Tribune d'Information sur le Rwanda

Le colonel FDLR Ngoboka Rashidi décide de rentrer au Rwanda

Soldats congolais de l’opération « Amani Leo » lors de la traque des FDLR dans l’Est de la RDC

Soldats congolais de l’opération « Amani Leo » lors de la traque des FDLR dans l’Est de la RDC

Kigali : Le rapatriement au Rwanda du colonel Ngoboka Rashidi est attendu ce lundi. « Il n’y a plus de raison de se battre » a-t-il annoncé aux journalistes lors de sa reddition, a appris l’Agence Rwandaise d’Information (ARI).

Cet officier des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda, FDLR aile RUD, Ralliement pour l’unité et Démocratie s’est rendu jeudi à la MONUC-Goma. Il provenait du territoire de Lubero.

Le colonel Ngoboka Rashidi, 41 ans est arrivé à Goma accompagné de ses 6 gardes du corps et une dizaine de dépendants. Ils étaient sous escorte de la Monuc.

A cette occasion, 6 armes et autres effets de guerre ont été remis à une section de la Monuc.

« Je rentre dans mon pays pour contribuer au développement, pour assister ma famille », a déclaré le colonel Ngoboka dans un courte interview à la Radio Okapi.

Cet officier était jusqu’au moment de sa reddition, le chef des opérations militaires du RUD (Ralliement pour l’unité et Démocratie), une aile dissidente du mouvement des FDLR, les plus connues des rebellions rwandaises opérant à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Dans un extrait de son discours, Ngoboka Rashidi avance qu’il n’y a plus de raison de faire la guerre. « Je suis prêt à servir mon pays parce qu’il n’y a plus de raison de se battre contre le régime de Kigali ».

Selon l’ancien chef du RUD, son retour au Rwanda est un signal d’encouragement non seulement pour les 400 hommes, jadis sous son commandement dans le Lubero, mais aussi pour d’autres officiers des FDLR qui expriment déjà le désir de rentrer volontairement au Rwanda.

La reddition de Ngoboka intervient aussi après la neutralisation, depuis le début de cette année, de plusieurs centaines des combattants FDLR lors des opérations militaires de l’armée congolaise dont la dernière [et toujours en cours] est l’opération « Amani Leo » en langue Swahiri.

Ce qui veut dire en français : « La paix aujourd’hui ». Une gageure dans un pays miné par la violence depuis l’arrivée des réfugiés rwandais à l’est de RDC en 1994 juste après le génocide des Tutsi.

ARI-RNA

1 comment

1 Buba { 03.22.10 at 14:57 }

Stupid, useless soldier. Let him go face GACACA. If I were him I would rather die fighting than being killed like a mosquito.

Leave a Comment