Tribune d'Information sur le Rwanda

Rwanda: deux partis d’opposition FDU et RNC créent “une coordination” contre Kagame

General Kagame – worried!

Deux partis de l’opposition rwandaise, les Forces démocratiques unifiées (FDU) et le nouveau Congrès national du Rwanda (RNC), ont annoncé mercredi avoir créé “une coordination commune” en vue d’une lutte “pacifique” contre “la dictature” du président Paul Kagame.

Deux partis de l’opposition rwandaise, les Forces démocratiques unifiées (FDU) et le nouveau Congrès national du Rwanda (RNC), ont annoncé mercredi avoir créé “une coordination commune” en vue d’une lutte “pacifique” contre “la dictature” du président Paul Kagame.

Réunies mardi à Montreux, en Suisse, “les deux organisations ont décidé d’établir un mécanisme de coordination conjointe pour faciliter leur collaboration dans la mobilisation du peuple rwandais pour le changement démocratique”, indiquent-elles dans un communiqué commun.

“Il n’y a aucun doute que si le système ne change pas au Rwanda, il conduira une nouvelle fois la nation rwandaise à une tragédie”, estiment les deux partis qui soulignent que leur lutte est “pacifique”.

“L’actuel système de gouvernement au Rwanda est caractérisé par la dictature, la discrimination et la marginalisation”, accusent les FDU et le RNC.

Créées en exil, les FDU ont tenté, en vain jusqu’à présent, de se faire enregistrer au Rwanda, où leur présidente Victoire Ingabire, rentrée au pays au début de l’année dernière, est incarcérée depuis octobre sous l’accusation de complicité de terrorisme.

Lancé aux Etats-Unis en décembre, le Congrès national du Rwanda (Rwanda national congress) comprend, entre autres fondateurs, l’ex-chef d’état-major de l’armée, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, le major Théogène Rudasingwa, ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat, le colonel Patrick Karegeya, ancien patron des renseignements extérieurs, et Gerald Gahima, ancien procureur général du Rwanda.

Jugés par défaut, les quatre hommes, tous en exil en Afrique du sud ou aux Etats-Unis, ont été condamnés à de lourdes peines de prison le 14 janvier pour “trouble à l’ordre public, atteinte à la sécurité de l’Etat, injures et diffamation, +sectarisme+ et association de malfaiteurs”.

Le Rwanda accuse par ailleurs ces quatre anciens proches du chef de l’Etat d’avoir créé un nouveau groupe rebelle dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ce qu’ils nient.

[AFP]

January 26, 2011   2 Comments

Rwanda: Le Secrétaire Exécutif des FDLR, Callixte Mbarushimana, transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI)

Callixte Mbarushimana

Le Secrétaire exécutif des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), Callixte Mbarushimana, a été transféré à la prison de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, mardi 25 janvier 2011. Il est suspecté de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis en République démocratique du Congo (RDC).

Pour Callixte Mbarushimana, le voyage de La Haye n’est qu’une nouvelle étape d’un long feuilleton judiciaire. Par le passé, le fonctionnaire rwandais a déjà été arrêté à deux reprises, en Allemagne et au Kosovo, pour son rôle supposé dans le génocide rwandais du printemps 1994. Il avait été finalement libéré.

Cette fois, le procureur de la Cour pénale internationale l’accuse de crimes commis au Congo-Kinshasa, en 2009. Pour Luis Moreno Ocampo, le rwandais a participé à un plan criminel. Un plan qui visait à permettre aux FDLR d’acquérir un rôle politique au Rwanda.

Pour y parvenir, affirme le procureur, les FDLR ont conduit « des attaques systématiques contre les civils ». La crise humanitaire devaient faire céder les Forces armées congolaises, et les Forces rwandaises, présentes dans l’est du Congo. Faire céder, aussi, la communauté internationale.

Dans son enquête contre les FDLR, le procureur cite aussi le président du mouvement, Ignace Murwashyaka, qui avait été arrêté en Allemagne en septembre 2009. Ce dernier doit être jugé cette année devant la justice allemande. Le procureur cible aussi Sylvestre Mudacumura, le commandant des FDLR dans le Kivu.

Arrêté en France au mois d’octobre, Callixte Mbarushimana, s’opposait à son transfèrement devant la CPI. Mais toutes ses tentatives de recours ont été déboutées par la justice française.

January 26, 2011   1 Comment

Kagame a peur du tandem Nyamwasa-Karegeya. Que mijote-t-il?

La peur change de camp : Kigali en difficulté

Démentis formels contre les accusations sur l’existence d’une rébellion organisée à partir de la RDC pour déstabiliser le Rwanda.

Général Kayumba Nyamwasa

Colonel Karegeya

L’ancien chef d’état-major du Rwanda qui a échappé à un attentat organisé par le président Kagame et l’ancien chef des renseignements rwandais démentent avoir organisé une base arrière en RDC.

Le général Kayumba et le colonel Patrick Karegeya, actuellement réfugiés en Afrique du Sud, considèrent qu’il s’agit de manipulation de la part de Kigali. Ces accusations démontrent que le président rwandais commence, lui aussi, à ressentir le danger d’avoir sur le dos d’anciens collaborateurs décidés d’en finir avec son régime.

Par ailleurs, il saute des sens que ces manipulations de Kigali visent plutôt à justifier une nouvelle traversée des frontières pour des raisons inavouables. Tous les prétextes sont bons, pourvu que les puissances de la planète consentent à fermer les yeux face à une telle initiative. Une traversée des frontières par ce temps qui court ne serait pas bien perçue par la communauté nationale et internationale. D’où, il faut inventer des raisons plausibles et justifiables d’une telle intervention militaire.

L’opinion congolaise, quant à elle n’est, pas dupe. Elle connaît déjà les raisons cachées de ces allégations qui rappellent la fin des années 90, avec son lot d’instabilité dans la sous-région des Grands Lacs africains.

[Le Potentiel]

January 26, 2011   3 Comments