Tribune d'Information sur le Rwanda

La RDC demande que le Rwanda soit frappé d’embargo sur les minerais pillés

Le gouvernement congolais accuse le Rwanda de Paul Kagame de soutenir la rébellion de M23 dans la partie orientale du Congo, selon une lettre écrite par le ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu, et publié par Reuters le mardi. Les tensions entre les pays africains voisins ont monté brusquement ces dernières années suite aux révélations faites par des experts des Nations Unies, révélations selon lesquelles le Rwanda soutient la rébellion dans la province du Nord-Kivu en RDC, ce que nie Kigali. Ce pays des milles collines qui pratique le terrorisme d’Etat, doit être mis sur le box des accusés au même titre que les autres pays qui se trouvent sur la liste noire des Etats Unis d’Amérique ainsi que des Nations Unies. Cette demande doit se poursuivre au niveau des tribunaux internationaux contre le cercle de Paul Kagame et de son Ministre de Défense James Kabarebe qui excellents dans le banditisme d’Etat.

Dans une lettre datée du 29 août adressée à Madame Mary Shapiro, présidente de la Commission de Sécurité et d’échange des USA, le ministre congolais des Mines a accusé le Rwanda de soutenir les groupes armés en servant de plaque tournante au trafic des minerais de contrebande à partir de la RDC jusque dans son territoire pour l’exportation.

A en croire la correspondance, le Ministre des Mines avait écrit ce qui suit « Pour mettre fin à cette situation, une des solutions serait d’imposer un embargo à tous les minerais venant du Rwanda, jusqu’à l’établissement d’une paix durable dans les provinces de Nord et Sud Kivu », a écrit Martin Kabwelulu, qui souligne en enrichissant ses écrits que « C’est dans ce contexte que votre établissement… est invité à instruire toutes les compagnies américaines… de ne plus acheter des minerais extraits et/ou venants du Rwanda ».

Cependant, le Patron des Mines congolaises s’indigne du fait qu’un fonctionnaire de la Sec, qui n’a aucune compétence d’imposer les embargos commerciaux, a déclaré qu’il n’était pas informé de la lettre. Poursuivant sa lutte de clouer dos au mur le Rwanda, Martin Kabwelulu a écrit une autre lettre à la même date à ITRI, une organisation britannique basée en Angleterre spécialisée dans l’industrie de l’étain. Il a ordonné à cette organisation de suspendre les travaux qui font la certification des minerais du Rwanda et le surveillé de prés… La traçabilité recherchée Le gouvernement rwandais n’a pas répondu aux lettres et appels téléphoniques demandant des commentaires mardi, mais il a maintes fois promis d’assainir son secteur minier et de soutenir les initiatives de traçabilité nouvelle.

Les groupes de défense des droits de l’Homme ont longtemps dit que l’exploitation illégale des minerais congolais tels que l’étain, le tungstène, le tantale et l’or a contribué à enflammer près de deux décennies de conflit dans l’est de la République Démocratique du Congo, où les morts se compte parmi les millions, de plus loin que le Génocide rwandais décrié par toute l’humanité. Il est normal et logique que les grands décideurs de ce monde se penchent sur le génocide en gestation en République Démocratique du Congo, œuvre de Paul Kagame et de ses acolytes au gouvernement du Rwanda.

L’attention internationale sur les efforts visant à lutter contre les « minerais de conflit » a augmenté ces dernières années et le mois dernier, la SEC a confirmé les règles qui obligeront désormais les entreprises américaines qui achètent des minerais du Congo ou de ses voisins de démontrer que les produits n’ont pas contribué au combat.

Le Congo et le Rwanda ont travaillé en étroite collaboration sur la question avant les allégations de la complicité rwandaise dans la rébellion M23 qui ont provoqué une rupture des relations.

Le Rwanda a historiquement tiré bénéfice de l’exploitation des centaines de millions de dollars de minerais Congolais sur le sang des paisibles citoyens qui ont payé le prix le plus fort en perte des vies humaines.

Un rapport de l’ONU paru en décembre de l’année dernière a déclaré que Bosco Ntaganda, un des leaders de la rébellion actuelle du M23 qui est également recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, s’adonne à la contrebande de minéraux à travers le Rwanda. Dans sa poursuite par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, ce bandit de grand chemin a abandonné une bagatelle somme de 800.000 dollars américains dans sa fuite.

Mardi, Global Witness a déclaré que ses recherches ont indiqué que le Rwanda continuait à blanchir les produits de minéraux qui ont bénéficié aux groupes armés au Kivu.

A en croire le rapport de Global Witness, le Rwanda s’érige en un Etat om le terrorisme de l’Etat renfloue son trésor public et la Nation rwandaise se met dans une position défavorable « Non seulement le comportement du Rwanda prédateur met en péril sa propre réputation, … elle risque aussi de miner la crédibilité des initiatives mises au point pour lutter contre le commerce des minerais du conflit », a affirmé le porte-parole de Global Witness, Annie Dunnebacke.

L’an dernier, le Rwanda a rapatrié au Congo plus de 80 tonnes de minerais de contrebande qui avaient été saisis par les douaniers.

Source: L’Autre Quotidien

September 22, 2012   No Comments

Soutien au M23 : L’Allemagne dit non aux sanctions contre le Rwanda

La République Démocratique Congo (RDC) fustige l’attitude de l’ambassadeur de l’Allemagne à l’ONU, Peter Witting, qui a déclaré qu’il n’était pas question de se focaliser présentement à prendre des sanctions contre le Rwanda en lieu et place d’un dialogue politique. Le gouvernement congolais vient de saisir les Usa et le Royaume Uni pour que les sociétés minières de leurs pays respectifs n’achètent plus les minerais au Rwanda qui sont le plus souvent pillés dans l’Est de la RDC.

Mercredi dernier, le Bishop Méthodiste Pierre Tambo a été auditionné par le Congrès américain ; celui-ci fera des recommandations au gouvernement Obama d’exiger au Rwanda d’arrêter la guerre et d’envisager des sanctions à son égard La situation politique en République démocratique du Congo est toujours axée autour de la problématique sécuritaire dans l’Est du pays. L’attention de l’opinion nationale et internationale est focalisée sur le mini-sommet de New-York prévu le 27 septembre prochain sous la présidence du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon. Lequel mini-sommet débattra des problèmes du Kivu et des solutions à envisager pour une pacification définitive de la région des Grands Lacs.

Il ne reste plus que six jours jusqu’à l’échéance. Ces assises de New York risquent d’être une grosse déception pour le peuple congolais qui n’aspire qu’à la paix, à l’ordre et à la sécurité à l’intérieur de ses frontières. Ceci parce qu’au fil des jours, les propos de certains représentants des pays de la communauté internationale ne sont guère en faveur des thèses de Kinshasa. A travers ces propos, l’on sent que ces pays, bien que certains d’entre eux aient décidé de geler une partie de leur coopération avec le Rwanda, soutiennent mordicus que la solution politique pour l’Est de la Rdc soit prioritaire.

Cette solution, selon eux, passe par le dialogue politique entre la Rdc et le Rwanda en lieu et place des sanctions à prendre contre ce dernier pays qui agresse son voisin, pour la nième fois.

L’ambassadeur allemand à l’ONU dit non aux sanctions contre le Rwanda Dans notre livraison d’hier, nous avions écrit que le Secrétaire général adjoint en charge des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous a présenté le rapport de son périple dans la région des Grands Lacs qui l’avait conduit successivement à Kinshasa, Goma, Kigali et Kampala. Outre le fait qu’il a condamné l’administration parallèle instaurée par le M 23, il a clairement déclaré qu’ « il faut clairement rebâtir la confiance, en particulier entre la RDC et le Rwanda ».

Et nous avons posé la question de savoir quelle confiance. Nous avons ajouté que ce bout de phrase dit beaucoup en peu de choses. Cela voudrait dire que le Conseil de sécurité veut trouver au problème de la RDC une solution politique en excluant des sanctions ciblées contre le Rwanda. Quant à l’ambassadeur allemand aux Nations Unies, M. Peter Wittig, il a abondé dans le même sens en déclarant que « les membres du Conseil de Sécurité sont d’accord pour considérer qu’une solution politique à la crise est une priorité absolue. Je détecte une volonté de renforcer le dialogue politique et de ne pas se focaliser sur des sanctions à l’heure actuelle ».

Pour le diplomate allemand, « le dialogue, le renforcement de la confiance et de la coopération entre Kigali et Kinshasa sont nécessaires d’urgence pour traiter des racines du conflit ». Comme on le voit, certains pays ne sont pas favorables aux sanctions contre le Rwanda bien que les accusations à son endroit soient étayées par des faits réels et palpables.

C’est la preuve que le lobby rwandais n’a ménagé aucun effort pour manœuvrer et noyauter la communauté internationale pour son compte. Il n’est pas tard pour que notre diplomatie fasse la contre-offensive pour arriver à faire changer d’opinion ces représentants au Conseil de sécurité. Le gouvernement congolais a saisi le Royaume Uni et les Usa quant à l’achat des minerais.

Nous savons de tout le temps que le Rwanda n’est pas un pays minier. La nature ne lui a pas donné cette chance comme la Rdc ou les autres. Cependant, le Rwanda se retrouve curieusement parmi les grands pays exportateurs des minerais sans en produire. Moralité : tous ces minerais vendus pour son compte proviennent de la Rdc ; et le Rwanda les a par le biais des groupes armés qu’il finance du reste. La plupart des acheteurs sont des sociétés américaines et britanniques.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement congolais, par le biais du ministre des Mines, a saisi les Usa et le Royaume Uni pour que les sociétés minières qui se retrouvent dans leurs pays respectifs n’achètent plus des minerais au Rwanda. Ces achats permettent au Rwanda d’agresser son voisin ; d’où son arrogance dans les assises internationale malgré sa position de faiblesse sur le plan diplomatique. Cette arrogance vient aussi du fait qu’il bénéficie de l’appui moral de certains pays occidentaux malgré le semblant de gel de leur coopération avec lui.

Ces sociétés minières en question obéiront-elles aux injonctions de leurs gouvernements respectifs ? Le gouvernement a agi, aux Usa et au Royaume-Uni de réagir. La balle est dans leur camp. Bishop Pierre Tambo auditionné au Congrès américain sur la RDC Le Congrès américain a réagi à la pétition des chefs des confessions religieuses sur la guerre dans l’Est de la RDC.

En effet, le Congrès américain a convoqué et entendu tour à tour le Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, le Vice-président de International Crisis Group et le Bishop Pierre Tambo, président des Eglises Méthodistes du Congo et co-initiateur de la pétition contre le Rwanda. A l’issue de cette audition, le Congrès américain va prendre une résolution que l’administration Obama devra appliquer.

Le dernier intervenant, le Bishop Pierre Tambo a expliqué aux congressistes américains toute la situation qui prévaut dans l’Est de la RDC avec des preuves (écrites et audio-visuelles) et leur a demandé de faire des recommandations au gouvernement américain d’exiger au Rwanda d’arrêter la guerre, une guerre barbare et injuste et d’envisager des sanctions exemplaires et ciblées contre les autorités civiles et militaires rwandaises qui en sont les commanditaires. Parce qu’il est suffisamment prouvé que le Rwanda aide le M 23 par son appui financier, logistique et humain car notre pays aspire à la paix et à la tranquillité, base de tout développement.

Source: kongotimes.info

September 22, 2012   No Comments