Tribune d'Information sur le Rwanda

Le Général génocidaire rwandais Paul Kagame vient d’essuyer un fiasco diplomatique à Bruxelles

par Jérôme Nayigiziki.
Secrétaire Général, PDR-Ihumure.

Ce Lundi 6 décembre 2010, le président rwandais Paul Kagame vient d’écoper d’un camouflet cinglant de la part des poids lourds de la diplomatie belge et européenne, en plein milieu de l’évenement du jour, les Journées Européennes de Développement. Le président Kagame était justement venu à Bruxelles pour participer à ce forum, qui en est à sa cinquième édition, où il devait d’ailleurs prononcer une allocution sur l’égalité des sexes.

Selon nos sources proches des milieux diplomatiques à Bruxelles, Kagame s’est vu dramatiquement retirer la fourchette de son allocution en faveur d’une jeune ghanéenne de 15 ans. Mais ceci n’était qu’en prélude au gros de l’humiliation qui l’attendait en fin d’après-midi. En effet, notre cher président n’a pas été reçu aujoud’hui comme prévu par le premier ministre Yves Leterme, qui a évoqué un calendrier surchargé. Les entrevues avec Steven Vanackere, vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, et Charles Michel, ministre de la Coopération au développement, ont également été annulées unilatéralement et sans préavis. Plus révélateur encore, un autre poids lourd du gouvernement belge se serait indigné en privé en ces termes, “Qu’est-ce que ce voyou de président est venu faire ici?”, avant de faire remarquer que notre chef de l’Etat est désormais à placer dans la colonne du “passif”.

Sur le front médiatique, les manifestations populaires organisées par les membres de la diaspora ont repris ce Lundi, avec en particulier Paul Rusesabagina, connu pour avoir inspiré le film “Hotel Rwanda”. Il était en compagnie des membres de son équipe de sa Fondation “Hotel Rwanda Rusesabagina Foundation” venus de Chicago, aux Etats-Unis, lesquels ont été dernièrement pris à partie par notre président qui les accuse de couvrir M. Rusesabagina contre des poursuites judiciaires dans un supposé complot de terrorisme contre le Rwanda.

L’homme fort de notre pays qui d’ordinnaire se comporte en maître intouchable vient donc d’apprendre à ses dépens que les choses ont peut-être changé. Responsabilité morale oblige, en face des crimes les plus ignobles au Rwanda comme en RDC voisine dont le général président est aujourd’hui accusé par le rapport Mapping des Nations unies. Réputé sournois, colérique, revanchard, et d’une brutalité hors pair, il est à craindre que Kagame ne rentre précipitamment sur Kigali pour couper la tête à tous ses “enemis”, lesquels d’ailleurs il ne manquera pas de voir comme la source de sa déconfiture à Bruxelles.

December 7, 2010   No Comments

Absence remarquée du Général génocidaire rwandais Paul Kagame lors de la conférence ‘Journées Européennes de Développement’ à Bruxelles

Paul Kagame : le grand absent de la conférence à laquelle il était invité

Les manifestants attendaient le général génocidaire Paul Kagame.

Alors que le président Paul Kagame avait fait un déplacement à Bruxelles pour prononcer un discours aux Journées Européennes de développement, il a brillé par son absence à l’heure fixée. Il a été remplacé par son ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.

Selon des observateurs, cette absence de Kagame ce 06/12/2010 est due au fait que son accueil à Bruxelles a été des plus controversé. D’abord le 04/12/2010, alors qu’il devait rencontrer les Rwandais de la diaspora, il n’a pas supporté les propos tenus par le représentant de la diaspora rwandaise en Belgique qui a exposé au grand jour les problèmes auxquels le pays fait face : justice politisée, enseignement au rabais, réformes administratives improvisées, imposition de l’anglais comme langue d’enseignement dans un pays francophone, … L’intervention du président Paul Kagame fut une sorte de justification, s’en prenant de temps à autre à celui qui avait évoqué publiquement ces problèmes du pays. Alors qu’il devait arriver dans cette rencontre à 13h, le président ne s’est présenté qu’à 18h, le temps que les manifestants, qui fustigeaient ses crimes, se retirent.

Le 06/12/2010, les manifestants anti-Kagame avaient également pris rendez-vous devant la salle de conférence au Mont des Arts à Bruxelles. Le temps des intervenants dans cette conférence étant compté, le président Paul Kagame a déclaré forfait au lieu d’affronter ces manifestants avec des banderoles qui mettaient au grand jour sa politique criminelle dans la région des Grands Lacs.

Bien plus, ses tentatives de rencontrer les autorités belges se sont soldées par un échec. Le Premier ministre belge sollicité pour une entrevue n’a pas accédé à la demande suite à un agenda chargé.

Une question se pose : les dépenses engagées pour ce déplacement se justifient-elles ? Il s’agit ni plus ni moins de la gabegie. La délégation présidentielle était forte de plus de 15 personnes. Celles-ci logeaient à l’hôtel Conrad à Bruxelles où une chambre simple coûte autour de 500€ (1 €=700 francs rwandais ; le salaire moyen d’un enseignant est de 40000 FRW soit près de 58 € par mois) et une suite présidentielle à 4500 par nuit, sans compter le boire et le manger. Qu’a gagné le peuple rwandais pour qui tous ces politiciens sont censés venus représenter? Quelle était la raison fondée de leur déplacement puisque le président n’a pas exécuté la mission pour laquelle il s’était déplacé ? Et pourtant le maigre budget du pays a été fortement ponctionné à cette occasion!

[Musabyimana.be]

December 7, 2010   No Comments

Rwandais et Congolais manifestent à Bruxelles contre le président rwandais Paul Kagame

BRUXELLES – Une centaine de personnes ont manifesté lundi à Bruxelles contre la présence dans la capitale belge du président rwandais Paul Kagame, à l’occasion des cinquièmes Journées européennes du développement (JED), a constaté un journaliste de l’AFP.

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Les manifestants se sont rassemblés au coeur de la capitale belge, à une centaine de mètres en contrebas du centre de congrès où se déroule la réunion internationale, à laquelle participe également le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn.

Les opposants au président rwandais tapaient sur des tambours, sous la surveillance des forces de l’ordre. Ils ont distribué des tracts dans lesquels ils accusent Paul Kagame d’être le “principal responsable” de graves violations aux droits de l’homme dans son pays et dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

La police a procédé à l’interpellation de trois manifestants qui tentaient de décrocher un drapeau de son mât à proximité du centre de conférence, selon l’agence Belga.

M. Kagame était présent à Bruxelles en marge des JED lundi, où il a eu à la mi-journée un entretien avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a-t-on appris auprès de la Commission.

Il a en revanche annulé son intervention publique prévue en fin d’après-midi, pour une raison inconnue, a-t-on précisé de même source. Il a été remplacé au pied levé par sa ministre des Affaires étrangères Louise Mushikawabo.

Un entretien prévu lundi entre le Premier ministre belge Yves Leterme et M. Kagame a également été annulé, “pour des raisons d’agenda”, selon les services de M. Leterme.

Samedi, une première manifestation anti-Kagame avait rassemblé des Rwandais et Congolais dans le centre de Bruxelles.

L’ONU a publié début octobre un rapport controversé énumérant une longue liste d’atrocités commises en RDC de 1993 à 2003 par les forces armées de plusieurs pays africains, dont le Rwanda, et accusant l’armée rwandaise d’avoir commis des crimes qui pourraient être qualifiés de “génocide”.

Le gouvernement rwandais, dominé par la minorité tutsi, a rejeté ce rapport, estimant qu’il s’agissait d’une “tentative de réécrire l’histoire du génocide” des Tutsi, perpétré en 1994 à l’instigation d’extrémistes au sein de la majorité hutu alors au pouvoir et qui a fait quelque 800.000 morts.

Paul Kagame a été réélu en août pour un deuxième septennat. Des organisations de défense des droits telles que Human Rights Watch (HRW) dénoncent régulièrement les atteintes aux droits de l’homme dans son pays, les restrictions imposées à l’opposition et l’arrestation de certains de ses leaders.

[Romandie.com]
(©AFP / 06 décembre 2010 17h51)

December 7, 2010   No Comments