Election présidentielle sans enjeux au Rwanda — Rwandinfo_FR
Tribune d'Information sur le Rwanda

Election présidentielle sans enjeux au Rwanda

par Pierre Emangongo.

Kigali – La campagne pour l’élection présidentielle du 9 août au Rwanda a débuté mardi 20 juillet dans un climat tendu après une série d’attentats, d’arrestations et de meurtres d’un dirigeant d’opposition et d’un journaliste. Une situation qui prouve que cette présidentielle ne présente pas d’enjeux majeurs et ne contribue pas au progrès de la démocratie au Rwanda.

La campagne pour l’élection présidentielle du 9 août au Rwanda, où le président sortant Paul Kagame est donné très largement favori,a débuté mardi 20 juillet dans un climat tendu après une série d’attentats, d’arrestations , de mises en gardes sur des menaces de «coup d’Etat» ainsi que de meurtres d’un dirigeant de l’opposition et d’un journaliste, a constaté l’AFP.

Loué pour sa vision économique et l’indéniable transformation sociale du Rwanda, critiqué pour ses penchants autoritaires, M. Kagame, 52 ans, a entamé mardi 20 juillet à Kigali une campagne qui coûtera au FPR 1,5 milliard de francs rwandais (environ 2 millions de dollars) issus de «contributions volontaires» de partisans, selon Christophe Bazivamo, coordinateur de la campagne.

PAS D’ENJEUX

Une fortune qui dépasse de loin celle d’autres candidats en lice. Il s’agit du vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Damascène Ntawukuriryayo (Parti social démocrate), du vice-président du Sénat Prosper (Parti libéral) et de la sénatrice Alvera Mukabaramba (Parti du progrès et de la concorde).

Ces trois partis dont le discours politique ressemble à celui du Front patriotique rwandais (FPR) avaient soutenu M. Kagame lors de la présidentielle en 2003, ce qui leur vaut d’être qualifiés de «satellites» du FPR par trois formations d’opposition récemment apparues à savoir les Forces démocratiques unifiées (FDU), le Parti démocratique vert et le Parti social (PS Imberakuri), de facto exclus du scrutin présidentiel, ces partis ont demandé en vain le report.

Les deux premières formations n’ont pas encore obtenu leur enregistrement par le pouvoir. La présidente des FDU, Victoire Ingabire, est sous contrôle judiciaire depuis le 21 avril après avoir été inculpée de négation du génocide et complicité de terrorisme. Le président du PS Bernard Ntaganda, sous le coup d’accusations similaires, est détenu depuis le 24 juin.

Une situation qui prouve que cette présidentielle, dont le vainqueur Paul Kagame est connu d’avance, ne présente pas d’enjeux majeur et ne contribue pas au progrès de la démocratie au Rwanda.

[Afriquejet]

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1 comment

1 Nyamiyaga Hakimu { 07.22.10 at 14:49 }

Tout ce que vous faites, ou pensez, sachez que Kagame a pris le pouvoir par force. Si la communauté internationale l’a soutenu pour renverser le pouvoir de Habyarimana, comment voulez vous qu’il lache sans qu’il soit satisfait de toutes ses ambitions. Si vous saviez ce qui lui a poussé à prendre les armes, vous ne devriez pas qu’il serait démocrate et humble pour satisfaire ce qu’il considère comme “génocidaire”. En Kinyarwanda on dit ainsi: “Musubize amerwe mu isahu, azategeka kugeza igihe azapfira”. Amen

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