Tribune d'Information sur le Rwanda

Rwanda: Vice-Président du parti d’opposition ‘Green Party’ assassiné

Kigali – Le corps d’un haut responsable de l’opposition a été retrouvé sans vie dans une zone marécageuse du sud du Rwanda, annoncent le parti politique auquel il appartenait et la police.
André Kagwa Rwisereka, vice-président du Parti vert démocratique, était porté disparu depuis mardi matin.
Sa camionnette a été retrouvée près de la rivière Mukula, aux environs de la ville de Butare.
“Sa tête était presque complètement détachée du reste de son corps. Son frère, Antoine Haguma, a identifié sa dépouille”, a indiqué le fondateur du Parti vert démocratique, Frank Habineza, dans un communiqué.
La police a également confirmé sa mort, survenue à quelques semaines de l’élection présidentielle du 9 août à laquelle se représente le chef de l’Etat sortant, Paul Kagamé.
Le Parti vert démocratique n’a, en revanche, pas pu s’inscrire pour le scrutin pour lequel il n’aura pas de candidat.
“Le corps a été retrouvé ce matin à trois kilomètres de l’endroit où son véhicule a été découvert, de même qu’un grand couteau qui a pu servir à le tuer. Il s’agit d’une sorte de coupe-coupe”, a déclaré Eric Kayiranga, porte-parole de la police.
“Des gens qui l’ont vu la nuit dernière affirment qu’il avait beaucoup d’argent sur lui, ce qui pourrait nous mettre sur la piste d’un vol. Une enquête est en cours”.
D’après Kayiranga, la victime portait des blessures à la poitrine et son corps a été transféré dans un hôpital.
Des défenseurs des droits de l’homme accusent le gouvernement de Paul Kagame de réprimer l’opposition et les médias critiques à l’approche de la consultation.
Le pouvoir en place à Kigali rejette ces accusations et affirme qu’il poursuit le dialogue et accepte les divergences de vues avec l’opposition depuis le génocide de 1994.

[L’Express]

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July 14, 2010   1 Comment

RSF appelle les bailleurs de fonds à suspendre leur soutien au Rwanda

Reporters Sans Frontières (RSF) a appelé mercredi l’Union européenne et les autres bailleurs de fonds à “suspendre leur soutien au régime de Kigali” et à “cesser leur appui financier” au scrutin présidentiel du 9 août.

“Inquiète de l’extrême dégradation du climat pour la presse au Rwanda, Reporters sans Frontières demande à l’Union européenne et aux autres bailleurs de fonds internationaux de suspendre leur soutien au régime de Kigali et de cesser leur appui financier à l’organisation de l’élection du 9 août prochain”, écrit l’organisation basée à Paris dans un communiqué.

“Combien de temps la communauté internationale va-t-elle encore cautionner ce régime liberticide?”, interroge RSF.

“En soutenant l’élection présidentielle du mois prochain, qui se prépare pourtant dans des conditions exécrables, les autorités ne laissant de répit à personne, la communauté internationale se rend complice du régime”, estime l’organisation.

“Si elle arrêtait ses décaissements, l’Union européenne marquerait clairement son opposition aux pratiques des autorités rwandaises”, poursuit le texte.

Le 8 juillet, Agnès Uwimana Nkusi, directrice du bimensuel privé Umurabyo, a été arrêtée par la police et placée en détention provisoire au commissariat de Remera, à Kigali.

Selon la presse rwandaise, deux autres journalistes d’Umurabyo ont été arrêtés mardi.

“Cet incident fait suite à la publication dans son journal de plusieurs articles concernant des sujets sensibles”, écrit RSF.

Dans les deux derniers numéros du bimensuel, la journaliste avait notamment publié des analyses et des questionnements sur le meurtre du rédacteur en chef d’Umuvugizi, Jean-Léonard Rugambage, et la tentative d’assassinat du général Faustin Kayumba Nyamwasa, exilé en Afrique du Sud.

Elle est poursuivie pour incitation à la désobéissance civile, outrage au chef de l’Etat, propagation de fausses rumeurs et négation du génocide des Tutsi.

“Son arrestation survient après l’assassinat de Jean-Léonard Rugambage, le blocage du site Internet du bimensuel Umuvugizi, et la suspension, pour six mois, des deux principaux journaux indépendants du pays, le bimensuel Umuvugizi et l’hebdomadaire Umuseso”, souligne RSF, dénonçant une “véritable série noire”.

Source: Le Monde.

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July 14, 2010   No Comments

SOS Rwanda – Opposition Rwandaise décimée, le pays au bord du gouffre

From Turikumwe Uyd.
Plus on approche la date fatidique des élections au Rwanda du 9 Août 2010, plus le gouvernement du FPR (parti-état) multiplie les arrestations et assassinats des membres de l’opposition sans oublier les journalistes qui veulent porter la lumière sur la dictature du FPR.

Pour mieux museler l’opposition, FPR a empêché l’inscription des partis d’opposition comme le FDU dirigé par Victoire Ingabire et Green Party dirigé par Frank Habineza, et pour couronner tout, le FPR a envoyé ses membres pour démanteler le seul parti d’opposition enregistré à date à savoir PS-Imberakuri de maître Ntaganda.

La tactique est simple, il suffit d’accuser tout adversaire politique de divisionnisme et de révisionnisme ou d’organiser une milice anti gouvernement. Beaucoup d’opposants politiques croupissent en prison depuis belle lurette pour certains comme Théonetse Niyitegeka (il a osé donner sa candidature pour la présidence en 2003), Ntakirutinka (pour avoir voulu fondé un parti d’opposition avec l’ex président Pasteur Bizimungu) sans oublier Déo Mushayidi.

Actuellement les chefs d’opposition à l’intérieur du pays ne sont plus libres de leurs mouvements. En effet, Victoire Ingabire qui représente le FDU ne peut plus se déplacer en dehors de la ville de Kigali et son passeport a été confisqué, Ntaganda le président du PS-Imberakuri est actuellement en prison, le vice président du Green Party est porté disparu ou assassiné, et d’autres membres de l’opposition croupissent aujourd’hui en prison.

Les journalistes aussi ne sont pas épargnés. Le journaliste Rugambage a été abattu à bout portant parce que, selon ses collègues du journal UMUVUGIZI, il menait une enquête sur la fusillade en Afrique du sud du général Kayumba Nyamwasa et il suivait la piste de l’escadron de la mort du FPR envoyé en Afrique du sud pour faire le sale boulot.

La journaliste Agnès Uwimana Nkusi et sa collègue Saidati Mukakibibi du journal Umurabyo ont été arrêté parce qu’elles ont publié l’article sur le retour de Kigeli Ndahindurwa au Rwanda. On ne peut pas passer sous silence l’arrestation de quatre généraux et la fuite du général Kayumba et du colonel Karegeya. On dirait plutôt la chasse à tout opposant potentiel, réel ou supposé et le mettre hors état de nuire avant la mascarade de l’élection du 9 Août.

Avec ce climat, les élections au Rwanda s’annonce plus sombre que jamais dans l’histoire du Rwanda où tous les candidats de l’opposition ont été empêché de porter leurs candidatures à la présidence, d’autres sont jetés en prison ou assassinés. Les journalistes qui osent critiquer le gouvernement du FPR sont tués à bout portant et d’autres journaux d’opposition sont bannis comme le journal UMUVUGIZI et UMUSESO.

Seul le FPR et les membres des partis satellites du FPR à savoir le PSD, PL, PPC ont le droit de participer à ce mascarade d’élection qui aura lieu le 9 Août 2010 où tous les candidats de l’opposition seront exclus.

L’on se demanderait, avec raison, ce que viendraient faire les observateurs neutres de l’ONU ou de l’union européenne ou d’ailleurs car les élections sans candidat d’opposition et sans journalistes capable de critiquer le gouvernement servirait à quoi ? La réponse est simple: Légitimer la dictature du FPR.

Le gouvernement du FPR qui va sortir de cette mascarade d’élection, après avoir écarté toute l’opposition démocratique, sera-t-il vraiment légitime ? Est-ce que la population aura droit à faire de manifestation pour dénoncer cette imposture du FPR ? Rien n’est moins sûr, vu la violence et la brutalité que la police rwandaise a utilisé pour réprimer les manifestants qui ont récemment défié le pouvoir pour réclamer la démocratie.

La question essentielle est de savoir si les manifestants doit demander la permission à son oppresseur pour manifester ? Nul part ailleurs dans le monde, le peuple qui est soumis à une dictature ou une oppression n’ont jamais demandé la permission de manifester pacifiquement: Le cas de noirs américains, les noirs de l’Afrique du sud, les palestiniens, etc, sont parlants.

Plus un gouvernement opprime le peuple et les soumet à une dictature sans nom, plus la révolution devient sanglante. Il suffit de voir les différentes révolutions dans le monde pour s’en convaincre. Le Rwanda ne sera pas une exception à la règle si le gouvernement du FPR persiste à opprimer le peuple Rwandais. Où sont passés les sages Rwandais ?

Ça me rappelle la période de 1993 jusqu’en Avril 94 où tous les intellectuels Rwandais, la communauté internationale ont assisté, impuissants plutôt indifférents, à la descente aux enfers de notre pays. Aujourd’hui, on n’est pas loin de cette période car la situation est explosive et comme en 1994 tout le monde pense que rien ne peut changer pour empêcher notre pays à retomber encore une fois dans le gouffre.
Tito Ka

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July 14, 2010   No Comments