Tribune d'Information sur le Rwanda

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Rwanda-Hollande: Surprenant Soutien des Pays-Bas au Régime Totalitaire de Kagame

par Dr Nkiko Nsengimana

LE SOUTIEN DES PAYS-BAS AU REGIME TOTALITAIRE DE KIGALI EST SURPRENANT

Quel est le rôle du gouvernement néerlandais aux côtés du régime du Général Paul Kagame dans la parodie de justice contre l’opposante politique Madame Victoire Ingabire Umuhoza?

Le Comité de coordination des FDU Inkingi vient d’apprendre avec surprise que le Gouvernement néerlandais vient de donner au gouvernement rwandais des documents litigieux contre Madame Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des FDU-Inkingi emprisonnée pour des motifs politiques au Rwanda depuis le 14 octobre 2010.
Rappelons que Madame Victoire Ingabire Umuhoza est rentrée au Rwanda en janvier 2010 pour faire enregistrer son parti politique et pour se présenter aux élections présidentielles d’août de la même année.
Par cet envoi dans des circonstances assez obscures, le Gouvernement des Pays-Bas s’est rendu complice d’une justice transformée en instrument d’oppression contre l’opposition démocratique. Le Ministère public rwandais a déjà déclaré qu’il aurait reçu un épais dossier de 600 pages alors que, la Cour de Rotterdam s’était prononcée le 23 octobre pour la transmission de 3 documents de moins d’une vingtaine de pages. D’où seraient venues plus de 580 pages supplémentaires alors que la police néerlandaise a déjà rendu presque tous les documents saisis au domicile de la famille de Madame Ingabire lors de sa perquisition ?

Depuis plus de cinq ans, le gouvernement néerlandais verse plus de dix millions d’euros pour financer la restructuration et la professionnalisation du système judiciaire et de la police au Rwanda. Ces structures financées entre autres par les Pays-Bas ont été instrumentalisées par le régime pour se maintenir au pouvoir en réduisant toute l’opposition au silence. Le Gouvernement néerlandais justifiait son geste par sa confiance dans le système judiciaire rwandais qu’il a contribué à restructurer.

Depuis l’ouverture du procès politique de Madame Victoire Ingabire Umuhoza, sa défense a présenté une motion sur la non-rétroactivité de la loi pénale rwandaise et sur des problèmes de compétences matérielle et territoriale de la Haute cour. Ces conclusions visaient plus de 75% de l’acte d’accusation. Le 13 octobre 2011, l’ordonnance intermédiaire de la haute cour a rejeté en bloc les arguments de la défense tout en interdisant même d’interjeter tout appel avant jugement définitif de l’affaire.

Outre que Victoire Ingabire Umuhoza en conteste la réalité, la quasi-totalité des faits prétendus, lui reprochés, se sont passés à l’étranger, c’est-à-dire en dehors du champ de compétence de la Cour rwandaise. De même, rappelant le principe général essentiel du droit de la non-rétroactivité de la loi pénale, les avocats ont démontré que la plupart des faits allégués sont antérieurs à la promulgation des lois censées les réprimer.

La haute cour a obligé les avocats de la défense à soumettre au préalable leurs questions de contre-interrogatoires aux témoins du procureur afin qu’ils les préparent en dehors des audiences publiques. Ce qui leur donne le temps d’actualiser leurs déclarations pour rester dans la ligne du ministère public.

Le comité de coordination des FDU Inkingi est d’avis que ces épisodes, à eux seuls, à cause de leur extrême gravité, justifient, pour les Pays Bas, l’arrêt de toute collaboration avec la justice rwandaise. En persistant dans cette collaboration, le gouvernement donne une forte  impression de collusion avec une justice irrespectueuse de l’équité et de protection d’un régime qui foule aux pieds les principes de l’Etat de droit. Il est regrettable que les fonds des contribuables néerlandais continuent de servir à financer ce régime policier. Un jour, l’histoire accusera le gouvernement hollandais d’avoir été complice d’un régime dictatorial. Nous savons que certains diplomates hollandais suivent le procès au Rwanda, mais nous insistons pour qu’une commission pluridisciplinaire éclaire le gouvernement sur l’iniquité de ce procès kangourou.

Le gouvernement néerlandais ne serait-il pas au courant du fait que tous les opposants au régime de Kigali actuellement en prison (Ntakirutinka Charles, Mushayidi Déo, Ntaganda Bernard, Niyitegeka Théoneste ) sont tous condamnés pour des accusations similaires à celles portées à l’encontre de Madame Ingabire: collaboration avec une organisation terroriste, atteinte à la sûreté de l’Etat, divisionnisme, idéologie du génocide, négationnisme ? Le gouvernement néerlandais saurait-il que le choix présenté aujourd’hui à tout opposant politique et à tout journaliste critique à l’égard du régime de Kagame, est : soit, la mort (comme celle des regrettés Seth Sendashonga, André Kagwa Rwisereka, Jean-Léonard Rugambage), soit la prison (femmes- journalistes Mukakibibi et Uwimana Nkusi, et leaders politiques ci-haut cités), ou l’exil (la quasi-totalité des leaders de l’opposition rwandaise) ?

Il est à présent légitime pour les FDU Inkingi de se demander pour quel intérêt un Etat démocratique continue de soutenir un régime totalitaire alors qu’il pourrait mieux contribuer à l’émergence d’ un pouvoir partageant les mêmes valeurs démocratiques, pour des intérêts réciproques et durables pour les peuples rwandais et néerlandais.

Pour toutes ces raisons, nous demandons au gouvernement néerlandais de :

-   constater que le procès politique de Madame Victoire Ingabire Umuhoza a perdu toute garantie d’équité et d’impartialité ;

-   cesser toute collaboration judiciaire dans le dossier de Madame Ingabire Umuhoza ainsi que dans d’autres dossiers judiciaires en rapport avec la justice rwandaise;

-   demander la libération immédiate et sans condition de Madame Victoire Ingabire Umuhoza ainsi que d’autres prisonniers politiques;

-   s’intéresser davantage au sort des démocrates rwandais et à l’ouverture de l’espace démocratique.

Fait à Lausanne, le 16 novembre 2011

Dr Nkiko Nsengimana

Coordinateur

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novembre 18, 2011   2 Comments

TPIR/Rwanda: Ex-Secrétaire Executif du FPR prêt à révéler tous les détails sur l’attentat contre l’avion de Habyarimana par Kagame

TPIR/RUDASINGWA – RUDASINGWA PRET A REVELER « TOUS LES DETAILS SUR L’ATTENTAT DU 6 AVRIL»

Washington, 4 novembre 2011 (FH) – Théogène Rudasingwa, directeur de cabinet de Paul Kagamé avant d’entrer en dissidence en 2004, « exige » d’être entendu par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ou toute autre juridiction indépendante pour « divulguer tous les détails » sur l’attentat du 6 avril 1994, dont il impute la responsabilité à l’actuel chef de l’Etat rwandais. « Je ne le demande pas, je l’exige », a-t-il déclaré vendredi à l’Agence Hirondelle.

Secrétaire général du FPR en 1994, puis ambassadeur du Rwanda aux Etats-Unis (1996-1999) et, enfin, l’homme dans l’antichambre du pouvoir de Paul Kagamé (2000-2004), Théogène Rudasingwa vit en exil aux Etats-Unis depuis 2005. Le 1er octobre 2011, il a rendu public sur sa page Facebook une confession en anglais, dans laquelle il accuse Paul Kagamé d’être « personnellement responsable de l’attentat » contre l’avion du président Habyarimana.

« Je confirme que Kagamé m’a dit en juillet 1994 qu’il était responsable de l’attentat. Je divulguerai tous les détails devant le TPIR, devant un juge français, ou devant toute autre juridiction internationale. D’autres preuves confortant mon témoignage seront également produites dans ce cadre par d’autres témoins de l’époque », a affirmé Rudasingwa à l’Agence Hirondelle.

Il a ajouté qu’il souhaitait « comparaître aussi tôt que possible », précisant : « Je l’exige en tant que témoin de l’un des événements cruciaux du XXe siècle, dont les conséquences tragiques perdurent près de 20 ans plus tard ».

En France, une enquête a été ouverte en 1998 suite aux plaintes des familles des membres d’équipages français décédés dans l’attentat. D’abord menée par le juge Bruguière, qui avait conclu en 2006 à la responsabilité du FPR, l’instruction est désormais entre les mains de deux juges anti-terroristes, Nathalie Poux et Marc Trévidic.

Les résultats d’une expertise balistique effectuée à leur demande in situ, à Kigali, en septembre 2010, sont toujours attendus.

Le Bureau du Procureur auprès du TPIR s’est toujours refusé à enquêter sur l’attentat du 6 avril 1994, bien que la mort violente du président rwandais soit considérée comme l’événement déclencheur du génocide de 1994.

[Agence Hirondelle]

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novembre 8, 2011   3 Comments

Le Moment de la Mer Rouge du Rwanda

par Theogene Rudasingwa

Et nous voilà ici, juste comme les Israéliens dans l’ancien temps, pris entre notre Pharaon (Kagame) qui nous poursuit et notre mer rouge (les épreuves) devant nous. Parmi nous, il y a des gens qui sont peureux et préfèrent même retourner dans la captivité. Parmi nous il y a des gens qui se laissent facilement distraire et se laissent emporter par nos petits id…oles que nous nous sommes crées (les biens matériels) oubliant les abondantes promesses qui nous attendent de l’autre côté de la mer rouge. Il y aussi d’autres qui ont des cœurs durs et qui ne souhaitent pas croire à la bonne nouvelle que nous sommes les familles diverses, mais destinées à la grande promesse à devenir une forte nation, unie, et indivisible. Ainsi nous avons aussi le temps de nous plaindre pour ceci et cela.
La peur, l’idolâtrie, les cœurs durs et incroyants, et les complaintes sont ceux qui retardent notre délivrance de ce désert où nous avons vécu pour trop longtemps.
D’abord nous devons vaincre ces ennemies, et la colère de Dieu vaincra les plans de Kagame devant nos propres yeux.

Sept points de réflexion :

1.Croire et recevoir la promesse que les Rwandais arriveront sur la terre promise

2. Déterminons le plus vite possible combien nous sommes. On dit qu’au Rwanda il y a 11 millions de personnes. Combien sommes nous a l’extérieur, réfugiés et non réfugiés, pays par pays ?

3. Nous devrions nous mobiliser et nous organiser communauté par communauté. Et chaque communauté choisira ses responsables.

4. Ne nous laissons pas emporter par les biens matériels. Un bon soldat voyage sans lourd fardeau. La priorité de nos dépenses est l’éducation de nos enfants, le logement, et besoins de premier nécessité; le reste devrait être investi dans notre futur commun, pour nos enfants et grands enfants. Le commencement est cette journée même que nous avons commencé. Arrêtez les dépenses non-nécessaires.

5. Parler à nos enfants dans des termes simples pourquoi ce voyage est pour eux, et si important. Si vous ne leur parlez pas maintenant, vous-mêmes, qui d’autre le fera et quand ? Le Pharaon dépense les fortunes en polluant et en distrayant les esprits de raisonnement de nos enfants. Il est grand temps de donner à nos enfants une éducation différente.

6. Femmes : Garder vos trésors de bijoux en or et en argent. Ceux-ci deviendront utiles pendant les moments durs à venir.

7. Contacter nos amis que nous avons rencontrés pendant notre captivité, ceux-là qui nous ont accueillis, nous ont nourris, nous ont donnés des vêtements quand nous n’avions rien et étions rejetés sur les sols étrangers. Ils sont avec nous dans ce voyage. Quand nous arriverons chez nous, notre terre sera aussi les leur.
Après tout, approchons nos problèmes en chantant dans la joie. Sommes–nous contents que nous sommes la génération choisie pour sortir notre people de la captivité? Peut-il y avoir une action plus importante et satisfaisante que celle-ci ?

SOYONS VIGILANTS. SI NOUS PERDONS CETTE FENETRE D’OPPORTUNITE, LES GENERATIONS DE NOS ENFANTS ET GRANDS ENFANTS SERONT CONDAMNEES A DES DECADES SI NON DES SIECLES DANS LA CAPTIVITE.

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octobre 30, 2011   4 Comments

Rwanda/TPIR: Michel Bagaragaza bénéficie d’une libération anticipée

Michel Bagaragaza

Michel Bagaragaza

Arusha, 25 octobre 2011 (FH) –  Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) chargé de juger les principaux auteurs présumés du génocide des Tutsis de 1994 vient, pour la première fois de son histoire, d’accorder la libération anticipée à un condamné. En vertu d’une ordonnance rendue lundi par la présidente du TPIR, la juge Khalida Rachid Khan, l’ancien patron de la filière-thé, Michel Bagaragaza, sera remis en liberté le 1er décembre prochain, après avoir purgé les trois-quarts de sa peine. La juge Khan donne instruction au greffe « d’informer de cette décision les autorités rwandaises et suédoises le plus tôt possible ».

L’ancien responsable économique s’était rendu au TPIR en août 2005.

Condamné à 8 ans de prison en novembre 2009 pour complicité de génocide, Michel Bagaragaza, un proche de l’ex-président Habyarimana, est détenu en Suède depuis juillet 2010.

La juge Khan se fonde notamment sur la jurisprudence au Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) où les condamnés sont libérés après exécution des trois-quarts de peine, sur les aveux, les remords et la contrition de Bagaragaza ainsi que sur son bon comportement attesté par l’administration pénitentiaire suédoise.

Les précédentes demandes de libération anticipée déposées par d’autres détenus avaient toutes été rejetées.

En avril 2009, l’Italie avait, en violation des textes du TPIR, unilatéralement accordé la libération anticipée à l’Italo-Belge Georges Ruggiu, seul non-Rwandais à avoir été poursuivi par le tribunal.

L’article 27 du statut du TPIR dispose que « si le condamné peut bénéficier d’une grâce ou d’une commutation de peine en vertu des lois de l’Etat dans lequel il est emprisonné, cet Etat en avise » le tribunal. « Une grâce ou une commutation de peine n’est accordée que si le président (du TPIR), en consultation avec les juges, en décide ainsi dans l’intérêt de la justice et sur la base des principes généraux du droit », ajoute le texte.

Au terme de laborieuses négociations avec le procureur, l’ancien responsable économique, aujourd’hui âgé de 66 ans, avait plaidé coupable de complicité de génocide. Il avait reconnu, entre autres crimes, avoir entreposé à l’usine à thé de Rubaya, dans la préfecture de Gisenyi (nord), des armes utilisées pendant le génocide. Il avait par ailleurs avoué avoir donné de la bière et de l’argent aux miliciens Interahamwe, principaux bras armés du génocide, et mis à leur disposition les véhicules de l’usine, par crainte pour sa sécurité et celle de sa famille.

Dans le cadre de sa coopération avec le procureur du TPIR, Michel Bigaragaza avait témoigné contre Protais Zigiranyirazo, beau-frère de l’ex-président Juvénal Habyarimana. Ce témoignage n’a cependant pas convaincu la chambre d’appel qui a acquitté Zigiranyirazo le 16 novembre 2009.

[Agence Hirondelle]

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octobre 26, 2011   1 Comment

Alice Muhirwa des FDU-Inkingi parle de Victoire Ingabire et exhorte les Rwandais à lutter pour la Démocratie

Alice Muhirwa, trésorière de FDU-Inkingi

Alice Muhirwa, trésorière de FDU-Inkingi

La trésorière du parti FDU-Inkingi, Alice Muhirwa, parle des conditions de détention de Madame Victoire Ingabire ainsi que du procès en cours à Kigali, un bizarre procès où “l’on ne peut pas différencier le juge du procureur…
Madame Alice Muhirwa remercie les supporters, de l’intérieur et de l’extérieur. Elle ajoute:

Il est temps que, maintenant, tout le monde sache qu’on doit défendre la cause de la démocratie…
Moi, personellement, ou bien le FDU au Rwanda considèrent Madame Victoire Ingabire Umuhoza notre Présidente, comme le porteur du flambeau. Il ne faudra pas que ce flambeau soit éteint.
La lumière qu’elle a allumée, qu’elle reste allumée pour toujours.”

Victoire Ingabire Umuhoza is the pride of – and a gift to – our whole Nation.
Sooner or later, the Rwandan people will get rid of Kagame’s dictatorship and tyranny. And our country will turn from an open-air prison into a free and democratic society.
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octobre 24, 2011   2 Comments

Le Secrétaire Général du parti FDU-Inkingi Sylvain Sibomana appréhendé par la police pour avoir pris des photos de fosses communes près de Gisenyi au Rwanda

Sylvain Sibomana - Secretary General FDU-Inkingi

Sylvain Sibomana – Secrétaire Général du parti FDU-Inkingi

Sylvain Sibomana, secrétaire général des Forces démocratiques unifiées (FDU), un mouvement politique d’opposition, a été libéré ce matin après avoir passé la nuit dans une cellule du commissariat de la ville de Gisenyi.

« J’ai été arrêté par des collaborateurs de la police – dit à la MISNA Sibomana – parce que je prenais des photos de fosses communes de personnes tuées dans cette région du Rwanda entre 1997 et 1998. Avec moi, ils ont arrêté un agriculteur à qui je demandais des informations. Il a également passé la nuit en prison ».

La police a confisqué téléphone, appareil photo et document d’identité, rendus au moment de la libération.

Sibomana est un collaborateur de la présidente des FDU-Inkingi, Victoire Ingabire Umuhoza, actuellement en procès à Kigali accusée de plusieurs crimes, dont atteinte à la sécurité d’Etat et négationnisme du génocide de 1994. L’arrestation du secrétaire général ne semble pas liée à son appartenance politique, mais est emblématique de la limitation de la liberté individuelle qui existe au Rwanda sous Paul Kagame.

[MISNA - Missionary International Service News Agency]

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octobre 21, 2011   No Comments

Procès au Rwanda du Chef du parti FDU-Inkingi Victoire Ingabire: La Haute Cour affiche son hostilité à l’encontre de l’accusée et sa défense

par Boniface Twagirimana.

Victoire Ingabire

Madame Victoire Ingabire, Chef du Parti FDU-Inkingi

Kigali, le 18 Octobre 2011 – Le procès politique de Madame Victoire Ingabire Umuhoza, présidente du parti d’opposition FDU-Inkingi, est maintenant à l’étape des plaidoiries sur le fond. Depuis le 13 Octobre 2011, elle se défend contre des accusations criminelles en rapport avec l’idéologie du génocide et le divisionnisme. La Haute Cour, clairement hostile et s’étant refusée à reconnaitre la non rétroactivité de la loi pénale et les règles des preuves dans des actes antérieurs à la loi sur l’idéologie génocidaire, a posé des centaines de questions relatives à toute lecture de l’histoire du Rwanda  non conforme à la version officielle du parti au pouvoir sur le génocide rwandais. Ce procès suscite toujours une attention particulière à l’intérieur comme à  l’extérieur du pays. L’Ambassadeur du Royaume-Uni (UK) et d’autres diplomates de haut rang venus de Belgique, des Pays-Bas ont  suivi de près les audiences.

Les multiples violations des droits de l’accusé par ce tribunal ont fait de ce procès un vrai simulacre de pacotille, un procès « kangourou » . On peut citer entre autres: les entraves au droit d’avoir la latitude nécessaire pour préparer une défense contre toutes les accusations car certains faits ont été seulement dévoilés dans l’acte d’accusation ; au droit de présenter des preuves en faveur de l’acquittement de l’accusée ; au droit d’exclure toute preuve obtenue indûment, de façon irrégulière ; au droit de contestation de preuves non pertinentes, ex-ante ou antérieures à la promulgation des lois pénales concernées; au droit de contester la compétence du tribunal ; les interférences ou influences nocives  des personnalités gouvernementales ou issues des rangs du parti au pouvoir mettant ainsi en cause l’indépendance et l’ impartialité de la justice.

La Cour ne semble accorder aucun crédit aux rapports des Nations Unies, d’Amnesty International et Human Rights Watch et autres documents soumis par la défense pour soutenir les déclarations ou positions de l’organisation politique de l’accusée, surtout quand ils confirment les crimes ciblant des populations du groupe ethnique Hutu ou des crimes contre l’humanité commis par certains membres du régime actuel et de l’armée du FPR pendant et après le génocide. La juge-présidente Alice Rulisa a déclaré qu’elle n’accordait aucune crédibilité à ces rapports des organisations internationales parce que certaines personnes croient qu’ils sont juste un ramassis de propagande négative contre le gouvernement.

Le chef de l’opposition, Madame Victoire Ingabire, est revenue sur l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana et ses conséquences catastrophiques. Cet acte terroriste est considéré comme un élément déclencheur du génocide rwandais. “Pointer du doigt le suspect ou montrer les conséquences catastrophiques de ce crime ne constitue absolument pas un crime de négation du génocide“, a déclaré Mme Victoire Ingabire.

Elle est accusée de divisionnisme parce que, dans certaines de ses déclarations, elle s’est exprimée sur la problématique de l’ethnicité au Rwanda. Dans sa défense, elle a cité un câble de 2008 de l’Ambassade des Etats Unis à Kigali intitulé “L’ethnicité au Rwanda – qui gouverne le pays“. L’introduction de ce câble “08KIGALI525″ est libellée comme suit: «une analyse de la répartition ethnique de l’actuel gouvernement rwandais montre que les Tutsi détiennent un pourcentage prépondérant des postes supérieurs. Des Hutus qui occupent de hautes focntions ne détiennent en réalité que peu d’autorité réelle, et sont couramment «jumelés» avec des cadres  Tutsis adjoints qui exercent le pouvoir réel. Les postes de comandement militaires et les Services de sécurité sont contrôlés par des Tutsis généralement anglophones, qui ont grandi dans des camps de réfugiés avec le président Kagame en Ouganda “.

La communauté internationale devrait ouvertement exprimer ses préoccupations à propos de cette imposture de justice biaisée et exiger une libération immédiate de tous les prisonniers politiques au Rwanda.

FDU-Inkingi
Boniface Twagirimana
Vice-président intérimaire

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Rwanda High Court Shows Hostility Towards Defendant Victoire Ingabire

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octobre 21, 2011   No Comments

Rwanda/TPIR: L’ex-Commandant de la Garde Présidentielle, Major Protais Mpiranya, serait-il vivant?

Arusha, 17 octobre 2011 (FH) – Alors que le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) entame mercredi le recueil des dépositions spéciales dans le dossier du major Protais Mpiranya, son éditeur affirme que l’accusé est décédé.

Selon les Editions Sources du Nil, qui ont déjà publié plusieurs livres d’accusés du TPIR, le major Mpiranya aurait échappé à la justice des hommes le 5 octobre 2006. La maison d’édition a annoncé son décès alors qu’elle publiait en octobre 2010, « à titre posthume », un document intitulé « Rwanda, le paradis perdu. Les derniers secrets de l’ex-commandant de la Garde Présidentielle de J.Habyarimana ».

Dans ce livre, le major Mpiranya réclame notamment la mise en place d’une instance internationale indépendante chargée de faire la lumière sur l’attentat du 6 avril 1994 qui coûta la vie au président Juvénal Habyarimana, qu’il était chargé de protéger.

Stratagème pour échapper aux limiers du TPIR ? C’est ce que laisse entendre un discours d’Hassan Bubacar Jallow prononcé le 6 juin dernier devant le Conseil de sécurité. « Les difficultés rencontrées dans la recherche d’un fugitif de haut niveau, le Major Mpiranya, persistent et j’en appelle à plus de coopération et d’assistance de la part du gouvernement zimbabwéen à ce sujet », déclarait le procureur du TPIR.

Vers la fin du même mois, la traque de fugitifs qui seraient cachés en Afrique Australe était au centre d’un entretien à Barcelone, en Espagne, entre le greffier du TPIR Adama Dieng et le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai. En marge d’une conférence internationale, « la discussion a essentiellement porté sur la coopération entre le Zimbabwe et le TPIR en ce qui concerne l’arrestation et le transfert de fugitifs », rapportait la lettre d’information du tribunal. Pour le TPIR, l’accusé est donc bien encore en vie.

Accusé de crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, le major Mpiranya est né en 1960 à Giciye en préfecture de Gisenyi. Diplômé de l’Ecole supérieure militaire (ESM) de Kigali, il a également effectué plusieurs stages de formation professionnelle, notamment en Allemagne et en France. A partir de 1993, il était commandant du bataillon de la Garde présidentielle (GP), une unité d’élite, qui, selon le bureau du procureur, s’illustra dans le génocide.

Dans la nuit du 6 au 7 avril 1994, des éléments de la Garde présidentielle, se mirent en devoir de mettre à l’abri les principales figures du MRND – le parti d’Habyarimana, selon l’acte d’accusation. Le matin du 7 avril 1994, poursuit le procureur, des soldats du bataillon GP participèrent à l’enlèvement et aux meurtres de membres de l’opposition.

Les actes de ces soldats s’inscrivaient, selon le procureur, dans le cadre d’une entente entre le major et d’autres responsables militaires, en vue de commettre le génocide des Tutsis.

Pour soutenir sa thèse, la poursuite a annoncé une trentaine de témoins. Lors de ces dépositions qui seront recueillies entièrement à huis clos, conformément au règlement du TPIR, les intérêts du major seront défendus par un avocat qui pourra contre interroger les témoins et mener des contre enquêtes. Il ne s’agit pas pour autant d’un procès car cet avocat ne peut pas prétendre assurer une défense pleine et entière pour un accusé qu’il n’a jamais rencontré. Le juge unique qui recueillera les preuves ne peut pas non plus se prononcer sur leur valeur probante.

Le recueil des dépositions spéciales est déjà en cours, depuis le mois de mai, dans le dossier de l’homme d’affaires Félicien Kabuga, le plus recherché des 9 accusés encore en fuite. Ce parent par alliance de l’ex-président Habyarimana mènerait l’essentiel de ses affaires au Kenya, à quatre heures de route d’Arusha, la petite ville tanzanienne qui abrite le siège du TPIR.

Des auditions du même genre sont également attendues dans le dossier de l’ex-ministre de la Défense Augustin Bizimana, lui aussi considéré comme un poids lourd du génocide. L’ancien dignitaire se cacherait, selon le TPIR, en République démocratique du Congo (RDC).

Il s’agit de préserver les éléments de preuve, en vue d’un procès en bonne et due forme, si les fugitifs tombent un jour dans les filets du TPIR.

[Agence Hirondelle]

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octobre 18, 2011   1 Comment

La France est le seul Etat au monde à avoir risqué la vie de ses soldats pour sauver des Rwandais

par France Diplomatie.

Rwanda – “Aucun pays ne s’est mobilisé autant”

Tribune de Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes, parue dans “Libération” (17 octobre 2011)

Je réagis à l’article de Dominique Franche que vous avez publié le 30 septembre sur l’honneur de la France au Rwanda et je veux dire mon indignation. Cet article à charge cherche en quelques lignes à démonter le travail considérable d’enquête conduit par la mission Quilès de 1998, et dont le rapport compte plusieurs milliers de pages et les auditions de tous les responsables et autorités concernés. Aucun rapport, ni aucune étude n’ont depuis lors interrogé et entendu autant de témoins. La mission d’enquête a conclu sans ambiguïté à l’absence de responsabilités de la France dans le génocide.

Bien sûr, on peut toujours dire que notre pays aurait pu faire mieux, mais ce serait aussi intéressant d’avoir l’honnêteté de rappeler certains faits.

Que c’est la France, la première, qui a décidé un embargo sur les armes, le 8 mai 1994. Que c’est aussi la France par la voix de son ministre des Affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé, le 15 mai 1994, qui a parlé la première de « génocide ». Que c’est encore et enfin la France qui est le seul Etat au monde à avoir risqué la vie de ses soldats pour sauver des Rwandais et pour mener la seule opération humanitaire d’ampleur au Rwanda. Le gouvernement français a obtenu le feu vert du Conseil de sécurité par la résolution numéro 929 en date du 22 juin 1994.

L’opération Turquoise s’est exactement déroulée dans les conditions fixées par la résolution des Nations unies. Elle a permis de sauver des centaines de milliers de vies. Turquoise a également protégé des dizaines de sites de regroupement de civils tutsis et permis aux ONG d’accéder en toute sécurité à ces populations. Son mandat n’était en aucune manière de faire la guerre, mais de mener une opération humanitaire, nettement définie dans le temps et dans l’espace. Elle l’a remplie dans des conditions qui font honneur à l’armée française et à notre pays, jusqu’à ce qu’enfin arrivent sur place les Casques bleus de la Minuar II, fin août 1994.

Il faudrait quand même avoir l’honnêteté de rappeler tout cela et de souligner aussi qu’aucun autre pays ne s’était mobilisé comme nous l’avions fait à l’époque.

Devant la carence de la communauté internationale et les obstacles mis par certaines grandes puissances aux demandes du secrétaire général de l’ONU, la France a été la seule à avoir un sursaut de courage.

Qu’a fait le reste de la communauté internationale ? Avant de mettre en cause la France et ses responsables publics, civils et militaires, il serait bon que l’on s’interroge sur l’attitude de ceux qui n’ont rien dit, qui n’ont rien fait, qui n’ont rien tenté. Pourquoi n’en parlez-vous jamais et pourquoi ne posez-vous pas aussi ces questions ?

Non content de ressortir des accusations sans fondement, l’article pousse l’outrance à avancer des hypothèses totalement absurdes (la France qui aurait décidé de tirer sur l’avion du Président). Trop c’est trop.

Finalement, la personne qui a le mieux répondu à la question que posait Libération à sa une du 12 septembre (« Génocide rwandais : la France s’excusera-t-elle ? »), c’est le président Kagame lui-même lorsqu’il a dit, sur le perron de l’Elysée, officiellement et comme pour clore ce débat inutilement prolongé : « Je n’attends pas d’excuses de la France. »

[France Diplomatie]

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octobre 18, 2011   4 Comments

Chaque Mardi devant l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles

Kagame: dictateur, genocidaire et criminel de guerre

Viens avec nous chaque mardi devant l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles pour combattre la dictature et les crimes&génocides de Paul Kagame et son régime.

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octobre 15, 2011   No Comments