Tribune d'Information sur le Rwanda

Les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) formulent leurs exigences

COMMUNIQUE DE PRESSE N°01/PP/MAI/2011 DES FDLR

OBSTACLES AU RETOUR COLLECTIF DES FORCES DEMOCRATIQUES DE LIBERATION DU RWANDA (FDLR) ET DES REFUGIES AU RWANDA.

Les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) et les réfugiés rwandais en général ne parviennent pas à rentrer au pays natal suite aux obstacles relevant du contexte sécuritaire, judiciaire et politique.

1. La situation sécuritaire.

Au Rwanda, le régime en place est responsable d’assassinats sélectifs et de massacres collectifs réguliers, de disparitions, d’arrestations arbitraires, d’emprisonnements sans dossiers. Bref, c’est un Etat policier à la soviétique. Rappelons, sur ce chapitre, les fameux assassinats des officiers ex – FAR et leurs familles, les massacres de Kibeho,  Kanama, . . .

2. Le côté judiciaire

Côté judiciaire, le Rwanda est caractérisé par une justice partielle et partiale, refusant d’établir la responsabilité des membres du FPR dans le drame rwandais. Les tribunaux “gacaca” servent d’outil de répression comme c’est le cas pour la notion d’idéologie génocidaire. Le génocide servant par ailleurs d’alibi pour couvrir la dictature de Kigali et ses forfaits.

3. Le contexte politique

Côté politique, le régime de Kigali est caractérisé par une dictature à la soviétique. Le pouvoir et les biens du pays sont monopolisé par une poignée de gens. De plus, il convient de noter la discrimination dans plusieurs domaines.

A titre illustratif:

– Tous les camps militaires sont commandés par les tutsi.

– Tous les responsables des services de renseignement sont tutsi. Cela en est de même dans les écoles superieures, écoles militaires, associations de la société civile etc. En bref, sur 100 hauts fonctionnaires de l’Etat, 80 sont tutsi; 15 sont hutu alors que paradoxalement ces derniers sont 85% de la population totale rwandaise!

4. Le problème des hutu rapatriés

Pour ce qui est des hutu rapatriés de la Rdc, ceux- ci sont frappés d’ostracisme dans tous les domaines, accent mis dans celui de l’emploi. Ils ne constituent qu’une main d’oeuvre presque servile.
Sur 100 FDLR rapatriés, moins de 1% dispose d’un emploi avec un salaire décent, le reste étant abandonné à eux- mêmes et servant occasionnellement dans les opérations de pillage et chasse aux réfugiés rwandais en Rdc. Le secteur des affaires est hermétiquement fermé à eux.

5. Solutions

Face à cet état de choses, les Fdlr exigent ce qui suit:
– Ouverture de l’espace politique et démocratisation intégrale

– Justice équitable et impartiale pour tous sans distinction ethnique.

– Dialogue inter- rwandais hautement inclusif pour résoudre tous les problèmes épineux du Rwanda après avoir établi les responsabilités des uns et des autres dans le drame rwandais;ce dit dialogue devant aboutir  à la VERITE qui à son tour, sera la base de la RECONCILIATION VERITABLE.

Fait à Masisi le 26/05/2011

La Forge Fils Bazeye
Commissaire à l’information et Porte- parole des FDLR.

May 30, 2011   1 Comment

Refus de séjour en France pour Agathe Habyarimana, veuve du président rwandais Habyarimana assassiné en 1994

Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais dont l’assassinat a été l’élément déclencheur du génocide de 1994, s’est vu notifier un refus de séjour en France, où elle réside depuis plus d’une décennie, a indiqué mardi la préfecture de l’Essonne (France).

Ce refus de séjour a été notifié le 4 mai par la préfecture de l’Essonne (près de Paris) et le ministère de l’Intérieur après un avis défavorable émis par la commission du titre de séjour.

Mme Habyarimana, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en octobre 2009 par les autorités rwandaises pour génocide et crimes contre l’humanité et dont Kigali demande l’extradition, “pourrait être reconduite à la frontière des pays dans lesquels elle établit être admise légalement, sauf le Rwanda”, a précisé la préfecture.

Son avocat Me Philippe Meilhac a annoncé à l’AFP qu’il allait déposer, mardi ou mercredi, un recours devant le tribunal administratif de Versailles (près de Paris), cette décision relevant, selon lui, d’une “volonté politique de la France, compte tenu du rapprochement récent avec le Rwanda, de ne pas froisser ce nouvel allié”.

La veuve de l’ancien président avait obtenu du tribunal administratif de Versailles, en décembre 2010, un nouvel examen de sa demande de titre de séjour. Ce titre lui avait été refusé en juillet par la préfecture de l’Essonne qui avait estimé qu’elle constituait une “menace à l’ordre public”.

Placée sous contrôle judiciaire, elle doit comparaître le 29 juin devant la cour d’appel de Paris qui statuera sur la demande d’extradition du Rwanda.

En octobre 2009, le Conseil d’Etat (plus haute juridiction administrative française) avait refusé une demande d’asile de Mme Habyarimana présentée cinq ans plus tôt, arguant qu’il y avait des “raisons sérieuses de penser” qu’elle était impliquée “en tant qu’instigatrice ou complice” dans le génocide rwandais.

Agathe Habyarimana fait par ailleurs l’objet depuis 2008 d’une enquête à Paris à la suite d’une plainte d’une association française, pour complicité de génocide.

L’attentat contre le président hutu Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, est considéré comme l’élément déclencheur du génocide qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU.

[AFP]

May 30, 2011   1 Comment