux entrepreneurs japonais pour qu’ils investissent en Afrique, évoquant l’arrivée en force de “nouveaux venus”, sans citer nommément les Chinois.

La venue des entreprises japonaises est d’autant plus importante que l’Afrique se concentre désormais sur “la création d’un marché commun, le développement industriel et le développement des infrastructures”, a renchéri le président sud-africain Jacob Zuma.

Pour soutenir les échanges privés, le Japon va fournir 20 milliards de dollars d’assurance pour le commerce et l’investissement privés dans ce marché continental en devenir qui comptera 2,2 milliards d’habitants en 2050.

“La croissance rapide du marché d’Afrique attire autant les entreprises japonaises que ses ressources naturelles”, a assuré M. Abe, cherchant à se démarquer d’une Chine lancée dans une quête effrénée de minerais et d’énergie pour nourrir sa croissance.

M. Abe a dévoilé d’autres soutiens, comme la formation de 1.000 instructeurs agricoles pour favoriser le doublement de la production de riz dans la région sub-saharienne d’ici à 2018, le soutien à l’éducation de 20 millions d’enfants et l’amélioration de l’accès à l’eau potable pour 10 millions d’Africains.

Il a aussi profité de l’occasion pour demander aux dirigeants africains présents de soutenir la candidature de Tokyo pour les Jeux Olympiques de 2020.

Source: AFP

June 1, 2013   No Comments