Tribune d'Information sur le Rwanda

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Message privé de Valentine Nyiramukiza reçu de la Sainte Vierge Marie (VM) en date du 28 /10 / 2012

Message privé de Valentine Nyiramukiza reçu de la Sainte Vierge Marie (VM) en date du 28 /10 / 2012 afin de le communiquer aux autres

Bikira Mariya

Vierge Marie

D’après Valentine c’était à 3h05 du matin

V.M. :

Nyiramukiza mon enfant, réveilles toi et je te dis le pourquoi de ma venue ce matin.
J’ai un message à te confier pour les personnes qui prient avec toi.

Je vous demande de prier beaucoup du fond du cœur et réciter votre chapelet de chaque jour comme c’était avant.
Je vous demande de faire les neuvaines continues, l’un après l’autre en priant pour le monde entier et ses habitants de différentes catégories. Il y a beaucoup de malheurs dans divers pays.

Valentine:

Que dois-je faire Maman ?

V.M.: C’est prier beaucoup

Mon enfant tu vas aller en Amérique le mois prochain, mais tu dois prier beaucoup avant d’y aller.
Il y aura des choses qui vont perturber certains coins de l’Amérique ( New York), les maisons seront détruites. Certaines personnes vont quitter leurs biens pour s’exiler ailleurs parce que chez eux tout sera détruit d’une manière incompréhensible dans un laps de temps.

Le trafic aérien sera aux arrêts, et ce sera dans les temps de la campagne présidentielle.

Si vous priez beaucoup cela va atténuer leur ’ampleur, elles ne seront pas si violentes comme ça devrait l’être.
Les prières les affaibliront parce qu’elles neutralisent les catastrophes.

En outre, tu prieras beaucoup parce que cela arrivera lorsque la personne ( Immaculée ILIBAGIZA) qui doit t’accueillir sera encore en chemin, elle sera fortifiée par les prières auxquelles elles venait de participer.

Valentine:

Maintenant que tu me dis tout cela, que dois-je faire Maman?

V.M.:

J’aurais bien voulu que tu pries beaucoup plus dans ces jours ci ; et que tu fasses des sacrifices à l’intention du monde entier.
En ces jours-là, tu souffriras beaucoup à cause d’un des tiens qui t’est cher qui va te quitter, en outre d’une personne que tu aimes qui ne comprendras pas ce que tu lui dis.
Aie du courage. Ce que tu diras sera mal interprété.

Valentine:

Pourquoi vous ne pouvez pas l’empêcher pour qu’elle ne me fasse pas souffrir ?

V.M :

Pour que tu pries davantage pour toutes ces gens qui auront toutes ces malheurs

Ceux avec qui tu iras t’unir en prières tu leur diras ceci :

Mes enfants je vous aime, mes enfants je vous aime, mes enfants je vous aime
Je vous aime quand vous êtes rassemblés en priant le chapelet.
Aimez-vous les uns les autres, aidez et pardonnez vous mutuellement
Aidez les pauvre.
Aimes comme tu voudrais être aimé.
Demandez Lui Il vous donnera . Si vous cherchez avec un cœur confiant, aimant, vous recevrez.

Si vous demandez avec Confiance, vous recevrez.

Dis leur que pour aimer le prochain il faut d’abord s’aimer soi-même.

Valentine:

Comment une personne peut-elle commencer par s’aimer soi-même

V. M. :

C’est que quand tu t’aimes tu peux aussi aimer ton prochain. Parce que, ce que tu souhaites qu’on fasse pour toi, toi aussi tu le fais pour les autres. Si tu ne veux pas que l’on te fasse souffrir toi aussi tu ne feras souffrir personne.
C’est cela aimer les autres comme soi-même.

Là où ils se rassemblent pour prier qu’ils sachent que Mon Fils et Moi ainsi que les Anges gardiens, sommes tous là pour leur assurer protection tout en les bénissant.

Tu leur dis qu’on leur donne la bénédiction en priant ainsi :

Notre Père ….
Je vous salue Marie…
Gloire au Père …

Au Nom du Père, et du Fils , et du Saint Esprit

V.M. :

Bonne nuit mon enfant

Valentine :

Bonne nuit maman

Source: Callixte Nsenga.

March 30, 2013   1 Comment

Conférence de presse conjointe PDP-IMANZI et RDI-RWANDA RWIZA ce 28 Mars à Bruxelles

Faustin Twagiramungu

Faustin Twagiramungu

Le meilleur moyen d’ouvrir l’espace politique au Rwanda, c’est d’aller s’y implanter pour rassurer le peuple et réclamer ensemble, sur place, l’ouverture dudit espace. Forts de cette conviction, nos partis politiques : le PDP-IMANZI (Pacte de Défense du Peuple) de l’opposant emprisonné Déogratias Mushayidi et la RDI-RWANDA RWIZA (Rwandan Dream Initiative) présidé par l’ancien Premier Ministre Faustin Twagiramungu, ont pris la décision d’être présents au Rwanda dès la fin juin 2013 au plus tard.

Karangwa Semushi

Gerard Semushi

C’est dans ce cadre que nous vous convions cordialement à la conférence de presse que nous organisons le jeudi 28 mars 2013, de 10h à 12h, à l’hôtel Aloft Brussels Schuman, place Jean Rey, à 1040 Bruxelles.

Nous espérons avoir le plaisir de vous rencontrer à cette occasion et vous prions d’agréer, Madame/Monsieur, nos salutations les meilleures.

Fait à Bruxelles, le 18/03/2013.

Faustin Twagiramungu
Président de la RDI-RWANDA RWIZA
E-mail : rdi_rwanda810@yahoo.fr
Tel. : 0032-483068198

Gérard Karangwa Semushi
Vice-Président du PDP-IMANZI
E-mail : pdp.imanzi@gmail.com
Tel. : 0032-477971465 (Secrétariat)

March 27, 2013   No Comments

Rwanda-RDC: Bosco Ntaganda répond devant la CPI d’une partie de ses crimes au Congo

Bosco Ntaganda

Le Rebelle Rwando-Congolais Bosco Ntaganda

La Cour pénale internationale (CPI) attendait depuis plus de six ans l’arrivée de Bosco Ntaganda à La Haye. Incarcéré depuis vendredi 22 mars au soir dans la prison des criminels de guerre, le milicien faisait l’objet de deux mandats d’arrêt pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Il y a dix jours, Bosco Ntaganda combattait encore au sein du Mouvement du 23 mars (M23), l’une des nombreuses milices de la région, soutenue par le Rwanda et l’Ouganda qui convoitent âprement les richesses de RDC depuis plus de quinze ans. Mais le 18 mars, Washington, allié de Kigali, annonçait sa “reddition volontaire” à l’ambassade des Etats-Unis au Rwanda. Deux jours plus tôt, le Rwanda l’aurait “évacué par hélicoptère de RDC”, selon un expert de la région, après des combats au sein du M23 alors que des pourparlers de paix sont en cours avec Kinshasa.

Pourquoi une telle reddition ? Le milicien a-t-il été lâché par le Rwanda ? A-t-il promis à Kigali de dédouaner le Rwanda de son implication dans les violences en RDC ? Quoi qu’il en soit, Bosco Ntaganda commencera, lors d’une audience mardi 26 mars, un face-à-face avec des juges internationaux qui devrait durer plusieurs années.

A La Haye, le milicien serait “un peu perdu”, affirme une bonne source. Il y a pourtant retrouvé Thomas Lubanga, sous les ordres duquel il a combattu en 2002 et 2003, au sein de l’Union des patriotes congolais (UPC), commettant alors les faits qui lui sont aujourd’hui reprochés : meurtres, viols, attaques de civils, persécutions, pillages…

L’Ituri n’est qu’un chapitre dans la carrière sanglante du milicien. Après 2003, Bosco Ntaganda a continué à piller les sous-sols congolais et commis d’autres massacres. En 2006, “nous avions un plan pour l’arrêter mais quelqu’un de l’ONU l’a prévenu, raconte un ancien enquêteur. C’était un peu déprimant de voir ce type-là se promener librement.” A la faveur d’un accord de paix signé en 2009, Bosco Ntaganda intègre l’armée congolaise avec le grade de général malgré le mandat émis par la CPI. L’officier coule des jours tranquilles à Goma, sous l’oeil de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc).

“CE N’EST PAS L’ARRESTATION DE NTAGANDA QUI VA RÉGLER LE PROBLÈME”

A ce jour, trois miliciens congolais ont comparu devant la Cour, mais leurs procès sont restés superficiels, ramenant à de simples conflits ethniques les drames de l’est du Congo. Les juges n’ont jamais appelé à la barre des responsables de Kampala, Kinshasa ou Kigali, pourtant mis en cause par les témoins. “Il faut aller au-delà des seigneurs de guerre locaux et poursuivre les hauts responsables qui les soutiennent”, soutient Géraldine Mattioli-Zeltner de Human Rights Watch. En novembre, un rapport des Nations unies accusait le Rwanda de fournir “des armes, des munitions et des renseignements au M23 la chaîne de commandement dont fait partie Bosco Ntaganda a, à sa tête, le général James Kabarebe, ministre rwandais de la défense”.

Il y a quelques années, le procureur avait commencé à enquêter pour arracher les racines du crime : le pillage du pays. Ce fut coûteux, mal mené et vite abandonné. D’autant que l’ancien procureur, Luis Moreno Ocampo, ne cachait pas son admiration pour le président rwandais.

Pourtant, dans l’est de la RDC, on estime que “ce n’est pas l’arrestation de Ntaganda qui va régler le problème”. Lundi soir sur Radio Okapi, une radio congolaise, un auditeur s’inquiétait de l’attitude du Rwanda dans cette affaire : “Ils vont faire valoir à tout le monde qu’ils sont capables de coopérer. Mais le Rwanda est capable de produire encore un autre Ntaganda.”

Sur la même radio, un autre regrettait que M. Ntaganda ne soit pas poursuivi “pour les crimes commis dans le Nord-Kivu”. “Dans le dossier Ntaganda, nous en restons aux crimes commis en Ituri. Mais nous continuons nos enquêtes dans les Kivus”, affirme Pascal Turlan, responsable de la coopération internationale au bureau du procureur. Beaucoup d’observateurs rappellent que le procureur, qui enquête déjà dans huit pays, a des moyens limités pour enquêter (moins d’un quart du budget de la CPI).

A l’ONU, le Conseil de sécurité débat de l’intégration d’une brigade d’intervention rapide au sein de la force de la Monuc lui donnant mandat d’intervenir contre les groupes armés. Pour plusieurs Etats réfractaires, la reddition de Bosco Ntaganda rend désormais le projet caduc.

Source: Le Monde.

March 26, 2013   No Comments

Bosco Ntaganda comparu devant la CPI pour la première fois


Bosco Ntaganda devant la Cour Penale Internationale

Bosco Ntaganda devant la Cour Penale Internationale

Le chef rebelle Bosco Ntaganda a comparu pour la première fois devant la Cour pénale internationale (CPI) ce mardi 26 mars à La Haye. Il a clamé son innocence au cours de cette audience consacrée notamment à la vérification de son identité. Visé par deux mandats d’arrêt internationaux, émis en 2006 et 2012, il est accusé par la CPI de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en Ituri en 2002 et 2003.
« J’ai été informé de ces crimes, mais je plaide non coupable », a déclaré Bosco Ntaganda cité par l’AFP. L’accusé a été interrompu par la juge Ekaterina Trendafilova qui lui a expliqué que l’objet de l’audience n’était pas de savoir s’il plaidait coupable ou non coupable.
« Je m’appelle Bosco Ntaganda, je ne porte que les deux noms, les noms qui m’ont été attribués par mes parents. Comme vous le savez, j’étais militaire au Congo : je suis né au Rwanda mais j’ai grandi au Congo. Je suis Congolais », a alors déclaré le chef rebelle qui s’est présenté à l’audience crâne rasé vêtu d’une veste de couleur noire.
Au cours de cette audience qui s’est ouverte vers 11H00 (heure des Pays-Bas), la juge s’est assurée que l’accusé a été informé des crimes qui lui sont reprochés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.
Les juges de la chambre préliminaire ont fixé la date de l’audience de confirmation des charges au 23 septembre prochain.
Bosco Ntaganda est arrivé à La Haye, siège de la CPI, le vendredi 22 mars dernier en provenance du Rwanda où, officiellement, il s’était réfugié à l’ambassade américaine de Kigali d’où il avait demandé son transfert à la Cour.

Source: Radio Okapi

March 26, 2013   No Comments

Rwanda. La justice mise à mal. Le procès en première instance de Victoire Ingabire

par Amnistie Internationale.

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Victoire Ingabire, dirigeante de l’opposition rwandaise

25 mars 2013 – L’arrestation de Victoire Ingabire, personnalité de l’opposition, alors qu’elle venait de rentrer au Rwanda en 2010 pour participer aux élections prévues la même année a particulièrement retenu l’attention de la communauté internationale. Son procès, l’un des plus longs de l’histoire du Rwanda, est important tant du point de vue politique que juridique, comme test de la capacité judiciaire du pays à traiter équitablement et de manière indépendante des affaires politiques très médiatisées.
Victoire Ingabire a été déclarée coupable et condamnée à huit ans d’emprisonnement. Elle a interjeté appel devant la Cour suprême. Amnesty International exhorte les autorités rwandaises à veiller à ce que Victoire Ingabire bénéficie en appel d’un procès conforme aux normes du droit rwandais et du droit international en matière d’équité.
Lire le document entier: RWANDA. LA JUSTICE MISE À MAL. LE PROCÈS EN PREMIÈRE INSTANCE DE VICTOIRE INGABIRE

Source: Amnistie Internationale – Index AI : AFR 47/001/2013.

March 26, 2013   No Comments

Rwanda: Le droit à un procès équitable pour Victoire Ingabire est encore menacé

Freedom Fighter Victoire Ingabire

Victoire Ingabire, dirigeante de l’opposition rwandaise

Victoire Ingabire, dirigeante de l’opposition rwandaise, doit pouvoir bénéficier d’une procédure d’appel conforme aux normes internationales en matière d’équité des procès, après avoir été déclarée coupable et condamnée à une peine de huit ans d’emprisonnement en octobre 2012, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public lundi 25 mars.

Son procès en appel, qui doit s’ouvrir le 25 mars, doit remédier à un certain nombre de problèmes ayant émaillé la procédure initiale, ainsi que l’explique le rapport intitulé Rwanda. La justice mise à mal : le procès en première instance de Victoire Ingabire.

« Le procès en première instance de Victoire Ingabire a été entaché d’irrégularités, et les normes internationales ont été bafouées », a déclaré Sarah Jackson, directrice adjointe par intérim du programme Afrique d’Amnesty International.

Victoire Ingabire, présidente des Forces démocratiques unifiées-Inkingi (FDU-Inkingi), a été déclarée coupable de conspiration contre les autorités par le terrorisme et de minimisation du génocide de 1994, puis condamnée à huit ans d’emprisonnement le 30 octobre 2012.

Depuis le début de l’enquête, Paul Kagame, le président rwandais, a fait des déclarations dans les médias et sur Twitter sur la culpabilité présumée de Victoire Ingabire, qui étaient contraires au droit de celle-ci à la présomption d’innocence.

Les accusations de terrorisme s’appuyaient en grande partie sur des aveux obtenus à la suite d’une période de détention sous la responsabilité de l’armée, au camp Kami, où la torture serait employée. Le tribunal n’a pas suffisamment enquêté cet aspect du procès.

« Amnesty International a recueilli des informations selon lesquelles des détenus ont été soumis à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements au camp Kami. Le fait qu’au moins deux hommes jugés en même temps que Victoire Ingabire y aient été incarcérés pendant des mois avant de l’incriminer nous inspire de graves inquiétudes et doit donner lieu à une enquête. »

Amnesty International a observé le procès dans sa quasi-totalité, de septembre 2011 à avril 2012, et a constaté que Victoire Ingabire a été traitée de manière injuste à de nombreuses reprises.

Les juges paraissaient chercher la confrontation avec la défense, et l’accusée était régulièrement interrompue ou réprimandée par les magistrats. Les éléments de preuve étaient traités différemment selon qu’ils étaient produits par la défense ou le parquet : ceux qui étaient présentés par la défense étaient remis en cause de façon répétée, tandis que des questions fondamentales en rapport avec les informations fournies par le parquet n’étaient pas posées.

D’autres faits reprochés à Victoire Ingabire au début du procès, ceux concernant ses propos, se fondaient sur des lois vagues et imprécises sanctionnant l’« idéologie du génocide » et la « discrimination et le sectarisme», et la défense aurait eu des difficultés à déterminer en quoi son comportement constituait une infraction.

Ces lois ont été adoptées afin de faire barrage aux discours incitant à la haine au cours des années qui ont suivi le génocide de 1994. La formulation vague de ces textes a cependant été utilisée à mauvais escient afin d’ériger en infraction la liberté d’opinion et l’opposition.

« Après avoir examiné les éléments de preuve produits lors du procès, Amnesty International ne voit pas ce qui prête à penser que Victoire Ingabire avait l’intention d’inciter à la violence ou à la haine à l’égard d’une ethnie, a ajouté Sarah Jackson.

« Le gouvernement s’est engagé à réviser la loi sur l’“idéologie du génocide” afin de la mettre en conformité avec les obligations du Rwanda aux termes du droit international, a-t-elle poursuivi. Tenir cette promesse serait une initiative bienvenue. »

Les autorités judiciaires doivent désormais garantir que Victoire Ingabire bénéficie d’une procédure d’appel qui respecte les normes internationales en matière d’équité des procès.

« Des opposants aux autorités rwandaises ont fait l’objet de manœuvres de harcèlement et d’intimidation, ou ont été placés en détention. Une procédure d’appel équitable montrerait que les procès politiques sont traités de manière indépendante », a conclu Sarah Jackson.

Complément d’information

Intitulé Rwanda. La justice mise à mal : le procès en première instance de Victoire Ingabire, ce rapport porte sur l’équité de la procédure et sur la capacité du tribunal à juger l’affaire dans le respect des normes internationales. L’organisation ne prend pas position sur la culpabilité éventuelle de Victoire Ingabire.

Victoire Ingabire, présidente des Forces démocratiques unifiées-Inkingi (FDU-Inkingi), est arrivée au Rwanda en janvier 2010 pour participer à l’élection présidentielle de 2010.

Elle a été déférée à la justice aux côtés de Vital Uwumuremyi, Tharcisse Nditurende, Noel Habiyaremye et Jean-Marie Vianney Karuta, tous anciens membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le parquet a affirmé qu’elle avait conspiré avec ces hommes dans le but de former un groupe armé, la Coalition des forces démocratiques (CDF), dont la mission consistait à déstabiliser le Rwanda. Les quatre coaccusés ont tous plaidé coupable, fait des aveux et sollicité la clémence du tribunal.

Source: Amnestie Internationale – Index AI : PRE01/147/2013

March 26, 2013   No Comments

Rwanda-RDC: Bosco Ntaganda avait le choix entre la mort et la CPI

Bosco Ntaganda in January 2009

Bosco Ntaganda, le Chef Rebelle Congolais

Le chef rebelle congolais Bosco Ntaganda est depuis lundi 18 mars réfugié à l’ambassade américaine à Kigali au Rwanda. Pourquoi s’est-il rendu alors qu’il s’expose à de lourdes peine à la CPI où il devrait être transféré? Quelle est l’impact de sa reddition sur les discussions visant à ramener la paix dans l’Est de la RDC ? Eléments de réponse avec Séverine Autesserre, de l’Université de Columbia à New York, spécialiste de la RDC et des processus de paix.

Séverine Autesserre bonjour… Comment expliquez-vous la réddition, assez surprenante finalement, de Bosco Ntaganda ?

Il avait le choix entre la mort et la Cour pénale internationale et il a choisi la Cour pénale internationale, ce qui semble plutôt logique. Ces dernières semaines, il a perdu le contrôle de son groupe armé, le M23. Ses hommes ont fui. Il s’est retrouvé, lui aussi, en position extrêmement difficile avec son rival Sultani Makenga, qui le poursuivait et qui essayait de l’atteindre. Donc, s’il était rattrapé par Makenga, il y avait toutes les chances qu’il se fasse tuer.

D’un autre côté, il aurait perdu ses contacts étrangers, ou ses contacts étrangers lui auraient dit qu’ils ne pouvaient pas assurer sa sécurité. Donc, il s’est retrouvé devant un choix qui était, soit il risquait de se faire rattraper et tuer, soit il se livrait à l’ambassade américaine, demandait à être transféré à la Cour pénale internationale, risquait la prison à vie. Mais au moins il restait en vie.

Et pour vous il ne fait peu de doutes qu’il sera condamné à une lourde peine, donc ?

Disons qu’il est inculpé par la Cour pénale internatinale de sept chefs d’inculpation pour crimes de guerres et trois chefs d’inculpation pour crimes contre l’humanité, pour des crimes commis en 2002-2003, lorsqu’il était combattant en Ituri avec le groupe « Union des patriotes congolais ».

Qui sont les principaux bénéficiaires, diriez-vous, de sa reddition ?

D’abord Sultani Makenga, donc son rival victorieux à la tête du M23. Sultani Makenga avait gagné les combats la semaine dernière, mais Bosco Ntaganda restait un rival très sérieux qui aurait pu, lui recontester à nouveau le leadership de ce mouvement. Le gouvernement congolais aussi, à avis est un grand bénéficiaire de cette reddition, dans le sens où ça fait un chef de guerre en moins avec qui «dealer» et qu’il faut gérer.

Il sera plus aisé, donc, d’obtenir un accord entre le M23 et le président Joseph Kabila, suite à cette reddition, donc ?

Je dis probablement dans le sens où, quand Bosco Ntaganda était à la tête du M23 – Bosco, comme il était sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI – n’avait pas vraiment de raisons d’arriver à un accord avec le gouvernement congolais, parce que, il n’aurait jamais pu avoir de position officielle confirmée à la tête de l’armée ou un poste gouvernemental. En plus, il y avait toujours le risque que le gouvernement congolais le livre à la CPI. Donc Bosco, lui, n’avait pas vraiment de raisons d’arriver à un accord, alors que ces obstacles n’existent pas pour Sultani Makenga et pour les hommes-clés qui travaillent avec lui.

Maintenant, ça ne veut pas dire que c’est gagné, dans le sens où tous les points de désaccord entre le M23 et le gouvernement congolais restent là. Il y a toujours beaucoup de frictions et beaucoup de désaccords par rapport à, quelle va être la place des hommes du M23 dans l’armée congolaise et la place des Congolais d’origine rwandaise qui font partie de l’armée congolaise, quelle va être la place, aussi, des civils.

Selon l’ONU, la reddition de Bosco Ntaganda est néanmoins une étape importante qui devrait permettre de faire avancer le processus de paix en RDC. Est-ce que c’est votre point de vue ?

Pour moi c’est un grand pas pour le processus de justice en RDC. Par contre, c’est un petit, très petit pas pour le processus de paix. On s’est focalisé depuis des années sur l’arrêt de grands chefs de guerre comme Bosco Ntaganda. Avant c’était Laurent Nkunda. Avant il y en a eu d’autres. Et à chaque fois qu’on a géré le problème de ces grands chefs de guerre, eh bien, ça n’a rien résolu en fait. Les problèmes ont continué avec un nouveau chef de guerre qui a juste remplacé l’ancien.

Et c’est parce que ces grands chefs de guerre, en fait, sont juste un épiphénomène de problèmes beaucoup plus complexes, qui ne sont pas autour d’une personne ou d’un petit groupe d’élites, mais qui sont vraiment des problèmes de fond, non seulement sur les thèmes que l’accord-cadre a essayé de régler – c’est-à-dire l’ingérence étrangère et la gouvernance à la tête de l’Etat congolais – mais aussi beaucoup de conflits locaux. Des conflits autour de la terre, des conflits autour du statut de certaines communautés, de la place de certaines communautés, des conflits autour des ressources économiques locales.

Et tous ces conflits locaux ne sont absolument pas pris en compte dans le processus de paix actuel. Ils ne sont absolument pas discutés dans l’accord-cadre ou dans les négociations entre le M23 et le gouvernement congolais, d’après ce que je sais. Donc, ce n’est pas avec la reddition de Bosco Ntaganda et ce n’est pas en continuant à avoir un accord-cadre qui se focalise sur les intérêts d’un petit groupe d’élites, qu’on va vraiment avoir une chance de ramener une paix durable à l’est du Congo.

Mais cet accord-cadre chapeauté par l’ONU vise tout de même à s’attaquer aux causes profondes des crises récurrentes dans l’Est de la RDC. Et à ce sujet, est-ce que vous ne croyez pas que la reddition et un probable accord à court terme, entre le président congolais et Sultani Makenga, risquent d’affaiblir cet accord-cadre ?

C’est une des analyses qu’il y a. Encore une fois, ce que je vous disais c’est que c’est tout nouveau, c’est un coup de théâtre, on essaie tous de comprendre ce qui s’est passé. On ne sait même pas ce qui s’est passé. On ne sait pas encore ce qui va se passer. Donc, oui. Il y a des analystes qui disent qu’à partir du moment où Kabila signe un accord avec Makenga, il aura beaucoup moins d’incitation à poursuivre ses travaux dans le cadre de l’accord-cadre avec les Nations unies. Encore une fois, je voudrais souligner que cet accord avec Makenga n’est absolument pas gagné.

March 20, 2013   No Comments

Rwanda-RD Congo: Le chef rebelle congolais Bosco Ntaganda sera transféré à La Haye «dans les deux jours»

Bosco Ntaganda on phone

Bosco Ntaganda, recherché par la CPI

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé ce mercredi 20 mars que Bosco Ntaganda, chef rebelle congolais réfugié à l’ambassade des Etats-Unis à Kigali, au Rwanda, sera transféré à La Haye «dans les deux jours». Le chef rebelle congolais, qui s’est rendu à l’ambassade des Etats-Unis à Kigali le lundi 18 mars, est sous coup de deux mandats d’arrêt internationaux lancés par la CPI. Il est suspecté de crimes de guerre.

Source: AFP

March 20, 2013   No Comments

Le Rwandais-Congolais Bosco Ntaganda à la CPI : sa nationalité poserait problème!

Bosco Ntaganda in January 2009

Bosco Ntaganda – recherché par la CPI

Le transfert de Bosco Ntaganda ne sera pas aisé au regard de tout ce qui se mijote autour de sa nationalité. Pour Kigali et son président Paul Kagame, le dossier Ntaganda relève désormais de la compétence des Etats-Unis, de la RDC et de la CPI. Pendant ce temps, la RDC n’a formulé aucune demande d’extradition de cet ex-général des FARDC malgré les multiples griefs portés contre lui. Congolais ou Rwandais ? La nationalité de Bosco Ntaganda fera avancer ou traîner son transfèrement à la CPI !

Les versions divergent après la reddition de Bosco Ntaganda, général renégat des Forces armées de la RDC (FARDC), à l’ambassade des Etats-Unis à Kigali. Pour le département d’Etat américain, rien ne devait empêcher son transfert à la Cour pénale internationale (CPI). Alors que Ntaganda s’est rendu aux autorités américaines en territoire rwandais, Kigali se précipite à se déclarer « non concerné » dans l’ouverture des procédures en vue du transfèrement de Ntaganda à La Haye.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a été intransigeante sur le sujet, prétextant que l’affaire Ntaganda relève désormais de la compétence des Etats-Unis qui l’a arrêté, de la RDC dont il serait, selon elle, originaire et de la CPI qui le recherche. N’est-ce pas une belle manière pour le président rwandais, Paul Kagame, de se dédouaner des forfaits commis dans l’Est de la RD Congo, après avoir longtemps couvert des crimes odieux commis par Ntaganda sur le sol congolais, sous sa bénédiction.

Kigali nie désormais tout lien avec Ntaganda. C’est du jamais-vu. Pour autant que le mandat d’arrêt de la CPI qui court contre Ntaganda le présente comme un sujet rwandais. Plusieurs sources le confirment et le présentent comme originaire du Rwanda, né en 1973 des parents rwandais dans la localité de Ruhengeri. Ses débuts dans le maniement des armes, poursuivent les mêmes sources, commencent par l’Armée patriotique rwandaise (APR), qui deviendra plus tard le Rwanda defense forces (RDF), avant de s’engager en 1996 dans les rangs de l’AFDL. Après la chute du président Mobutu en mai 1997, Ntaganda rejoindra l’Ituri où il va exceller à côté de Thomas Lubunga dans des exactions pour lesquelles il est contraint de comparaitre devant la CPI.

Dans les différents corps expéditionnaires largués en RD Congo, Ntaganda a toujours agi sous couvert de Paul Kagame, le maître à penser et donneur d’ordres. Paul Kagame est le responsable hiérarchique de tous ces corps expéditionnaires. Maintenant que l’étau se resserre autour de Ntaganda, Kigali trouve le moment de rejeter son protégé. Une attitude qui révèle le degré de compromission du régime en place à Kigali.

Louise Mushikiwabo a assuré hier mardi à l’AFP ne pas avoir à se mêler de l’éventuel transfert de M. Ntaganda à la CPI, estimant que « cette affaire est entre les Etats-Unis qui détiennent le suspect, la RDC – pays de nationalité du suspect – et la CPI qui recherche le suspect ». Ce qui, pense-t-elle, exclurait son pays de la procédure à engager pour un éventuel transfert de Ntaganda à la CPI.

L’aveu

Les déclarations de Louise Mushikiwabo passent pour un aveu. Ce qui confirme la nette implication du Rwanda dans l’évolution des événements qui ont conduit jusqu’à la reddition de Bosco Ntaganda à l’ambassade américaine au Rwanda. Tout compte fait, le Rwanda ne peut pas se dédouaner de son implication dans tous les actes odieux commis par Ntaganda. Depuis toujours, Ntaganda a opéré sous l’entière protection de Kigali.

Autant que le confirment plusieurs sources, après avoir traversé la frontière, Ntaganda a été pris en charge par le gouvernement rwandais. Les faits sur le terrain attestent superbement cette thèse. Nombre d’observateurs soutiennent que la reddition de Ntaganda à l’ambassade a été planifiée par Kigali. Ayant traversé les frontières avec plus de 700 hommes armés, Ntaganda ne pouvait se balader paisiblement au Rwanda, sans l’œil vigilant des autorités rwandaises. Sa reddition ne tiendrait-elle pas d’une logique ? Mais, laquelle ? C’est là tout le problème. Car Kigali qui a tout planifié, connaît la raison pour laquelle Kigali a rendu Ntaganda aux Américains. Quel est le dividende à tirer ? Et de quelle manière ? Apporter des réponses à ces interrogations, c’est déjà pénétrer le mystère qui entoure cette reddition.

Si Ntaganda s’est rendu aux Américains pour être transféré à la CPI, pourquoi ne l’a-t-il pas fait pendant qu’il se trouvait en terre congolaise, le pays qui a fait de lui général des armées ? Si tel était sa première intention, fallait-il le faire en traversant par le territoire rwandais ? Trop de zones d’ombre persistent derrière cette reddition de Bosco Ntaganda. Les assurances des Etats-Unis ne devaient pas éluder le vrai problème. Quant à son transfèrement à la CPI, rien n’est encore assuré. N’ayant pas ratifié le Traité de Rome créant la CPI, les Etats-Unis n’ont, par principe, aucune obligation de coopérer avec la CPI. Les Etats-Unis ne s’en cachent d’ailleurs pas.

« Nous sommes actuellement en consultations avec un certain nombre de gouvernements, notamment le gouvernement rwandais, pour faciliter sa requête », a déclaré Victoria Nuland, porte-parole du département d’Etat américain, alimentant le doute sur la collaboration de son gouvernement avec la CPI ; une institution dont les Etats-Unis ne cautionnent pas l’existence.

Contrairement aux déclarations de Louise Mushikiwabo, dont le pays n’a rien à voir avec les procédures de transfert de Ntaganda à la CPI, le département d’Etat américain annonce cependant engager des consultations avec un certain nombre de gouvernements, dont celui du Rwanda, avant de se prononcer définitivement sur cette affaire. Où se trouve finalement la vérité ? Le Rwanda et les Etats-Unis ne joueraient-ils pas le même jeu ? C’est le moins que l’on puisse dire.

Tout compte fait, dans l’affaire Ntaganda, la RDC doit élever sa voix pour que justice soit finalement faite, au regard de graves crimes et exactions commis en RDC par ce général renégat et ses semblables recrutés et poussés par Kigali. L’autre pair de manches reste celle des poursuites judiciaires contre les commanditaires.

Encadré

Transfert de Ntaganda à la CPI : les précisions du département d’Etat américain
Lors du briefing du lundi 18 mars 2013, le jour où Ntaganda se rendait à l’ambassade des Etats-Unis au Rwanda, la porte-parole du Département d’État américain, Victoria Nuland, a évoqué les rapports au sujet de son transfert à la CPI. Transcription.

Il y a des informations selon lesquelles l’ancien général congolais d’origine rwandaise, Bosco Ntaganda, s’est rendu à l’ambassade des Etats-Unis à Kigali. Cela est-il vrai ?
Je peux confirmer que Bosco Ntaganda, accusé par la CPI et leader de l’une des factions du M23 est rentré à l’ambassade des Etats-Unis à Kigali. Il a demandé spécifiquement à être transféré à la CPI à La Haye. Nous sommes actuellement en consultations avec un certain nombre de gouvernements, notamment le gouvernement rwandais, pour faciliter sa requête.

Avez-vous été en contact avec le général Ntaganda avant cela ? Je veux dire, pouvez-vous expliquer comment cette situation en est arrivé là, ou bien était-ce une totale surprise pour vous qu’il soit venu à l’ambassade ?

Je ne pense pas que nous ayons été informés à l’avance qu’il planifiait de s’y rendre. Il semble que ce soit quelque chose qui est arrivé ce matin. Et nous nous efforçons de répondre à sa requête.

Avez-vous été en discussion avec ce général ?

A ma connaissance, non.
Et pourquoi a-t-il dit qu’il se rendait aux Etats-Unis -je veux dire, ce n’est pas l’endroit naturel où se rendre, l’ambassade des États-Unis à Kigali. Pourquoi ne s’est-il pas rendu au gouvernement rwandais ou quelqu’un d’autre ? Les Etats-Unis ne sont même pas membres de la CPI ?

Je ne suis pas en position de parler pour lui et expliquer pourquoi il nous a choisis pour faciliter son passage à La Haye. Vraisemblablement, lorsque nous aurons terminé la procédure, il sera en position de parler pour lui-même.

Est-ce votre anticipation, que suivant sa requête, il sera transféré à la CPI ?
Une fois de plus, c’est ce qu’il a demandé. Nous voulons faciliter sa requête. Comme vous le savez, nous soutenons le travail d’enquête de la CPI sur les atrocités commises en République démocratique du Congo, et nous allons continuer de travailler avec la CPI sur cette question.

Il n’y aura aucun obstacle de votre part pour le transférer à la CPI ?
Comme je l’ai dit, nous travaillons à faciliter la requête qu’il a faite.

Une idée du temps que cela pourra prendre ?
Nous travaillons dessus en temps réel. Nous ferons de notre mieux pour vous faire savoir comment les choses avancent.

Le gouvernement de Kinshasa a-t-il demandé qu’il soit transféré sous son autorité ?
A ma connaissance, non.

Source: lepotentiel

March 20, 2013   No Comments

Rwanda-DRC: A qui profite la reddition de Bosco Ntaganda

Bosco Ntaganda in January 2009

Bosco Ntaganda
Sultani Makenga : un rival écarté

Le premier bénéficiaire est sans doute Sultani Makenga. Le voilà débarrassé de son rival. Bosco Ntaganda, qui était dans le viseur de la communauté internationale, nuisait à l’image de tout le mouvement. Finies les divisions, place à la négociation. Selon la médiation ougandaise, les pourparlers de Kampala pourraient reprendre dès la semaine prochaine. Un calendrier confirmé par le M23, mais pas encore par Kinshasa.

Rwanda : un protégé encombrant

Le Rwanda, de son côté, se débarrasse d’un protégé devenu trop encombrant, sans prendre la responsabilité de son arrestation ou de son transfert à La Haye. Une position très en retrait. Mais selon plusieurs sources, cette reddition a été préparée par les deux pays, dans les heures qui ont suivi l’entrée de Bosco Ntaganda en territoire rwandais. Washington avait régulièrement appelé à l’arrestation du chef de guerre, allant même jusqu’à offrir une récompense de 5 millions de dollars pour toute information conduisant à son arrestation.

Kinshasa : faire un exemple

Côté congolais, cette reddition a valeur d’exemple : Ntaganda serait le premier responsable du Nord-Kivu à être jugé par la CPI, avec l’espoir que cela décourage ceux qui souhaiteraient à l’avenir défier Kinshasa.

Un bémol tout de même. Bosco Ntaganda est un homme qui en sait sans doute beaucoup, à la fois sur le Rwanda et sur le Congo. C’est ce qui l’avait protégé jusque-là. Depuis le premier mandat d’arrêt en 2006, il n’avait jamais été véritablement inquiété.

March 20, 2013   No Comments