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Tribune d'Information sur le Rwanda

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RDC-Rwanda: Goma a tué Paul Kagame


Residents de Goma tuent chien Kagame

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Ce Vendredi 10 Janvier la popuplation de Goma est Sortie pour envahir les rues des croix, des cerceuils en bois et en carton…..Et un Chien tué
Tout ceci est parti d’une rumeur selon laquelle le président rwandais est Mort.
La meme population qui célébrait le décès de Paul Kagame n’avait meme pas une seule information précise à cet effet. De la route Katindo jusqu’au centre ville en venant de tous les quartiers de Goma la population (Jeune et adulte, femme et homme ) est montée sur des Bus, des Motos, des Camions de la MONUSCO pour célébrer la mort supposée de Paul Kagamé.
Le paroxysme est ce chien tué qui a été promené vers la Grande Barrière en face du Rwanda. Jusque midi ceux qui ne le savaient pas sont venus s’ajouter à la Foule… Une rumeur qui prouve que le président Paul Kagame est honni à Goma et en RDC en général
Auteur : Magloire Paluku (2324)
Source: http://voiceofcongo.net/

janvier 10, 2014   No Comments

René Mugenzi sur l’assassinat d’opposants rwandais: «La communauté internationale n’a rien fait»

Par RFI – 08 janvier 2014.

Le Rwanda a souvent été soupçonné d’avoir commandité ou exécuté des assassinats ou des tentatives d’assassinat à l’étranger, sur des opposants ou des personnalités critiques. Kigali a toujours démenti. Des sources rwandaises et étrangères avaient affirmé en 2011 qu’un tel complot avait ciblé des exilés au Royaume-Uni. Le Rwandais René Mugenzi l’affirme à son tour sur RFI. Scotland Yard l’avait prévenu par écrit que sa vie pourrait être menacée.

Survivant du génocide et activiste des droits de l’homme, le Rwandais René Mugenzi vit toujours en exil en Angleterre actuellement.

Il y a deux ans et demi, il avait été notifié par écrit par Scotland Yard, la célèbre police londonienne, qu’il existait des informations crédibles faisant état d’une menace à son encontre.

Menace « imminente »

Le 12 mai 2011 dans la soirée, René Mugenzi dit en effet avoir reçu la visite de la police métropolitaine de Londres. Un certain détective James Boyd, qui a pris sa retraite depuis, l’informe que sa vie est en danger.

Dans le document de notification de Scotland Yard, dont RFI s’est procuré une copie, il est stipulé qu’une « source de renseignement fiable a établi que le gouvernement rwandais menaçait (sa) vie de façon imminente ».

Ci-dessous, ledit document (voir aussi la traduction française au bas de cet article).

Moyens « conventionnels ou non conventionnels »

Ce que René Mugenzi dit avoir appris par ailleurs, c’est que cette « source de renseignement fiable » brandie par Scotland Yard n’était autre que le MI5.

Ce service de renseignement intérieur aurait découvert en avril 2011 que Kigali projetait d’assassiner certains de ses ressortissants sur le sol britannique.

Aucune précision de ce type n’est visible dans le document de notification, qui stipule toutefois que la menace peut prendre tout type de formes. Le document rappelle surtout qu’il y a déjà eu des précédents, et que des moyens conventionnels ou non conventionnels avaient alors été employés.

Londres ne proteste pas officiellement

La police aurait demandé à René Mugenzi de prendre un certain nombre de mesures de sécurité, que ce dernier dit suivre encore aujourd’hui. Des conseils, rien de plus.

Sur le document figurent aussi des numéros à appeler en cas d’incidents suspects. Ces numéros sont ceux d’un service de Scotland Yard chargé de faire le suivi des personnes dont la vie est menacée.

Le Royaume-Uni, alors considéré comme un proche allié du Rwanda, n’a jamais officiellement protesté ou fait état de ces projets d’assassinats sur son territoire.

« Ce que vous avez fait ne suffit pas »

René Mugenzi met en cause la communauté internationale et la Grande-Bretagne pour leur silence. Selon lui, cette discrétion donne carte blanche à Kigali pour continuer de mener des assassinats à l’étranger.

« Ils ont dit au gouvernement rwandais que ce n’était pas acceptable d’essayer de faire ce genre d’activités sur le sol britannique, assure-t-il, mais malheureusement, ça n’est pas allé plus loin que ça, ils ne voulaient pas trop faire de scandale. »

Et de continuer : « J’ai protesté, j’ai dit : “Ce que vous avez fait pour le Rwanda, ça ne suffit pas.” Il faut que la communauté internationale arrête de ne rien dire au Rwanda. »

“Le Rwanda, c’est comme s’ils avaient (carte blanche) pour continuer. La communauté internationale n’a rien fait en ce qui concerne ce que le Rwanda fait”. René Mugenzi.

VERSION FRANCAISE DE LA NOTICE

« M. René Claudel Mugenzi – 13 avril 1976 (date de naissance, NDLR)

J’ai reçu l’information suivante, qui indique que votre sécurité personnelle est menacée.

Je précise que sous aucun prétexte je ne dévoilerai la source de cette information, et je ne peux en commenter la fiabilité, ni concernant son origine, ni son contenu. Mais je n’ai pas de raison de ne pas la prendre au sérieux. Je n’ai pas d’autre information concernant cette menace et ne suis aucunement impliqué dans cette affaire.

Une source de renseignement fiable établit que le gouvernement rwandais menace votre vie de façon imminente. Cette menace peut prendre toute forme. Vous devez être avisé que d’autres affaires semblables se sont produites dans le passé. Avec des moyens conventionnels ou non conventionnels.

Bien que les services de police prendront les mesures adéquates, dans la mesure de ses possibilités, la police ne peut pas prendre en charge votre protection au jour le jour, ou heure par heure.

J’insiste aussi sur le fait que vous informer de cette menace par le biais de nos services ne vous autorise pas à agir en dehors de toute voie légale (c’est-à-dire, port d’arme de défense ou d’assaut, ou trouble à l’ordre public). Dans le cas ou vous seriez en infraction avec la loi, nous agirions en conséquence.

Je vous suggère donc de parer à toute éventualité en prenant des mesures de sécurité telles que l’installation d’un systéme d’alarme anti-vol pour votre domicile, changer vos habitudes quotidiennes, ne pas marcher seul, avoir constamment un téléphone portable sur vous, installer une caméra de surveillance à l’entrée de votre domicile, sécuriser votre intérieur avec des serrures et des verrous. Vous pourriez même envisager de vous éloigner sans tarder. C’est à vous de décider.

Si vous voulez bien me donner toute précision sur l’endroit où vous souhaiteriez vous installer, je ferai en sorte que nos équipes de police prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer votre sécurité.

Je vous demande également de contacter la police au moindre incident suspect qui pourrait être en relation avec cette menace. »

Source: RFI.

janvier 10, 2014   No Comments

Rwanda: Le Juge Trévidic et la France protègent-ils Paul Kagame effectivement?

Rwanda:Le Juge Trévidic va devoir faire vite! A moins qu’en « haut lieu » il ait été décidé de « jouer la montre » afin de protéger Paul Kagamé…

Le juge Trévidic va devoir faire vite, s’il veut rencontrer des témoins « en vie » de l’assassinat du président Habyarimana

Patrick Karegeya, l’ancien chef des renseignements extérieurs de Paul Kagame entre 1994 et 2004, l’homme de tous les secrets, qui avait fini par rompre avec son ancien chef, a été étranglé dans sa chambre d’hôtel de Johannesburg.

Réfugié en Afrique du Sud avec le général Faustin Kayumba Nyamwaza, ancien chef d’état-major de l’APR (Armée patriotique rwandaise), l’armée tutsi, l’ancien chef du renseignement militaire accusait de la façon la plus claire le président Kagame d’être le responsable de l’attentat du 6 avril 1994 qui coûta la vie au président  Habyarimana, acte terroriste commis en temps de paix et qui fut l’élément déclencheur du génocide. Patrick Karegeya avait affirmé au micro deFrance Info qu’il était en mesure de prouver d’où les missiles avaient été tirés.

Au mois de juin 2010, le général Kayumba a survécu par miracle à une tentative d’assassinat dont les auteurs, des Rwandais, sont jugés en Afrique du Sud. Le jeudi 21 juin 2012, lors du procès, il fit une déclaration fracassante en affirmant sous serment que Paul Kagamé « a ordonné le meurtre du président Habyarimana». Il confirmait ainsi les termes de l’ordonnance du juge Bruguière accusant l’actuel chef de l’Etat rwandais d’être à l’origine de l’attentat déclencheur du génocide du Rwanda.

Apprenant la nouvelle de l’assassinat du colonel Karegeya, le général Kayumba a déclaré : « Le gouvernement du Rwanda est responsable de tout cela. Patrick Karegeya est réfugié ici, en Afrique du Sud. Il n’a jamais eu aucun problème avec qui que ce soit dans ce pays. Qui d’autre que le président Paul Kagame, qui l’a pourchassé au cours des dix dernières années, voudrait le voir mort ? C’est un assassinat politique comme le gouvernement du Rwanda en a toujours mené. C’est la politique du gouvernement du Rwanda de tuer ses opposants ».

Le général Kayumba et le colonel Karegeya demandaient depuis des mois à être entendus par la justice française car, affirmaient-ils, ils détenaient tous les secrets entourant l’attentat du 6 avril 1994. Le juge Trévidic ne pourra donc plus interroger le second…

Trois témoins de très haut rang sont encore en vie, le général Kayumba Nyamwasa, Gérald Gahima ancien procureur général du régime Kagame et Théogène Rudasingwa, ancien chef de cabinet du président Paul Kagame qui, tous trois accusent ce dernier d’avoir ordonné l’attentat qui fut l’élément déclencheur du génocide. Le juge Trévidic doit donc faire vite s’il veut pouvoir les interroger… A moins qu’en « haut lieu » il ait été décidé de « jouer la montre » afin de protéger Paul Kagamé… 

Le 27 janvier 2014, je publierai aux éditions du Rocher un livre intitulé Rwanda : un génocide en questions. Ce livre repose sur les archives jusqu’alors inexploitées du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda). Expert assermenté dans les principaux procès qui se tinrent devant ce tribunal  créé par le Conseil de Sécurité de l’ONU, j’ai en effet eu accès aux dizaines de milliers de pages des procès-verbaux des audiences, aux auditions des centaines de témoins, aux innombrables pièces ajoutées en preuve ou en contre preuve, aux rapports présentés et défendus par les experts, aux interrogatoires, aux contre-interrogatoires et aux jugements rendus en première instance ou en appel.

Cette considérable et irremplaçable masse documentaire était jusque-là demeurée inutilisée ou même ignorée par tous ceux qui ont écrit sur le génocide, ce qui m’a permis de déconstruire point par point une histoire officielle frappée d’obsolescence ; à commencer par la question de l’attentat du 6 avril 1994.

Bernard Lugan – 03/01/2014 
(bernardlugan.blogspot.co.uk/2014_01_01_archive.html)

janvier 4, 2014   No Comments

Justice pour Matthieu Ngirumpatse‏

Ngirumpatse Mathieu

Ngirumpatse Mathieu

Bonjour,

Je voudrais attirer votre attention sur un sujet qui me tient à coeur.

Si vous aussi vous y êtes sensible je vous encourage à aller signer la pétition et à faire suivre cet Email à vos contacts.

Adresse de la pétition : https://www.lapetition.be/petition.php?petid=13823Pétition : Justice pour Matthieu Ngirumpatse
Parce que la lutte contre l’impunité ne peut justifier l’instauration d’une présomption de responsabilité puis de culpabilité, ni légitimer une condamnation fondée sur la fabrication de preuves et de faux témoignages, une dénaturation de la preuve, une méconnaissance des droits de la Défense ainsi que du droit à un procès équitable ;

Parce que le crédit de la Justice Pénale Internationale est gravement affecté par une décision de culpabilité rendue en méconnaissance de la Défense, de ses moyens et arguments, des témoignages à décharge, dans une démarche de sauvetage par principe d’une accusation défaillante, dans une crédibilité aveuglément reconnue à des témoins achetés par l’accusation, à des témoignages tardivement fabriqués, concertés, rémunérés, par des détenus que même la justice rwandaise qualifie de faux témoins professionnels ;

Parce que l’instauration d’une juridiction d’exception chargée de juger les « présumés responsables d’actes de génocide » n’autorise aucun compromis dans l’application de principes universels, ni ne justifie que ceux qui sont déférés à ces juridictions soient déchus de ces protections dues à quiconque est présumé innocent tant que sa culpabilité n’a pas été établie par l’accusation, à qui incombe la charge de la prouver, parce que toute atteinte à ces principes ne constituerait que des précédents auxquels quiconque serait demain exposé ;

Parce que la réconciliation du Peuple Rwandais est l’un des objectifs assigné au Tribunal International pour le Rwanda, et qu’elle ne peut passer ni par la stigmatisation de l’une de ses composantes ethniques, ni par la condamnation de ceux qui en son sein ont cru devoir œuvrer autant qu’ils le pouvaient à sauver tous ceux qui étaient menacés, sans exclusive ni discrimination, et qu’il est consternant qu’un jugement puisse condamner l’auteur d’un appel pour « que les tueurs cessent de tuer » jugé « ambigu et trop général » en érigeant en crime le fait de n’avoir pas appelé « les Interahamwe à cesser de tuer les tutsis » ;

Parce que ce jugement ruine toute perspective de réconciliation en condamnant un homme pour ce qu’il est et non pour ce qu’il aurait fait et, tout en lui reconnaissant ses qualités humaines unanimement reconnues, sa personnalité, sa ligne de conduite délibérée ayant systématiquement privilégié le dialogue, le respect de l’autre, l’action en faveur de la paix et contre toutes formes de discrimination, en refusant d’en déduire les seules conclusions tenant à l’exclusion de toute intention génocidaire ;

J’appelle

•tous ceux qui, de toutes origines sociales, nationales, ethniques, de toutes confessions et de toutes opinions politiques, restent bouleversés par la tragédie rwandaise et se veulent attentifs au sort du peuple rwandais, dans toutes ses composantes, et ne peuvent que redouter les effets d’une condamnation injuste frappant des personnalités reconnues pour leur engagement et leurs actions en faveur de la paix et de la démocratie ;

•toutes les organisations de défense des Droits de l’Homme, et tous ceux qui sont attachés au respect des droits de l’Homme et à la sauvegarde des principes essentiels du droit à un procès équitable, de la présomption d’innocence, de l’individualité de la responsabilité pénale, de la non discrimination dans l’administration de la justice pénale ;

•tous ceux qui considèrent que la préservation du crédit de la Justice Pénale Internationale passe par son administration impartiale, équitable, juste et loyale ;

•tous les professionnels du droit, avocats, professeurs de droit, experts qui, connaissance prise du jugement et des actes du procès, ne peuvent que s’offusquer d’une décision dont les motifs et les conclusions se traduisent par un déni de justice ;

•tous ceux, témoins, experts, qui épris de vérité, ne peuvent admettre que la parole des témoins ne soient entendue qu’à condition qu’ils accusent, pour être ignorée, méprisée quand ils innocentent,

à exprimer leur soutien à M. Ngirumpatse, et leur attente que la Chambre d’appel du TPIR, au terme d’une analyse impartiale des éléments qui lui sont soumis, prononce l’acquittement qui mettra fin à une détention provisoire de plus de quinze années

Merci à vous.

Justice NGIRUMPATSE

https://www.lapetition.be/petition.php?petid=13823

janvier 3, 2014   1 Comment

Le Colonel Patrick Karegeya de l’opposition rwandaise retrouvé mort dans un Hôtel de Johannesbourg

Colonel Patrick Karegeya

Colonel Patrick Karegeya

JOHANNESBOURG – 01/01/2014 – L’ancien chef des renseignements du Rwanda, Le Colonel Patrick Karegeya vient d’être retrouvé mort dans un Hôtel de Johannesbourg. Une enquête en cours déterminera dans les jours à venir la cause de ce décès que ses proches qualifient de suspect.

Karegeya avait été jeté en prison pour indiscipline, désertion et insubordination après avoir été dépouillé de son grade de colonel en 2006 et s’exila en Afrique du Sud en 2007.

Karegeya est né à Mbarara dans le sud-ouest de l’Ouganda. Il a fréquenté l’Université de Makerere où il a obtenu une licence en droit et rejoindra l’Armée de résistance nationale en Ouganda à la fin de ses études.

Plus tard, il s’est joint au président Yoweri Museveni dans la lutte qui a conduit au renversement de Milton Obote. Il rejoindra en 1990 le Front Patriotique Rwandais (FPR) qui en 1994 libère le Rwanda de la dictature du président Juvénal Habyarimana, mettant fin au génocide de 1994.

De 1994 à 2004 Karegeya était directeur général de l’Intelligence externe dans les Forces rwandaises de défense (RDF).

En Août 2010 Karegeya avait déclaré au journal ougandais The Observer que le président Paul Kagame était un dictateur qui ne quittera le pouvoir que s’il est chassé par la guerre. Le même mois, il déclarera aussi sur BBC que Kagame avait ordonné une série d’assassinats politiques.

Source: VirungaNews.com

janvier 1, 2014   No Comments

Congo (RDC)-Rwanda: Le M23 se régénère à partir du Rwanda et de l’Ouganda, selon l’ONU

Rebelles - Congo (RDC)

Les rebelles du M23 continuent de recruter au Rwanda malgré leur défaite dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) tandis que les forces armées congolaises se sont rendues coupables d’atteintes aux droits de l’Homme, est-il écrit dans un rapport confidentiel des Nations Unies.”Le groupe (d’experts) a établi que le M23 a reçu un soutien continu en provenance du territoire rwandais”, écrit le groupe d’experts de l’ONU dans la version définitive de son rapport destiné au comité des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.”Le groupe a reçu des informations crédibles qui montrent que les dirigeants du M23 sont libres de leurs mouvements en Ouganda et que le M23 a continué de recruter au Rwanda”, ajoute-t-il.Cette commission indépendante d’experts accuse en outre les groupes rebelles et les forces armées de RDC (FARDC) de diverses atteintes aux droits de l’homme, dont enrôlement d’enfants soldats, exécutions sommaires et violences sexuelles.

Elle les accuse aussi d’exploitation illégale des ressources minières de l’Est de la RDC, où une multitude de groupes rebelles ont pris les armes depuis les années 1990 pour tenter de prendre le contrôle des gisements d’or, de diamants, de cuivre, de cobalt et d’uranium de la région.

Ces violences alimentées par des rivalités ethniques et accompagnées par leurs cortèges de maladies et de famines ont fait des millions de morts.

Les experts de l’ONU estiment que 98% de l’or extrait des mines de RDC en 2013 a été passé en contrebande à l’extérieur du pays et vendu dans sa quasi-totalité à partir de l’Ouganda. Ils estiment la valeur de ce trafic entre 383 millions et 409 millions de dollars.

TIRS DE CHARS RWANDAIS

Les experts de l’ONU ont accusé à plusieurs reprises le Rwanda voisin d’appuyer la rébellion du M23, la plus importante de la décennie écoulée en RDC, ce que le gouvernement de Kigali dément vigoureusement.

La représentation du Rwanda à l’ONU n’a pas réagi dans l’immédiat au rapport des experts de l’ONU mais un diplomate rwandais a déclaré à Reuters: “Nous sommes fatigués par ces accusations, toujours les mêmes.”

Un porte-parole de la mission ougandaise aux Nations Unies a dit ne pas être en mesure de réagir à un rapport n’ayant pas encore été officiellement présenté. Les diplomates congolais n’étaient pas joignables dans l’immédiat.

Les forces armées de RDC, appuyée par une brigade d’intervention de l’ONU, ont accumulé au début de l’automne les succès militaires contre les combattants du M23, essentiellement Tutsis, qui ont proclamé le 5 novembre la fin de leur rébellion. Un accord de paix a été signé jeudi.

“La forme la plus constante de soutien passait par le recrutement et la fourniture d’armes et de munitions, particulièrement dans les périodes de combats”, écrivent les experts de l’ONU dans leur rapport de 48 pages daté du 12 décembre.

“Le M23 a également reçu des renforts de troupes directs de la part de soldats rwandais en août”, poursuivent les auteurs. “Durant les combats d’octobre, des chars rwandais ont tiré en RDC pour appuyer le M23.”

Le Rwanda est intervenu à plusieurs reprises en RDC pour traquer les miliciens hutus jugés responsables du génocide de 800.000 Tutsis et Hutus modérés en 1994 sur son territoire.

NOUVELLE MENACE

Le gouvernement de Kigali accuse l’armée congolaise de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ce que Kinshasa dément.

D’après l’ONU, environ un tiers des effectifs des FDLR sont des Hutus ayant fui le Rwanda après le génocide de 1994.

“Au cours de l’année 2012, le groupe a mis en évidence des cas de collaboration au niveau local entre les FDLR et les FARDC”, écrivent les experts de l’ONU.

Dans leur rapport, ils font état de “violations graves du droit humanitaire international, notamment l’enrôlement et l’utilisation d’enfants soldats, des exécutions sommaires, des violences sexuelles et des attaques ciblées contre la population civile”.

“Si les groupes armés ont commis nombre de ces crimes, le groupe a aussi identifié les FARDC comme parties prenantes de nombreuses violations”, est-il écrit dans le rapport. “Les forces de sécurité gouvernementales, en particulier les FARDC, demeurent une source importante de violences sexuelles, en particulier contre les mineurs.”

Les experts de l’ONU soulignent que la défaite du M23 a constitué un signal fort pour les autres groupes armés de l’Est de la RDC, dont plusieurs ont commencé à se rendre ou ont demandé à être intégrés à l’armée et à la police.

Ils identifient cependant une autre menace, celle des Forces démocratiques alliées (ADF). Ce mouvement islamiste a manifestement entrepris de constituer des réserves de médicaments et d’équipements médicaux en attaquant des installations sanitaires, ce qui, pour les experts de l’ONU, signifie qu’il se prépare à un assaut de la brigade d’intervention de l’ONu ou qu’il s’apprête à lancer sa propre offensive.

Dans leur rapport, les experts disent n’avoir établi aucun lien entre les ADF et les Chabaab somaliens ou Al Qaïda.

Source: onewovision.com – 18/12/2013.

décembre 18, 2013   No Comments

RDC : le M23 se régénère-t-il à partir du Rwanda et de l’Ouganda ?

Rebelles Congo

Sur le papier, la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23) a pris fin après une défaite militaire, début novembre, sanctionnée par la récente déclaration de Nairobi. Pourtant, plusieurs sources, dont un rapport encore confidentiel d’experts onusiens, indiquent que l’ex-groupe rebelle tenterait de se refaire une santé en procédant à de nouveaux recrutements au Rwanda et en Ouganda, où ses dirigeants se sont réfugiés. C’est un document qui ne devrait pas passer inaperçu. Le rapport final du groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, encore confidentiel mais dont l’agence Reuters s’est procuré une copie, affirme non seulement que les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) ont bénéficié d’un “soutien continu” de Kigali lors des dernières offensives des Forces armées de la RDC (FARDC) appuyées par la brigade d’intervention de l’ONU, mais surtout qu’”ils ont continué à recruter au Rwanda”, après leur défaite militaire sur le terrain. Plusieurs sources diplomatiques occidentales contactées par Jeune Afrique expliquent qu’elles ne sont pas surprises par les allégations contenues dans le rapport d’experts onusiens. “Nous n’avons jamais eu d’engagement ferme et clair des autorités rwandaises sur la cessation de tout appui aux rebelles du M23, confie un diplomate européen basé à Kinshasa. Nous avons donc toujours supposé que le soutien de Kigali, bien que diminué à la suite des pressions diplomatiques et de l’action militaire sur le M23, persistait.”
Les accusations contre Kigali, des “mensonges” ? Le diplomate relève également que ce fut “la reprise par les FARDC de la route principale de connexion entre le M23 et le Rwanda qui [diminua] gravement tout soutien de l’armée rwandaise aux rebelles congolais.” Même son de cloche à Kinshasa. “Jusqu’au dernier jour de l’offensive triomphante des FARDC, le Rwanda a continué à apporter son soutien aux rebelles du M23”, affirme Lambert Mende. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, le rapport du groupe d’experts onusiens ne vient que “confirmer ce que les autorités congolaises n’ont cessé de dénoncer”.

Source: onewovision.com – 18/12/2013.

décembre 18, 2013   No Comments

Rwanda: La condamnation de Madame Victoire Ingabire à 15 ans de prison est un verdict contre l’ensemble de l’opposition démocratique

Rwanda: La condamnation de Madame Victoire Ingabire à 15 ans de prison est un verdict contre l’ensemble de l’opposition démocratique

Le 13 décembre 2013

La condamnation de Madame Victoire Ingabire, Présidente des FDU-INKINGI, à 15 ans de prison ferme, loin d’être un cas isolé, est un signal fort que le gouvernement du FPR envoie à l’ensemble de l’opposition démocratique. En effet, les charges aujourd’hui retenues contre elle, sont à quelques détails près, les mêmes que celles retenues contre les autres chefs de l’opposition condamnés par la justice rwandaise, à savoir : Deo Mushayidi, Président du PDP-IMANZI et Bernard Ntaganda, Président du PS-IMBERAKURI. Mme Ingabire expie les « péchés » de toute l’opposition démocratique.

Pourtant, au cours des audiences, elle a prouvé, au-delà de tout doute raisonnable, que les charges retenues contre elles n’étaient étayées par aucune preuve ni un quelconque fait vérifiable. Ce qui révèle un procès purement politique.

Lors de sa condamnation à 8 ans par la Haute Cour, Mme Ingabire était accusée de conspiration contre le régime en place et de minimisation du génocide. La Cour Suprême y a ajouté le crime de propagation de rumeurs. La conspiration contre le régime était fondée sur l’entretien d’une prétendue rébellion armée : la CDF dont l’existence a été démolie, au cours des audiences à la Cour Suprême, par les mêmes témoins, désabusés, que le Procureur avait pourtant auparavant produits devant la Haute Cour. Un nouveau témoin a même révélé, avec force détails, comment le plan avait été échafaudé au camp de rééducation de Mutobo,Ruhengeri.

La plateforme FDU-INKINGI, IHURIRO-RNC, AMAHORO-PC exprime son soutien inconditionnel à Madame Victoire Ingabire. Elle réitère qu’elle ne se laissera pas intimidée par l’instrumentalisation de la justice par le régime du FPR pour contrer l’opposition. Le régime de Kigali croit qu’en emprisonnant Madame Ingabire, éteindra cette dernière politiquement, l’éloignera de son combat politique et dissuadera le reste de l’opposition démocratique. Il se trompe. La lutte de Madame Ingabire pour une société libre et démocratique et pour le vivre ensemble entre rwandais est en effet plus forte qu’elle. Elle ne pourra pas s’en départir.

La plateforme FDU-INKINGI, IHURIRO-RNC, AMAHORO-PC en appelle au peuple rwandais, afin qu’il prenne en mains son destin et revendique ses droits civiques. Personne d’autre ne le fera à sa place. La plateforme restera à ses côtés, prête à canaliser ses revendications. Elle s’adresse également aux amis du Rwanda, pour qu’ils usent de leur influence auprès du régime du FPR, afin de l’amener à la raison et d’ouvrir l’espace politique, tel que demandé par le parlement européen dans sa résolution 2013/2641(RSP).

Pour la Plateforme,

Dr. Nkiko Nsengimana
Coordinateur
FDU-INKINGI
Lausanne, Switzerland

Etienne Masozera
Président
AMAHORO-PC
Ottawa, Canada

Dr. Theogene Rudasingwa
Coordinateur
IHURIRO-RNC
Washington DC, USA

Plateforme-FDU-RNC-AMAHORO-Condamnation de VIU (FRA)

décembre 14, 2013   No Comments

RDC – Offensive de l’armée congolaise contre les FDLR : Enlever à Kigali son dernier alibi

Militaires-Congo

Militaires-Congo

Depuis la défaite militaire du M23, on savait que l’épreuve de force entre l’armée congolaise et les rebelles hutus des FDLR opérant à l’Est, était devenue inévitable.En effet, revigorée moralement par sa victoire « éclair », l’armée congolaise, soutenue par les Casques bleus de la Monusco, est passée, le 10 décembre, à l’offensive. Soulignons que durant des décennies, l’Est du Congo, notamment le Sud-Kivu, était devenu un champ clos à l’intérieur duquel des milices et mouvements de rébellion de toutes sortes y faisaient régner leur « loi », basée sur la prédation, les viols et les massacres des populations civiles.
La présence des éléments des FDLR sur le sol congolais servait jusque-là à justifier les incursions répétitives de l’armée rwandaise à l’Est de la RD CongoParmi ces mouvements de rébellion, il y a les FDLR, une structure militaro-politique constituée d’ex-génocidaires assoiffés de revanche. Et, pour le régime Kagamé, ces rebelles hutus ont toujours constitué une menace pour la stabilité extérieure du Rwanda. Pour les mettre hors d’état de nuire, Kigali a toujours opté pour une stratégie d’encerclement bâtie autour de « forces supplétives » formées et encadrées par l’armée rwandaise. La présence des éléments des FDLR sur le sol congolais servait jusque-là à justifier les incursions répétitives de l’armée rwandaise à l’Est de la RD Congo. Et ce, en totale violation des conventions internationales reconnaissant l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays de Lumumba. Enfin, Kabila tient sa promesse faite après la victoire de l’armée congolaise sur le M23 : démanteler les FDLR. Comme si le temps était venu d’enlever à Kigali son dernier alibi. Cela dit, qu’il s’agisse de la RD Congo ou du Rwanda, à long terme, le problème de la sécurité et de la paix n’est pas militaire, mais politique. Pour se relever de ses ruines et se reconstruire, en RD Congo, il faudra refonder complètement le pacte politique. A l’heure actuelle, le système politique congolais continue de reposer sur l’exclusion et le recours aux méthodes autoritaires.

Oui, avec l’offensive de démantèlement des FDLR, Kabila a choisi d’agir au bon moment. Ainsi, il enlève à Kigali son dernier alibi-refuge

Certes, en brandissant son nouveau costume de « libérateur du Congo », Kabila cherche à faire oublier que son régime souffre d’un gros déficit de légitimité. La RD Congo, avec Kabila, reste « une démocratie superficielle, une démocratie d’usurpation ».
De même, le régime Kagamé rencontre de sérieuses difficultés à épouser correctement les vertus démocratiques. Evidemment, avec le génocide, le Rwanda est revenu à la vie grâce aux FDLR, après avoir été jusqu’au bout de la nuit. Bien sûr, il faut continuer à traquer, à punir les auteurs du génocide. Mais, quels que soient les crimes des FDLR, rarement dans l’histoire africaine un groupe en a commis de tels. Du moment que l’écrasante majorité de la population se revendique hutu, et continuera de vivre au Rwanda, il faudra bien que le régime Kagamé engage « une politique de réconciliation réaliste » entre Rwandais. Ce serait la seule façon d’assurer, définitivement, la victoire sur l’ennemi. Oui, avec l’offensive de démantèlement des FDLR, Kabila a choisi d’agir au bon moment. Ainsi, il enlève à Kigali son dernier alibi-refuge. En cas de victoire, il devra poursuivre sa politique de détente avec le Rwanda, un acteur géopolitique et diplomatique majeur, incontournable sur la scène africaine.

Abdoulaye BARRO

Source: onewovision.com – 13/13/2013.

décembre 14, 2013   No Comments

RDC: priorité à la traque des rebelles rwandais des FDLR (ONU)

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KINSHASA, 12 décembre 2013 (AFP) – La traque des rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) est la priorité numéro un des Casques bleus dans ce pays, a indiqué jeudi l’ONU. “La priorité numéro un de la Monusco [Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC, NDLR] est désormais les FDLR”, a indiqué le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Martin Kobler, sur son compte Twitter. La victoire de l’armée congolaise contre les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), début novembre, “offre la possibilité de se concentrer sur d’autres groupes armés”, ajoute le chef de la Monusco. Le gouvernement congolais a annoncé mercredi avoir lancé, avec le soutien de la brigade d’intervention de la Monusco, une offensive destinée à mettre fin une bonne fois pour toute à la présence armée des FDLR en RDC. Selon l’ONU, cette opération, qui se concentre pour l’instant sur la région de Pinga, à 90 km au nord-ouest de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, au sous-sol extrêmement riche, a permis de libérer une route tenue depuis deux ans par les rebelles. Pour l’heure, l’offensive semble se limiter à une exhibition de force et à un renforcement de la présence militaire sur le terrain, ni l’ONU ni les FARDC n’ayant fait part d’affrontements. “A ma connaissance, jusqu’à présent, il n’y a pas eu de combats”, confirme un expert militaire à Kinshasa, sous le couvert de l’anonymat.

Interrogé par l’AFP, le ministre de la Défense congolais, Alexandre Luba Ntambo, a indiqué qu’il était encore “trop tôt pour juger des opérations militaires”.

Il a précisé que les FARDC offraient toujours la possibilité “à tous les groupes armés” de se rendre plutôt que de subir l’épreuve du feu.

Les FDLR sont formées de rebelles hutu rwandais réfugiés en RDC depuis le génocide perpétré en 1994 au Rwanda contre les Tutsis et comptent encore dans leurs rangs des auteurs du génocide.

Depuis la défaite du M23, rébellion majoritairement tutsi ayant sévi au Nord-Kivu de mai 2012 à novembre 2013, les FDLR sont la première milice homogène en termes de nombre de combattants présents sur le sol congolais. Selon les estimations, elles comptent 1.800 à 2.300 hommes disséminés au Nord et au Sud-Kivu.

Accusées d’avoir commis des atrocités à grande échelle contre des civils, les miliciens FDLR, dont le nombre n’a cessé de baisser depuis 2006, sont aujourd’hui d’abord une menace pour la population locale des zones où ils évoluent, même si leur objectif proclamé reste de renverser le régime du président Paul Kagame, au pouvoir à Kigali depuis 1994.

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